Dette odieuse PDF

FMI, de la Banque mondiale, etc. Les principaux organismes prêteurs, comme la Banque mondiale et surtout le FMI, trouvent actuellement peu d’utilisations pour leurs ressources. La plupart des États actuels d’Afrique et d’Asie ne sont devenus financièrement indépendants que postérieurement à la Seconde Guerre mondiale. Toutefois, les pays n’ont pas dette odieuse PDF contracté leurs dettes extérieures respectives après leur indépendance.


Dans de nombreux pays, une dictature a laissé en héritage une dette colossale. Cette dette odieuse, qui a servi à renforcer et enrichir un régime despotique, n’a pas à être remboursée par les populations meurtries par ce même régime. A travers 4 pays emblématiques, Frédéric Chauvreau et Damien millet nous font suivre 4 destins pétris de révolte et d’espoir. Le vieux congolais, la danseuse indonésienne, la mère irakienne, le jeune argentin incarnent les ravages d’une dette odieuse. Depuis le début des années 1980, le mécanisme de la dette permet au fonds monétaire international, à la banque mondiale et à quelques grandes puissances d’exercer une domination implacable sur des milliards d’hommes et de femmes dont les droits fondamentaux sont bafoués. Dès lors, l’annulation totale et inconditionnelle de la dette du tiers monde constitue le premier pas indispensable vers la construction d’un monde soucieux d’égalité, de fraternité et de justice. Pour la première fois, une bande dessinée aborde un axe majeur de ce combat : la dette odieuse.

Parallèlement, un certain nombre de régimes dictatoriaux, voire néo-coloniaux, imposés ou soutenus par des puissances étrangères, se financèrent massivement par des emprunts utilisés pour mener des guerres civiles ou pour exercer des campagnes de répression à l’encontre de leurs propres populations. L’octroi massif de prêts entraîna des risques majeurs de défaillance, comme avec le Mexique, qui fut le premier pays à annoncer, en 1982, qu’il n’était plus en mesure de rembourser – situation qui précipita ce que l’on nomme aujourd’hui la  crise de la dette . Les détracteurs du point de vue que la dette du tiers monde n’était pas équitable mentionnaient qu’elle avait le plus souvent été librement endossée par les gouvernements des pays concernés. Des critiques mettaient par ailleurs en doute la notion de  dette insolvable , qu’il serait toujours possible de la refinancer via le FMI ou la Banque mondiale, ou de négocier un accord avec les créanciers ? Certains économistes s’opposaient à cette solution. Certains enfin considéraient injuste que les gouvernements des pays riches mettent à contribution leurs propres citoyens pour compenser le non-remboursement de la dette des pays du tiers monde : cela expliquerait la faible volonté politique en faveur de son annulation.

Du point de vue des marchés financiers, une part importante de la dette des pays très pauvres étant insolvable ou peu solvable, elle se décote et doit finir par être réduite ou annulée. Une gestion de ce processus permet de le faire plus tôt en échange de bénéfices pour le bien commun que sont les ressources naturelles qui sans cela seront encore plus surexploitées par les pays pauvres ou en manquant. Le Club de Paris est une institution intergouvernementale de pays créanciers qui prend, depuis 50 ans, l’essentiel des décisions allègement de la dette de pays considérés peu ou non solvables. Ainsi, en 2004, le Royaume-Uni a effacé une partie des créances des pays les plus pauvres. Au lieu d’annulation de la dette, il peut s’agir de renégociation de celle-ci, sur le montant, les taux ou l’échéancier.