ANATOMIE PATHOLOGIQUE 2EME EDITION PDF

Leur étude détaillée fait appel au microscope électronique qui possède une bien meilleure résolution. Plusieurs propriétés des mitochondries en font des organites particuliers. Mitochondries de ANATOMIE PATHOLOGIQUE 2EME EDITION PDF de mammifère observées en microscopie électronique en transmission apparaissant quasiment circulaires.


Certaines mitochondries peuvent apparaître très allongées. Les mitochondries y ont un diamètre de 0,75 à 3 μm et une longueur pouvant atteindre 10 µm. La membrane mitochondriale externe contient l’ensemble de l’organite et a une épaisseur d’environ 6 à 7,5 nm. L’espace intermembranaire mitochondrial, parfois appelé espace périmitochondrial, est délimité par les membranes mitochondriales externes et internes. Les protéines qui portent une séquence spécifique de signalisation peuvent être transportées à travers la membrane externe, de sorte que la composition en protéines diffère dans l’espace intermembranaire par rapport à celle du cytosol.

Sa surface est jusqu’à 3 fois plus grande que celle de la membrane externe, du fait des crêtes. La cardiolipine est généralement caractéristique des membranes mitochondriales et des membranes plasmiques bactériennes. D’une bicouche de composition différente, majoritairement protéique, les molécules, les ions et les complexes protéiques passent majoritairement au travers de transporteurs membranaires. Les protéines Oxa permettent la sortie de la matrice pour certaines protéines d’origine mitochondriale. ATP de la matrice vers l’espace inter-membranaire et l’ADP de l’espace inter-membranaire vers la matrice. Ces deux éléments diffusent dans le même sens, il s’agit donc d’un symport.

La Fo-F1 ATPase faisant passer les protons de l’espace inter-membranaire à la matrice. Ce passage permet la production d’ATP. Le transporteur UCP-1 venant s’ajouter en complément de la Fo-F1 dans les cellules de la graisse brune. UCP-1 amène les protons de l’espace inter-membranaire à la matrice tout comme la Fo-F1. Cependant le passage de protons produira de la chaleur au lieu d’ATP. En effet, l’adipocyte brun produit de la chaleur, il est surtout présent chez les animaux qui hibernent. La matrice mitochondriale est l’espace inclus dans la membrane mitochondriale interne.

Elle renferme environ les deux tiers du total des protéines de la mitochondrie. Les mitochondries possèdent leur propre génome ainsi que l’équipement enzymatique nécessaire pour réaliser leur propre biosynthèse des protéines. 22 ARN de transfert, 2 ARN ribosomique et 13 polypeptides. Une mitochondrie ne peut provenir que de la croissance et de la division d’une autre mitochondrie déjà existante.

Normalement, avant la division cellulaire, la mitochondrie double sa masse puis se scinde en deux. Le nombre de mitochondries par cellule est régulé par l’activité cellulaire. Par exemple, une cellule musculaire au repos contient 5 à 10 fois moins de mitochondries qu’une cellule musculaire activée en permanence. La théorie endosymbiotique de l’origine des mitochondries a été développée et argumentée par Lynn Margulis dès 1966, puis elle a été appuyée par la découverte de l’ADN spécifique des mitochondries en 1980.

En effet, celles-ci sont constituées d’un phospholipide particulier : la cardiolipine tout comme chez la mitochondrie. Dans les deux cas, ils sont petits et vulnérables aux antibiotiques. Elle correspondrait à la membrane de la cellule qui a assimilée la bactérie il y a 1,5 milliard d’années. Selon la théorie endosymbiotique, les mitochondries possèderaient une origine monophylétique unique. Le génome mitochondrial peut être très différent d’une espèce à l’autre, il est extrêmement dynamique, et est souvent hétéroplasmique, c’est-à-dire que différentes formes coexistent au sein de la même cellule.