Dossiers oubliés de la Seconde Guerre mondiale PDF

Photographie en couleur d’une sculpture en acier. T4 réalisé par Richard Serra à Berlin sur la Tiergartenstraße. Même si l’Aktion T4 cessa officiellement en août 1941, l’extermination des handicapés se poursuivit tout au long de la Seconde Guerre mondiale et une dossiers oubliés de la Seconde Guerre mondiale PDF de ses exécutants participa à la destruction des Juifs d’Europe.


Les chapitres oubliés de l’Histoire

La Seconde Guerre mondiale regorge de personnages et d’événements qui échappent souvent à la grande Histoire. Ainsi, connaissez-vous le destin incroyable des quatre sœurs Mitford ? Savez-vous qui est Janusz Korczak, fondateur de la  » République des enfants « ? Avez-vous conscience que le dernier vol de Rudolf Hess faillit changer le sort de la guerre ? Traîtres, héros, aventuriers, savants, génies, bourreaux ou victimes… tous ont vécu une aventure insoupçonnée, extraordinaire, que seule la guerre pouvait susciter.

Dans le premier tome, vous découvriez par exemple la bataille secrète de l’eau lourde qui, en pleine défaite de 1940 était le départ de la grande aventure nucléaire. Lumière était faite sur Guingouin, qui organisait la Résistance dans le Limousin malgré l’opposition du régime de Vichy et le scepticisme du parti communiste auquel il appartenait. Les évasions péripéties et l’horreur qui accompagnèrent le dernier train fantôme pour Dachau vous étaient révélées. Et tant d’autres histoires… Préparez-vous à une nouvelle série de découvertes avec ce deuxième tome consacré à de nouveaux chapitres oubliés de la Seconde Guerre mondiale. Pourquoi Churchill a-t-il sciemment sacrifié plus de 4000 hommes à Dieppe en août 1642 ? Que Mgr Gerlier, archevêque de Lyon, savait-il dès 1942 de la Solution finale ? Comment Mussolini a-t-il réussi à s’évader du Gran Sasso ? Autant de questions qui trouveront des réponses grâce à cet ouvrage, qui nous livre les destins extraordinaires d’individus pris dans la tourmente de l’Histoire.

Si le terme d’euthanasie est employé par les nazis pour désigner l’Aktion T4, divers historiens montrent la réalité qui se cache derrière l’emploi de ce terme. Ainsi Michael Tregenza, pour qui  les nazis utilisaient le mot euthanasie, qui signifie habituellement l’acte ou la pratique consistant à donner la mort sans douleur. L’érection de la dictature, à partir de 1933, avait autorisé le corps des médecins et des psychiatres à penser l’impensable. Dans l’esprit de Hitler, le darwinisme apportait la justification morale de l’infanticide, de l’euthanasie, et par la suite du génocide. Les partisans de l’eugénisme appliquent les principes biologiques des théories cellulaires et de l’évolution aux sociétés modernes, bases du darwinisme social. Karl Binding et Alfred Hoche propage en Allemagne les concepts de  semi-humains ,  esprits morts ,  avariés  et  existences superflues . Photographie de propagande de 1934 avec la légende  ce malade mental coûte annuellement 2 000 marks à l’État .

Si l’Allemagne devait avoir un million d’enfants par an et se défaire des sept cents ou huit cents mille les plus faibles d’entre eux, il en résulterait peut-être au final un accroissement général de notre force. Une existence sans vie, qui se termine par la phrase  N’est-ce pas l’exigence de la charité : délivre ceux que tu ne peux guérir ! L’enseignement est également mis à contribution. Le manuel de mathématiques destiné aux élèves des écoles primaires supérieures pour l’année scolaire 1936, pose le problème suivant :  La construction d’un asile d’aliénés coûte six millions de marks.

