A PARIS SOUS LA REVOLUTION PDF

Couverture du 25e numéro du père Duchesne d’Hébert. Avant la Révolution, il n’y avait A PARIS SOUS LA REVOLUTION PDF Paris que peu d’écrits périodiques et encore ne s’occupaient-ils que d’avis, d’annonces et de nouvelles de la Cour. Dès le lendemain, le Conseil d’État du roi rappela les règlements concernant la presse périodique, en défendant à tout imprimeur, libraire ou autre, d’imprimer, publier aucun prospectus, journal ou autre feuille périodique sous quelque dénomination que ce fût, à moins qu’il n’en eût obtenu une permission expresse du roi. Dès qu’ils furent débarrassés des liens qui avaient jusque-là limité la parution de journaux, les révolutionnaires commencèrent à créer des journaux, mais ils étaient soumis à une autorisation spéciale du roi et à une censure préalable avant leur parution.


Les royalistes, les constitutionnels, les révolutionnaires se jetèrent ardemment dans la lutte. La polémique ne tarda pas à devenir violente et les attaques contre les membres de l’assemblée et contre les abus du gouvernement, les hommes et les institutions nouvelles, passionnèrent bientôt les écrivains de tous les partis. Marat entre autres, rédacteur de l’Ami du peuple, porta si loin la violence qu’on chercha à la réprimer. Au commencement de 1793, la rédaction des journaux fut un moment interdite aux députés, mais la Convention rapporta bientôt ce décret. Après la chute de Robespierre, la liberté ayant été rendue à la presse, l’apparition des journaux connut une recrudescence qui alla en augmentant jusqu’au coup d’État du 18 fructidor an V. Première de la Bouche de fer de l’abbé Fauchet.

En août 1795, la Convention décréta que les comités rédigeraient une loi contre les journalistes calomniateurs et ordonna des mesures répressives. Sous le Directoire, les attaques des journaux royalistes redoublèrent avec une violence plus grande encore contre le gouvernement qui chercha à les réprimer. Le même jour, les écrits périodiques et les presses qui les imprimaient, furent placés pendant une année sous l’inspection de la police qui pouvait les prohiber. 8 centimes ou 7 deniers un cinquième. Les journaux qui s’imprimaient sur un papier d’une plus grande dimension devaient payer un centime pour chaque décimètre d’excédent.