Albert Lebrun – Le dernier président de la IIIème République PDF

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Le héros, né en 1871, est une incarnation vivante de la IIIe République. Tout y est : naissance dans la classe moyenne rurale, ascension par l excellence scolaire, double carrière locale et nationale dans la tradition du parlementarisme français, exaltation de l expansion coloniale. Mais Lebrun reste surtout dans les mémoires comme un « président dans la tourmente » : élu en 1932, réélu en 1939, le dernier président de la IIIe République, qui est affronté à la guerre, à la défaite et à l effondrement du régime. Sur tout cela, l auteur apporte quantité d informations neuves et du plus haut intérêt.
Il s’appuie entres autres sur un document exceptionnel : les carnets manuscrits de l épouse d Albert Lebrun, Marguerite, qui écrivit, depuis l âge de treize ans jusqu à six mois avant sa mort, de 1890 à 1947, une à deux pages chaque jour, représentant plus de trois mètres linéaires.

Formez une alliance et imposez vos vues à vos adversaires ! Chargé d’importants portefeuilles ministériels, il est, une première fois, nommé président du Conseil en 1913, mais est contraint de laisser le pouvoir quelques mois après sa nomination. Gaston Doumergue est issu d’une famille protestante languedocienne. 1890 dans la magistrature comme substitut à Hanoï, en Indochine. Il assiste au banquet donné à Lyon par le président Sadi Carnot le 24 juin 1894 lors duquel ce dernier est mortellement poignardé par l’anarchiste italien Caserio. Il est réélu député le 8 mai 1898, au premier tour du scrutin, par 11 514 voix contre le conservateur Albert de Nesmes-Desmarets.

Ses convictions laïques et républicaines lui font prendre parti pour Dreyfus. Ses mandats successifs sont aussi l’occasion pour lui de défendre les petits producteurs agricoles. Son influence au sein de la gauche grandit. Il est, pour la troisième fois, élu député le 27 avril 1902, dès le premier tour. Sous la présidence d’Émile Loubet, il est ministre des Colonies, dans le gouvernement Émile Combes, de 1902 à 1905.

Il est ministre sans interruption de 1906 à 1910, d’abord au Commerce et à l’Industrie, où il crée la direction de la marine marchande, puis à l’Instruction publique et aux Beaux-Arts, à partir de 1908, en remplacement d’Aristide Briand. Il se montre un fervent défenseur de l’école laïque et plaide en faveur de l’enseignement de l’arabe en Algérie. Il devient par ailleurs vice-président de la Chambre des députés durant une année, de février 1905 à mars 1906, entre ses deux ministères. La proposition de création d’un impôt sur le revenu par son ministre des finances Joseph Caillaux déclenche une polémique au sein des conservateurs, mais est finalement votée en juillet 1914 par un Sénat qui y était hostile depuis cinq ans.

En février 1923, il est élu président du Sénat, en remplacement de Léon Bourgeois. Cette accession à la tête de l’État est le résultat de plusieurs événements politiques successifs. Raymond Poincaré, président du Conseil depuis 1922, désavoué, remet sa démission au président Millerand. Paul Painlevé est porté à la tête de la Chambre grâce aux voix du Cartel emmené aussi par Blum, Herriot et Briand, contre le candidat des droites, André Maginot. Ainsi, la gauche, qui a obligé Alexandre Millerand à démissionner, croit alors pouvoir porter Painlevé à la présidence, mais les modérés déjouent ses ambitions en se reportant massivement sur Gaston Doumergue, qui bénéficie déjà d’une partie des voix de gauche. Le septennat de Doumergue est marqué par la prospérité de la France d’entre-deux-guerres et les années folles, mais aussi par une forte instabilité ministérielle et des difficultés financières engendrées par la chute du franc.