Construire en rond : Yourtes, domes, zomes, ker-terre PDF

Asie centrale, notamment les construire en rond : Yourtes, domes, zomes, ker-terre PDF et turkmènes. Une ger tereg, yourte sur chariot. L’élément le plus important de la vie nomade mongole est sans aucun doute la yourte traditionnelle, ou  ger .


Les constructions ici réunies montrent toute la diversité des types d’habitats ronds. En toile et bois Vous ferez connaissance avec un système de yourte certes écologique mais aussi durable, confortable été comme hiver, résolvant une large part des inconvénients de la yourte  » mongole  » sous nos climats humides. En bois Vous découvrirez les dômes, aux murs bien verticaux recouverts d’une demi-sphère, et les zomes, édifices dont la forme apparemment complexe repose sur une géométrie simple. En terre Vous serez surpris par la plus simple des bulles bâties, la ker-terre : sur une armature végétale, un petit dôme en terre séchée, architecture organique où la mathématique des formes rondes et les découpes planifiées font place à une construction instinctive. Après une introduction sur l’histoire, les matériaux et les mises en oeuvre, le contexte législatif de la construction dite  » éphémère « , ces quatre habitats alternatifs sont présentés sous la forme de pas à pas détaillés, de manière que vous soyez techniquement conduit pour les reproduire. Les dimensions des modèles proposés (20 à 30 m2) permettent de  » se faire la main  » sur une petite construction annexe telle que bureau, atelier, espace de jeux, chambre d’amis…, avant d’envisager plus grand. Nombre de renseignements pratiques vous aideront à bien démarrer et suivre votre chantier.

Mongolie se soit fortement urbanisée, plus d’un million de Mongols continuent à vivre dans leur habitat traditionnel, que ce soit les nomades à la campagne ou les habitants permanents des villes et villages. C’est une habitation familiale, comprenant une pièce unique autour d’un poêle. La seule ouverture est la porte d’entrée, à l’opposé de laquelle se trouve traditionnellement le lit du chef de famille. Il existe également des yourtes sur chariot, le chariot peut alors être tiré par des bovins pour éviter de la démonter. Ce type de yourte est davantage utilisé par les grands chefs de clans. La yourte comprend aussi une ouverture dans sa partie supérieure pour permettre d’évacuer les fumées et d’éclairer l’ensemble. La taille standard est une yourte de cinq murs pour un diamètre de 5,80 mètres, une hauteur maximale de 2,30 m et minimale de 1,50 m.

Les yourtes, d’une manière courante, peuvent avoir de deux à douze murs soit de 9 m2 à 122 m2. La porte est alors attachée à l’armature ainsi formée grâce à des sangles courant le long des murs. Ensuite, le toit est fixé aux deux poteaux de support et est élevé au centre de la yourte. Les branches sont alors emboîtées entre le cadre de toit et les murs.

Plusieurs grands morceaux de feutre sont attachés ensemble à l’extérieur de la yourte pour l’isolation et, finalement, elle est couverte d’une coquille en coton blanche. La yourte est toujours montée et décorée selon le strict respect des coutumes. La yourte est divisée en deux parties, à l’ouest se tiennent les hommes, et à l’est les femmes. Les objets de valeurs de la famille sont gardés au fond de la yourte, partie associée au respect.

Chaque famille possède un ou plusieurs coffres en bois dans le fond de sa yourte. Les vêtements, l’argent, et les autres articles de valeurs y sont rangés, tandis que les icônes religieuses, les livres, les photographies de la famille, etc. L’été les bords des toiles sont relevées afin de rafraichir l’espace de vie. Article détaillé : Coutumes et tabous en Mongolie. Une yourte à structure en métal.

La yourte est un espace fortement ritualisé, et on y trouve de nombreuses coutumes ancestrales. Les règles de convenance y sont très nombreuses, notamment concernant les gestes et les positions corporelles, ou le sens de circulation autour de la table ou du poêle central. On pénètre dans la yourte toujours du pied droit sans heurter le seuil. Il ne faut pas rester debout plus que nécessaire, ni traverser entre les deux piliers centraux.