Combien de nouvelles habitations à 15 000 marks pourrait-on construire avec cette somme ? Ordre de Hitler daté du 1er septembre 1939. L’autorisation  de Hitler datée du 1er septembre 1939. Bouhler et le docteur Brandt sont chargés de la responsabilité d’étendre le domaine de compétence de certains médecins, nommément désignés, afin que les patients qui, pour autant que l’entendement humain puisse en juger après un diagnostic des plus approfondis, sont considérés comme incurables aient droit à une mort miséricordieuse. Après la mort de Gürtner, les responsables de plus hautes juridictions du Reich sont informés de la mise en œuvre de l’Aktion T4 lors d’un séminaire organisé à Berlin les 23 et 24 avril 1941.

Il s’agit d’un comité d’experts médicaux chargés d’établir un registre national obligatoire de tous les nouveau-nés  mal formés . Viktor Brack lors du Procès des médecins. Ayant eu vent de la réunion du mois de juillet entre Hitler et Leonardo Conti, Brack craint de voir le contrôle de l’opération lui échapper. Il demande donc à Hefelmann d’établir un bref mémoire statistique sur les patients internés dans des asiles et de le transmettre à Bouhler.

Le nombre des patients concernés étant estimé à 60 000, le maintien du secret nécessite la mise en place d’un camouflage administratif. Presque tous ceux qui furent sollicités se déclarèrent prêts à s’engager. La première tâche de Bohne consista à cacher à la population qu’une entreprise de meurtre allait avoir lieu, et surtout à dissimuler le fait que la Chancellerie du Führer avait un quelconque lien avec l’entreprise d’euthanasie, sans parler de l’ordre d’exécution qui en émanait. Cette falsification doit éviter qu’un grand nombre de décès ne soit relié à un endroit et à une période particuliers. Ce qui est tragique, c’est qu’aucun de ces médecins n’eut besoin d’une loi pour participer à cette entreprise d’euthanasie.

Aucun d’entre eux n’hésita sérieusement à participer à une telle entreprise. Sans y avoir été contraints en aucune façon, ils élaborèrent eux-mêmes les règles déterminant si tel patient devait vivre ou mourir. Philipp Bouhler et Karl Brandt, qui est lui-même médecin, sont chargés tous deux par Adolf Hitler de donner pouvoir à des médecins particuliers, nommément désignés, de réaliser des euthanasies  sur des patients qu’ils considèrent comme incurables, sur la base du jugement humain, après évaluation soigneuse de leur situation . Aktion T4 est mise en œuvre avec du personnel issu de la SS. Au fur et à mesure que l’entreprise d’extermination se développait, les victimes ne furent plus seulement les malades mentaux ou les handicapés physiques gravement atteints, mais tous les patients  indésirables  internés dans les asiles. Lorsque le sort des  inaptes au travail  devient connu, la démarche inverse est souvent adoptée : des médecins d’institutions psychiatriques recensent dans la catégorie des  aptes au travail  tous les malades qui en présentent la moindre apparence.

Cette démarche fait l’objet d’un contrôle de la part de l’administration de l’Aktion T4 : quand le nombre des aptes au travail est jugé excessif, une commission de contrôle est envoyée sur place. Lorsque certains responsables d’institutions psychiatriques refusent de remplir les questionnaires, conscients de sa véritable finalité, les médecins de l’Aktion T4 s’en chargent à leur place, sans le moindre contact avec les patients concernés. Les modalité de transport sont une caricature des transferts psychiatriques. La combinaison d’hommes en manteaux blanc et portant des bottes de SS incarne le projet d’ euthanasie  au sens général du terme. Embarquement de patients dans un bus en 1941. Aktion T4 ou un médecin d’un centre d’extermination : ils embarquent les malades avec leurs papiers et effets personnels transportables. Entre 1939 et 1941 six centres de gazage sont mis en place dans le Reich.

Chaque centre est dirigé par un médecin dont on n’exige aucune expérience en psychiatrie ou en neurologie. L’essentiel du processus d’assassinat est effectué par un détachement de SS. La chambre à gaz de Bernburg. Une pièce analogue à une salle de douche carrelée, mesurant environ trois mètres sur cinq et haute de trois mètres.