A tombeau ouvert. La crise de la société israélienne PDF

A tombeau ouvert. La crise de la société israélienne PDF deuxième partie est introduite par une pensée de Walter Schubart extraite de  L’Europe et l’âme de l’Orient  :  Ce n’est pas dans l’équilibre du monde bourgeois, mais dans le tonnerre des apocalypses que renaissent les religions. La souffrance n’ayant épargné aucun peuple, les fruits de la paix doivent être pour tous. Il y aura des vainqueurs et des vaincus, et les armes doivent faire leur œuvre tant il est vrai que  plus la logique de la force se manifestera dans toute sa rigueur, plus elle fera impression sur ses adorateurs, et mieux la paix sera garantie . Pas de compromis possible aussi longtemps que le but ne sera pas atteint, soit la défaite totale de l’un des camps.


Pourquoi, si peu de temps après l’euphorie des accords d’Oslo, la société israélienne a-t-elle tourné le dos à la paix ? Comment, avec la deuxième Intifada, les Palestiniens citoyens israéliens sont-ils devenus des  » ennemis de l’intérieur  » ? Pourquoi l’idée du transfert des Palestiniens, naguère défendue par quelques excités d’extrême droite, est-elle aujourd’hui ouvertement discutée par les grands partis politiques ? Michel Warschawski montre que ce qui apparaît comme un virage brutal a en fait ses origines dans le passé de  » l’Etat juif et démocratique  » : le passage sans transition, en 1948, d’organisations nationales-coloniales à une structure d’Etat, l’absence d’un clair concept de  » droits du citoyen « , le rôle de l’armée, traditionnellement fort mais si alourdi aujourd’hui que  » Les officiers supérieurs font des déclarations politiques, menacent le gouvernement et s’adressent directement au peuple…  » Il décrit la dégénérescence interne d’une société gagnée par le messianisme et le militarisme.  » Seule une petite minorité continue à lutter, à la fois pour les droits du peuple palestinien et pour empêcher la transformation d’Israël en un Etat intégriste débarrassé de toute prétention démocratique… Réussiront-ils ? Réussirons-nous ? Rien n’est moins certain. Pourtant c’est la seule voie possible, car c’est le pari de la vie. « 

La paix ne doit pas être une paix de violence. Aussi les traités doivent-ils être d’une extrême solidité, dictés par la raison et en aucun cas par la passion. Cette guerre a accentué le nivellement universel. Empires, ce qui devrait asseoir une paix plus durable. Les vainqueurs ne doivent pas s’assurer de nouveaux espaces au détriment des vaincus. Autrement dit, les anciennes frontières doivent être effacées par consentement mutuel au profit d’empires afin de taire définitivement les querelles fratricides. La paix doit être assurée de manière inviolable.