De la monarchie à la république (1815-1879) PDF

L’expression de Terreur blanche a une origine qui reste très incertaine. Cependant, à la fin de l’année 1815, après la chute définitive de Napoléon, elle est utilisée par les bonapartistes et les anciens révolutionnaires pour désigner les sanctions et les mesures d’éviction prises contre certains d’entre de la monarchie à la république (1815-1879) PDF. Articles détaillés : Première Restauration et Cent-Jours.


2e édition

 Entre 1815 et 1879, la vie politique française donne le tournis. Deux révolutions, un coup d’État et une défaite militaire encadrent 5 régimes différents qui ont vu défiler près de 100 gouvernements. L’économie n’est pas en reste. Les deux révolutions industrielles qui se succèdent bouleversent les structures économiques avec une rapidité qui laisse les contemporains stupéfaits et perplexes. La société s’adapte non sans mal à ces transformations si brutales.

De nouvelles idéologies, de nouveaux comportements culturels secouent une France qui s’accroche toujours à son passé. Mais au-delà de ce bouillonnement de surface, une unité profonde se dégage. Extraordinaire moment d’apprentissage de la démocratie, la période 1815-1879 a enraciné à jamais nos valeurs politiques contemporaines.

SOMMAIRE :

Introduction : La France et les Français en 1815

I. Les rythmes de la vie politique (1815-1879)  
  1. L’impossible retour de l’Ancien Régime (1815-1830)
  2. L’échec de la monarchie bourgeoise (1830-1848)
  3. La République impossible (1848-1851)
  4. Le Second Empire ou l’enracinement du suffrage universel (1851-1870)
  5. La République possible (1870-1879)

II. La France et les Français (1815-1879) 
  6. Une France entre tradition et modernité
  7. France d’en haut, France d’en bas
  8. Le bouleversement des savoirs et des croyances
  9. Culture des élites, culture de masse
  10. De la « petite » à la « grande » France

Conclusion : La France et les Français en 1879 

Points forts :

Bien que fondé sur les éléments les plus novateurs de la recherche contemporaine, ce manuel est avant tout une synthèse claire et très accessible de cette période capitale de l’histoire de France.
Il s’appuie sur de nombreux documents.

 

Public :

– 1er et 2e cycle d’histoire
– Classes préparatoires littéraires
– Enseignants du secondaire

Auteur : Vincent Adoumié est professeur en classes préparatoire au lycée Dumont d’Urville à Toulon

Le nouveau régime de Louis XVIII, en place depuis avril 1814, doit affronter une sérieuse épreuve à partir de mars 1815. Napoléon s’est échappé de l’île d’Elbe et a débarqué à Golfe-Juan, le 1er mars 1815. Le 15 juin, Napoléon décide d’attaquer, en Belgique, des troupes anglaises et prussiennes. Il est battu, le 18 juin, à Waterloo.

Il envisage tout de même de poursuivre la lutte, mais la Chambre des représentants ne le suit pas. Exilé en Belgique pendant les Cent-Jours, Louis XVIII revient à Paris, le 8 juillet 1815. Il forme un gouvernement dominé par Talleyrand afin de prévenir toute réaction royaliste intérieure. Difficilement contenue pendant les Cent-Jours, la haine des royalistes explose à l’annonce de Waterloo. La Terreur blanche est un mouvement de réaction contre les bonapartistes et les anciens révolutionnaires, dont la violence se développe dans le Midi et dans les vieux pays de contre-révolution comme la Vendée, la Bretagne et le Maine.

Des bandes de royalistes s’arment et terrorisent le pays. Ils sont connus sous le nom de Verdets car ils portent la cocarde verte, couleur du comte d’Artois, le chef des ultras royalistes. Ainsi, des mouvements populaires et spontanés, très mal contrôlés par l’administration royale, apparaissent. Toulouse, le général Ramel, commandant de cette place forte au nom de Louis XVIII, qui avait tenté de désarmer les Verdets, est assassiné le 15 août. Les seuls refuges espérés sont les prisons. Cependant, celles-ci sont vidées et leurs occupants sont exterminés.

Néanmoins, ni les troupes d’occupation en place depuis la défaite de Napoléon ni les autorités françaises, désorganisées, n’ont tenté d’arrêter les massacres. Cette terreur d’origine populaire, se greffe, dans un climat de vengeance entretenu par les candidats ultras, aux élections législatives. Celles-ci voient le triomphe des Ultras, proches du comte d’Artois. Ils remportent 350 sièges sur 398. Ce raz-de-marée réactionnaire reflète surtout le durcissement des notables des provinces, effrayés par les Cent-Jours, qui souhaitent arrêter la révolution. Talleyrand est remplacé par le duc de Richelieu. La Chambre élue en août ne reste pas inactive.

Elle commence une épuration légale qui marque sa volonté de revanche sur la Révolution et l’Empire. Environ 70 000 personnes sont arrêtées pour  délit politique  et 6 000 condamnées. 1815, un mouvement de retour en arrière est largement engagé. Il semble que, dans les milieux politiques, l’ultracisme soit l’opinion dominante.

Histoire de France, Le livre de poche. Bertier de Sauvigny, La Restauration, Flammarion. Jean-Claude Caron, La France de 1815 à 1848, Cursus Armand Colin. El Gammal, Histoire politique de la France de 1848 à 1870, Fac. Vincent Adoumié, De la monarchie à la république 1815-1879, Carré Histoire, Hachette supérieur. Article détaillé sur le site Histoire pour tous.