Aujourd’hui la Chine PDF

Cérémonie de culte public au Grand Temple de Aujourd’hui la Chine PDF-Yandi, à Suizhou, Hubei. Le stupa consacrant une relique de Gautama Bouddha, l’os d’un de ses doigts, au Temple de Famen, un complexe bouddhiste à Baoji, Shaanxi.


Rares sont les pays qui suscitent autant de passions et de controverses que la Chine. Longtemps repliée sur elle-même, la voilà au coeur de l’actualité : les start-up y remplacent les ateliers de confection, les gratte-ciel y poussent comme des champignons et une partie de la population y a déjà rattrapé le niveau de vie des Occidentaux…

Pour prendre la mesure de ces bouleversements, il faut se tourner vers la Chine et les Chinois. Pour comprendre également pourquoi les inégalités y sont aussi importantes et le régime politique aussi figé. Ce livre est une invitation à rencontrer un peuple en mouvement. Il propose un regard sur ce pays, grand comme un continent, qui ne laisse personne indifférent.

Raconter la Chine contemporaine telle qu’elle est vraiment aujourd’hui, dans toute sa diversité, avec ses contrastes parfois abrupts et son identité singulière : tel est, sur un sujet encore assez peu traité par l’édition jeunesse malgré sa brûlante actualité, le défi de cet album accrocheur, proposé aux jeunes lecteurs pré-adolescents (11-14 ans) dans une langue accessible et claire.

Présenté dans un grand format confortable qui fait une large place à la photographie, Aujourd’hui la Chine est organisé en quatre grandes sections thématiques (histoire, politique et société, économie et développement, culture) et traité sous forme de modules courts permettant une lecture par étape. La mise en page, tonique, exalte la couleur et le mouvement.

Comme Aujourd’hui l’Afrique publié en 2010, cet album est édité en partenariat avec Radio France International.

Mathieu Baratier
Correspondant à Pékin pour RFI (Radio France Internationale) de 2005 à 2007. Il a publié un livre sur son expérience en Chine : Les Chinois aujourd’hui (l’Harmattan, 2010).

Stéphane Lagarde
Depuis quatre ans, il couvre l’Asie en tant que grand reporter au service étranger de RFI. Depuis 2010, il est correspondant permanent de cette radio à Pékin.

Wang Yi
Née en Chine, elle y a travaillé pour différentes entreprises françaises comme responsable des relations publiques et de la communication. Elle vit à Paris depuis 2008.

Contrairement aux religions abrahamiques, l’adhésion exclusive à un culte donné n’est pas exigée dans les religions prédominantes chez les Chinois : bouddhisme, taoïsme et religion traditionnelle chinoise. Il est ainsi susceptible de se présenter comme appartenant indifféremment à l’une ou l’autre des religions, à moins qu’il ne se déclare confucianiste. Les catégories envisagées par les enquêteurs ne reflètent pas toujours la réalité du terrain. Ainsi, le choix  religion populaire  est rarement proposé. La religion populaire et les nouveaux mouvements religieux dont Falun gong n’apparaissent pas clairement, de même que les différences de courants au sein du bouddhisme, de l’islam ou du protestantisme. Les recensements officiels ne posent plus depuis près de trente ans de question sur la religion.

D’autre part, en Chine populaire certains courants font l’objet de répressions ou persécutions qui poussent les pratiquants à taire leur appartenance religieuse. Cizhong, dans la Province du Yunnan, Chine. CFPS 2012: démographie de la Chine à majorité Han, avec analyse détaillée de Shanghai et des provinces Liaoning, Henan, Gansu et Guangdong. Articles détaillés : Mythologie chinoise et Religion traditionnelle chinoise. Les divinités et les mythes les plus anciens étaient déjà très éloignés des auteurs des textes Han où ils apparaissent pour la première fois. Ils les réinterprètent selon les concepts de leur époque. Le Ciel, la Terre et les ancêtres, le premier parfois personnifié, apparaissent assez tôt comme des objets de culte qui subsisteront jusqu’à nos jours.

Dans les textes pré-impériaux, c’est du mandat conféré par le Ciel que le roi tire son pouvoir. Le Ciel est de nos jours personnifié sous le nom de Tiangong  Seigneur du Ciel . L’Empereur de jade, divinité suprême de certaines écoles taoïstes, lui est souvent identifié. La Chine a vu se développer une religion polythéiste dont les dieux, d’origine locale ou importés, sont considérés comme des humains déifiés après leur mort, même quand manifestement leur biographie terrestre est une invention ultérieure au culte. Ce système syncrétiste a absorbé sans peine des déités et idées étrangères, comme les bouddhas et bodhisattvas, ou des dieux d’origine non chinoise adoptés au fur et à mesure de l’expansion des Hans.

Issu de la scapulomancie ou de l’interprétation de signes d’origine naturelle, cet ouvrage a engendré des générations de traditions interprétatives. En Chine populaire, la religion se redéveloppe depuis 1978 sous contrôle de l’État et seulement cinq religions  officielles  sont reconnues : taoïsme, bouddhisme, islam, catholicisme et protestantisme. Articles détaillés : Taoïsme et Histoire du taoïsme. En Chine, le terme sert à désigner des écoles transmettant de maître à disciple des techniques d’ascèse, des rituels, des enseignements religieux. Chacune propose sa  voie , Tao, mot auquel il est donc hasardeux de chercher une définition unique, malgré des références communes, à Lao Tseu par exemple. Avec l’éclatement politique de l’empire à la fin des Han, le monopole confucéen sur l’idéologie officielle fut entamé. Certaines écoles bénéficièrent de la faveur croissante des élites, en même temps que le bouddhisme avec lequel s’instaura une concurrence et des échanges mutuels.

Articles détaillés : Bouddhisme et Bouddhisme en Chine. Comme toutes les religions étrangères, le bouddhisme a pénétré en Chine par la route de la soie. Ses débuts officiels datent de l’arrivée en 67 de deux moines à la capitale, Luoyang. Le bouddhisme gagna peu à peu du terrain, mais resta longtemps considéré comme une religion étrangère. Le célibat monastique, inconnu jusque-là, fut souvent critiqué par les confucéens comme gaspillage de ressources humaines.

Le bouddhisme s’adaptera en présentant la pratique religieuse comme bénéficiant non seulement à l’individu, mais aussi à ses parents et ancêtres, ainsi qu’à la société en général. Le monopole confucéen sur l’idéologie officielle fut affaibli, surtout dans les royaumes du Nord où la classe dirigeante était souvent ethniquement et culturellement mixte. Le bouddhisme eut une grande influence sur la vision de l’au-delà de tous les courants religieux. Il définit, en intégrant des éléments taoïstes, une image claire du destin après la mort et indiqua des voies de salut. Le plus célèbre, le kouchanais Kumarajiva, obtint le patronage des Qin postérieurs. Ses traductions font encore autorité de nos jours. Dans l’univers syncrétiste de la religion chinoise, il n’existe pas de solution de continuité entre les authentiques écoles bouddhistes et la religion populaire.