Bijouterie contemporaine du Museum of Arts and Design de New York PDF

Panorama sur le site de l’Exposition de 1937 depuis le palais de Chaillot. La loi du 6 juillet 1934 décide l’organisation d’une Exposition internationale à Paris. Le 19 juillet, Edmond Bijouterie contemporaine du Museum of Arts and Design de New York PDF est nommé commissaire général par le gouvernement français. Il a, parmi ses collaborateurs, Henri Giraud et Paul Léon.


Ce livre magnifiquement illustré présente une riche panorama de la bijouterie contemporaine, des années 1940 jusqu’à aujourd’hui, à travers les chefs-d’oeuvre de l’extraordinaire collection du Musem of Arts and Design de New York, dont la conservatrice, Ursula Neuman, dresse ici une brève histoire. Le lecteur pourra ainsi découvrir la fascinante diversité de matériaux, techniques et approches qui font de la bijouterie contemporaine un art excitant et intellectuellement si stimulant. Ces créations, qui ne reposent plus uniquement sur l’or et les pierres précieuses, démontrent que même les matériaux les plus communs, comme l’aluminium, le caoutchouc, le verre, le papier, les punaises et même de simples gachettes de revolver peuvent faire de surprenants bijoux. La dimension internationale de l’orfèvrerie contemporaine est tout à fait représentée par les artistes confirmés et par les jeunes qui montent, aux Etats-Unis, en Europe, en Asie et en Australie, comme Gijs Bakker, Robert Ebendorf, Hermann Jünger, Sam Kramer, Otto Künzli, Linda MacNeil, Margaret DePatta, Bruno Martinazzi, Gio Pomodoro, Wendy Ramshaw, Art Smith, Kiff Slemmons, David Watkins et Anna Maria Zanella.

Dans un contexte de crise économique et de tensions politiques internationales, l’Exposition de 1937 doit également promouvoir la paix : la couleur bleue doit dominer. Le projet est, à l’origine, regardé comme modeste : l’Exposition s’installe principalement sur le Champ-de-Mars et dans les jardins du Trocadéro. De l’avis des architectes modernes, la préparation de l’Exposition internationale des arts et des techniques dans la vie moderne de 1937 avait été mal engagée, ce qu’avait exprimé Robert Mallet-Stevens en démissionnant du comité préparatoire. Le palais de Chaillot remplace l’ancien palais du Trocadéro, qui est détruit. La tour Eiffel est modernisée : suppression des arcades du premier étage, nouvel éclairage.

Le palais de Tokyo est construit sur les terrains de la manutention militaire et de l’ambassade de Pologne, celle-ci est démolie et l’hôtel de Sagan acheté par l’État français est offert à la Pologne en compensation. Le pavillon des Travaux publics est conservé, il abrite aujourd’hui le Conseil économique et social. La largeur du pont d’Iéna est doublée, cette fois par une construction en dur. L’ouverture est prévue symboliquement le 1er mai, date importante pour un gouvernement de Front Populaire.

Tout retard ferait l’objet de moqueries de la part de la droite. Le jour de l’ouverture, les deux pavillons principaux, qui se font face, sont terminés et reçoivent la médaille d’or de l’Exposition : celui de l’Allemagne du IIIe Reich et celui de l’URSS. Mais finalement l’Exposition ouvre le 25 mai, avec moins d’un mois de retard sur le calendrier prévu. 190 pavillons répartis en divisions étaient disposés entre la pointe de l’île aux Cygnes et la place de la Concorde, à cheval sur la Seine.

L’entrée d’honneur se faisait par la place du Trocadéro. Les États souverains, la France et ses colonies, ainsi que des territoires placés sous mandat, disposent chacun d’un pavillon, pour un total de 55 bâtiments. Cette rencontre est le dernier espoir pour la paix en Europe. L’année de cette Exposition universelle est aussi celle des  grands travaux  de Robert et Sonia Delaunay, en même temps que celle des tensions sociales et internationales. Raoul Dufy réalise La Fée Électricité longtemps considéré comme le plus grand tableau du monde jusque dans les années 1970, en hommage aux pionniers de l’électricité. Léon Blum a voulu que l’avant-garde soit présente durant cette manifestation.

Il confie la décoration du palais des chemin de fer et du palais de l’air à Robert et Sonia Delaunay à la condition qu’ils fassent travailler cinquante peintres chômeurs. L’Activité dans les écoles supérieures de jeunes filles, et réalisa également le décor du Comité olympique. Robert Delaunay aborde ainsi l’art mural à grande échelle. Art et décoration, intitulée Revêtements muraux en relief et en couleurs de Robert Delaunay. Pour la décoration du palais du chemin de fer il reproduit à grande échelle son tableau Rythme sans fin.

Sonia Delaunay au musée d’art moderne de la ville de Paris du 17 octobre 2014 au 22 février 2015. Pour le théâtre de Chaillot de nombreux panneaux muraux, toujours en place, furent également commandés aux artistes, notamment ceux de l’escalier du foyer confiés aux nabis Pierre Bonnard, Édouard Vuillard et Ker-Xavier Roussel. D’autres furent commandés à Fernand Léger, qui en confiera la réalisation à grande échelle à son élève Asger Jorn. Conçu par Le Corbusier et Pierre Jeanneret, cet édifice n’avait aucun rapport avec l’architecture quelque peu  antiquisante  des pavillons de l’URSS, de l’Allemagne et même de certaines réalisations françaises parmi les plus spectaculaires. Une telle réalisation ne pouvait être financée que si le bâtiment restait en l’état après l’Exposition et, de fait, se trouvait définitivement utilisé.