Chuchotis PDF

Moments de rencontre, chuchotis PDF d’un verre et d’une pâtisserie, les CHUCHOTIS DU SAMEDI sont ouverts à toutes et tous, quel  car il est aussi passionnant de parler philosophie ou Manga. La lecture demeure, pour GAÏA, le véhicule du savoir, de l’échange, du rêve.


« Chuchotis … Chuchotis, ou le murmure… C’est l’émoi susurré, celui qui rosit les joues, La teinte irisée du frisson qui fait palpiter la chair. Il y a la douceur ouatée, blottie au fond du coeur qui fredonne. C’est une offrande chantonnée à la vie, Un hymne allégorique déclamé sur tous les tons. Il y a les mots légers, tel le zéphire, qui se posent sur la page blanche, Un verbe rieur, un adjectif moqueur, une phrase arc en ciel. Une mélodie où chaque vers et chacune des rimes S’accordent à glorifier l’amour et la tendresse. Feuilleté au hasard de la lecture, la douceur se diffuse telle une rosée de bonheur. Mais… chut !

195 Posté dans la catégorie Histoires vraies et marqué enquête, policier, viol. Le petit jour, sale et gris apparemment, l’avait trouvé les joues crissantes et les yeux bouffis, le cerveau en vrac à force de s’être posé des questions auxquelles il ne pouvait apporter aucune réponse valable. Christelle était venue lui rendre visite, tôt comme promis, l’air assez fatigué elle aussi, pensa-t-il en la revoyant, et pas triomphaliste pour un sou, même s’il l’assimilait désormais à son malheur, même si elle le tenait à sa merci. Je suppose que vous n’avez pas très bien dormi. Il n’avait pas répondu, la regardant juste, son visage parlant pour lui. Sur ce dernier point, il avait reçu une nouvelle claque.

Il comptait pourtant beaucoup sur cette confrontation, il restait au fond de lui persuadé que Dalila n’était pas foncièrement méchante, qu’elle ne pouvait, quelles que soient ses véritables motivations, pas lui en vouloir à ce point, qu’en le voyant là et dans son état, elle ne pourrait pas maintenir ses terribles accusations Il s’en était, naïvement, ouvert à Christelle : – « Bon sang, c’est trop facile ! Deux fois, à nouveau, ils l’avaient « repris », l’après-midi. Il résolut de dire, simplement, ce qu’il pensait vraiment. Oui, putain de merde, et toi une dingue de la croire !

Vers dix-sept heures, un expert, dont il n’avait pas bien compris s’il était psychologue ou psychiatre, ou les deux, s’était entretenu environ une demi-heure avec lui. Il ne le saurait que plus tard, mais le rapport d’expertise dirait qu’il n’était affecté d’aucun trouble mental, sauf à relever une légère tendance dépressive liée à sa situation, et qu’il s’agissait d’un sujet socialement intégré, doté d’un QI supérieur à la moyenne. Et ce nouvel interrogatoire, qui s’était terminé tard, la nuit tombée, avait été le plus terrible de tous. Non, ce qui avait été très dur, et terriblement déstabilisant, c’est d’apprendre, au fil de l’interrogatoire, que le dénommé Bruno, le sympathique Bruno, n’avait pas chômé, pendant que Christelle essayait de faire craquer Jean-Marc, et qu’il avait entendu de son côté nombre de ses proches, aussi bien professionnels que familiaux. Il avait fondu en larmes plusieurs fois, lors de cette audition – il regrettait vaguement de « leur » offrir cette satisfaction, mais il était tellement vidé qu’il aurait été bien incapable de se contenir, quand bien-même il y aurait songé. Les policiers ne lui avaient pas fait croire qu’elle ne le soutenait pas, ou qu’elle accordait le moindre crédit à ces accusations, non.