Beethoven : la vie et l’oeuvre PDF

Portrait de Beethoven beethoven : la vie et l’oeuvre PDF Horneman en 1803, année des premières esquisses de la symphonie. Pour Hector Berlioz, la symphonie pastorale est un  étonnant paysage qui semble avoir été composé par Poussin et dessiné par Michel-Ange.


Rousseau, auteur du Devin du Village. C’est de la nature vraie qu’il s’agit ici. Nous connaissons par plusieurs témoignages le grand amour que le citadin Beethoven vouait à la nature et à la vie à la campagne où il séjournait chaque été. Que vous êtes heureuse d’avoir pu si tôt partir pour la campagne. Ce n’est que le 8 que je pourrai jouir de cette félicité. Je m’en réjouis comme un enfant.

Quel plaisir alors de pouvoir errer dans les bois, les forêts, parmi les arbres, les herbes, les rochers. Personne ne saurait aimer la campagne comme moi. Les forêts, les arbres, les rochers nous rendent en effet l’écho désiré. Il aimait être seul avec la nature, pour en faire sa seule confidente , écrivit la comtesse Theresa von Brunswick. Un jour à Vienne, il refusa de prendre ses appartements dans une maison lorsqu’il découvrit qu’il n’y avait aucun arbre autour. Le repos de Beethoven », buste d’Anton Dominik Fernkorn, érigé en 1863 à l’endroit évoqué par Schindler. Lors de ses nombreuses marches aux alentours de Heiligenstadt et Nußdorf, au nord de Vienne, c’était de vastes prairies, des crevasses rocheuses, des chemins dans les bois cernés d’ormes et des ruisseaux murmurant, se précipitant qui ravissaient Beethoven.

Beethoven s’arrêta plusieurs fois, promena ses regards enchantés et respira l’air embaumé de cette délicieuse vallée. Puis s’asseyant près d’un ormeau, il me demanda si, parmi les chants d’oiseaux, j’entendais celui du loriot! Lithographie de 1834 exposée à la Beethoven-Haus de Bonn, représentant Beethoven en train de composer la Symphonie pastorale. Beethoven n’est pas le premier compositeur qui s’est proposé d’écrire une symphonie Pastorale.

Une belle Contrée où le Soleil luit, les doux Zéphyrs voltigent, les Ruisseaux traversent le vallon, les oiseaux gazouillent, un torrent tombe du haut en murmurant, le berger siffle, les moutons sautent et la bergère fait entendre sa douce voix. Le ciel commence à devenir soudain et sombre, tout le voisinage a de la peine à respirer et s’effraye, les nuages noirs montent, les vents se mettent à faire un bruit et l’orage approcha à pas lents. L’orage accompagné des vents murmurants et des pluies battans gronde avec toute la force, les sommets des arbres font un murmure et le torrent roule ses eaux avec un bruit épouvantable. L’orage s’apaise peu à peu, les nuages se dissipent et le ciel devient clair. La Nature transportée de la joie élève sa voix vers le ciel et rend au Créateur les plus vives grâces par des chants doux et agréables. Tout spectacle perd à vouloir être reproduit trop fidèlement dans une composition musicale.