Champagne-Ardenne: Corps & Ame PDF

Peu champagne-Ardenne: Corps & Ame PDF faits historiques sûrs et avérés nous restent concernant la vie de Rachi. Son père est désigné dans le manuscrit par le nom  le saint rabbi Isaac . Cela pourrait signifier qu’il est mort en martyr en refusant d’abjurer sa foi.


On ignore s’il était un érudit. Si les noms de sa mère et de sa femme sont inconnus, on connait les noms de ses trois filles. Il leur enseigna son savoir, ce qui dénotait une ouverture d’esprit exceptionnelle au Moyen Âge. Il les maria avec ses meilleurs élèves qui reprirent le flambeau de la transmission et du commentaire. De nombreuses traditions populaires existent à propos de Rachi et de sa famille, notamment sur la rencontre de son père avec de grands sages, ou sur les miracles survenus lorsque sa mère était enceinte.

Enfant, Rachi se distingue sûrement par sa mémoire prodigieuse, et passe pour un maître accompli à 20 ans. 18 ans, il part étudier dans les écoles talmudiques rhénanes. C’est probablement ce qui décida Rachi à venir y étudier. Rabbi Itshaq Halévi a une personnalité assez différente de Yaakov ben Yakar.

Non seulement il dirige la yeshivah de Worms, mais il est aussi le chef de la communauté juive florissante de cette ville et son représentant devant les autorités. Par la suite, ces deux sages suivront des voies différentes car Rabbi Salomon ben Samson était beaucoup plus conservateur que Rachi. Les sources gardent des traces de la tension qui régnait entre ces deux maîtres. Ces années passées en Allemagne ont permis à Rachi d’étudier dans les plus importants centres d’études talmudiques d’Europe et avec les plus grands maîtres. Pendant cette période, Rachi connaît des difficultés pour sa subsistance et celle de sa famille. Il est, semble-t-il, déjà marié et avait au moins une fille. Il fonde une école talmudique qui attire rapidement des élèves de toute l’Europe.

Un siècle avant Maïmonide, sa renommée est au moins aussi grande. Maïmonide s’exprime plutôt pour l’élite, alors que Rachi reste simple et modeste, refusant d’arbitrer les cas qui ne relevaient pas de sa communauté, admettant son ignorance, tant dans ses responsa que dans ses commentaires. Rachi est à la portée du débutant comme de l’érudit. La fin de sa vie est marquée par les Croisades et les massacres des communautés juives qui les accompagnèrent.

Si la Torah a toujours été commentée, on ne se concentrait jusque-là que sur le drash des versets : lorsqu’une difficulté se présente, que ce soit dans la compréhension textuelle ou contextuelle de la section lue, les maîtres tendent à donner des réponses indirectes. Pour ce faire, il a retransmis les opinions des Anciens, des maîtres de la tradition prophétique, puis rabbinique, en sélectionnant dans l’immense compilation de midrashim celui qui semble correspondre le mieux au sens simple du texte. Troyes afin de simplifier encore plus l’explication proposée. Cette recherche de la concision, tant dans la forme que dans le fond de la formulation, est une valeur typiquement française selon Emmanuel Levinas ou Léon Ashkénazi. Doué d’une mémoire et d’une connaissance encyclopédiques, il parvient à reconstituer par sa seule intuition la disposition du Tabernacle. Rachi traite rarement de points de théologie.

Rachi n’hésite pas à dire  je ne sais pas . Modestement, il rapporte les différentes explications possibles en soulignant que les opinions sont partagées ou qu’elles correspondent à plusieurs niveaux de lectures. Il révise à trois reprises son œuvre colossale. Selon son petit-fils, le Rashbam, il s’apprêtait à le refaire encore peu avant sa mort. Rashi emploie fréquemment dans ses commentaires les quatre sens de l’écriture : pshat, remez, drash, sod.

Rachi commentait en effet un mot ou une expression difficiles, issus du texte biblique ou talmudique, dans la langue qu’il parlait habituellement, passant ainsi de l’hébreu au français. Rachi pour poser les bases générales de l’étude de l’ancien français dans son ouvrage, Les Gloses françaises de Raschi dans la Bible. La langue de Rachi, facilement accessible aux lecteurs chrétiens à cause de l’abondance des expressions françaises, a contribué à la diffusion de son œuvre parmi les lettrés au Moyen Âge en France. Rachi n’est pas le premier commentateur, mais il est le Parshandata, le  Commentateur de la Loi .

Ses commentaires sont considérés comme d’une inspiration divine. Il se dit que le Talmud sans son commentaire serait comme un livre scellé. Des théologiens chrétiens, dont Nicolas de Lyre ou Martin Luther, le lisent et s’en inspirent. Cohen, traduction française de la version américaine. Aussi quelques colloques et séminaires, et plusieurs monuments et lieux lui sont dédiés dans sa ville natale. On ne sait rien de la femme de Rachi. Sur quelques implications de la deuxième épître aux Corinthiens, 2, 3.

29 tammouz 4865 selon le calendrier hébraïque. Arsène Darmesteter, Les gloses françaises de Raschi dans la Bible, Paris, 1909. Isaac zal le Français nous a été pris le cinquième jour, 29 Tammouz 4865 de la création et il était âgé de 65 ans lorsqu’il a été appelé à la yechivah d’En Haut. Revue de presse et télés aisément accessibles. 18, Thompson Gale et Keter Publishing House, 2007, 2e éd.

17, Thompson Gale et Keter Publishing House, 2007, 2e éd. Les Gloses françaises dans les commentaires talmudiques de Rachi d’après l’ouvrage d’Arsène Darmesteter et D. Les mots français dans les commentaires bibliques de Rachi traduits en hébreu, revus, avec des éclaircissements et des compléments, ainsi que des Indices, Jérusalem-Tel Aviv, Les frères Gitler. Bernard-Henri Lévy, L’Esprit du judaïsme, Grasset, 2016. Rachi de Troyes, Paris, Éditions Albin Michel, coll.