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Le mouton des Landes de Bretagne est un mouton local et rustique de la Bretagne historique. La littérature zootechnique conserve la trace du mouton des landes de Bretagne, dont la couleur noire diffère du mouton commun de l’ouest de la Dictionnaire francais illustre des mots et des choses ou dictionnaire encyclopedique des ecoles des metiers et de la vie pratique PDF. Bretagne d’après le Mémoire de l’intendant Jean-Batptiste des Gallois de la Tour, de 1733. La principale aire de concentration de l’animal se trouve entre Vannes et Saint-Nazaire et rentre dans les terres jusqu’à Josselin et Derval, il était logique de retrouver les derniers animaux dans cette zone.


1800 une exploitation moyenne de 30 hectares possédait un troupeau de 50 brebis, en 1880 les moutons ont disparu de l’exploitation. Vers 1840 il y avait environ 120 000 hectares de landes en Loire-Atlantique, Côtes-d’Armor et Ille-et-Vilaine, 260 000 dans le Finistère et 300 000 hectares dans le Morbihan. Le concept de race domestique n’existait pas dans l’élevage d’autrefois, il n’y avait qu’un continuum de variantes locales dans le nord-ouest de l’Europe, avec des tendances générales communes mais sans standard. Le dernier troupeau se trouvait sur une île des marais de la Grande Brière Mottière : la Butte aux Pierres. Autrefois, ce marais accueillait les moutons du Pays de Guérande, l’estive dans le marais durait plus de la moitié de l’année, à la belle saison, lorsque le marais n’est plus inondé. Un seul des éleveurs traditionnels a préservé son troupeau sans le croiser, mais par choix personnel il l’a sélectionné en blanc et sans cornes ce qui ne correspond pas aux descriptions anciennes.

Les premières réimplantations effectuées en Bretagne à partir de 1988 dans des réserves naturelles puis des écomusées constituent des élevages  vitrines  visant à susciter un regain d’intérêt pour ce mouton rustique. Grâce à ce travail, des particuliers, et des éleveurs bio commencent aussi à s’y intéresser. Aucun standard n’a encore été établi, c’est pourquoi on trouve beaucoup de variations dans cette population ovine qui connait un renouveau depuis quelques années. Le type blanc sans cornes est celui qui est principalement réintroduit en Bretagne, ce qui ne correspond pas du tout aux innombrables descriptions anciennes des moutons bretons.

Les Bretons préféraient les laines brunes, qui valaient d’ailleurs plus cher en Bretagne. Australie, la Nouvelle-Zélande et l’Amérique du Sud, de la concurrence des nouveaux textiles produit avec la Révolution Industrielle. La sélection en brun devenait complètement inutile, et la production de laine n’était d’ailleurs plus du tout rentable. C’est le type même du mouton de plein air, facile d’emploi, qui s’adapte aux différents milieux. L’anoeustrus de lactation et saisonnier est très peu marqué et il arrive souvent que les brebis mettant bas dans l’hiver en présence de bélier agnellent une nouvelle fois dans l’été.

Certains éleveurs font aussi agneler en fin d’automne. Cependant la période de mise bas idéale est entre février et mai. Agneau de l’Écomusée du pays de Rennes. C’est un mouton de petit format : 50 à 60 cm au garrot. Le poids est compris entre 20 et 50 kg pour les brebis. Le dernier troupeau traditionnel a été sélectionné en blanc, et sans cornes, c’est le choix personnel de l’éleveur. C’est principalement à partir de ce troupeau qu’a été formée la population actuelle, elle ne correspond donc plus aux nombreuses descriptions anciennes.