Du Développement à la Décroissance : De la nécessité de sortir de l’impasse suicidaire du capitalisme PDF

Le A du Développement à la Décroissance : De la nécessité de sortir de l’impasse suicidaire du capitalisme PDF, symbole de l’ordre libertaire. Le terme libertaire, souvent utilisé comme synonyme, est un néologisme créé en 1857 par Joseph Déjacque pour renforcer le caractère égalitaire.


La planète a longtemps été prodigue de ressources naturelles. L’être humain a atteint un impressionnant niveau de connaissances scientifiques et de réalisations techniques. Mais ce développement compromet maintenant l’avenir des générations futures. Le capitalisme est en train de programmer le désastre qui accablera nos petits-enfants. Alors que beaucoup ne soupçonnent encore ni la nature profonde ni l’ampleur du « développement », cette notion touche déjà à sa fin. C’est en effet sur ses ruines que certains envisagent de construire une  » autre  » société. La convergence entre les nombreux problèmes (économiques, sociaux, écologiques, culturels, politiques) qui se posent depuis plusieurs décennies a conduit à la naissance d’un courant de pensée qui privilégie la critique de cette notion de développement. Mais, aujourd’hui, de nombreux théoriciens de la  » décroissance  » abordent la question de la « sortie » du développement en passant sous silence la nécessité d’en finir avec le capitalisme. Pourtant, le capitalisme, voué à une croissance continue, est un mouvement historiquement suicidaire qui entraînera inexorablement l’ensemble de l’humanité dans sa chute. Pour survivre ou se développer, celui-ci ne peut échapper à la croissance. Cela implique qu’il est impossible de réguler ce système. Ce qui exclut d’emblée toute stratégie de décroissance réformiste. Cependant la seule élimination du capitalisme ne saurait suffire, car l’Etat peut très bien mettre en place une conception centralisée de la production d’énergies « propres », L’Etat, selon ses thuriféraires, est supposé être garant de  » l’intérêt général « . Or, le système politique et économique actuel est à la fois autoritaire et inégalitaire. L’Etat défend donc en réalité les intérêts de ceux qui possèdent, et de ceux qui dirigent politiquement la société. Pour vivre libres, les individus socialement organisés devront donc également le faire disparaître. La dépendance qui nous lie à la nature est aussi fondamentale que le  » contrat social « . La conscience révolutionnaire est donc nécessairement à la convergence de la conscience politique et de la conscience écologique. Il s’agit ici d’accomplir une double révolution. Si la perspective révolutionnaire paraît lointaine, il n’en reste pas moins qu’elle constitue la seule solution à l’impasse du capitalisme. En effet, seule une société égalitaire, où les individus décideraient collectivement de ce qu’ils souhaitent en faire, pourrait préserver les chances des générations futures de vivre décemment. Les politiciens et les hommes d’affaires n’ont que le pouvoir qu’on veut bien leur accorder.

L’anarchisme est un mouvement pluriel qui embrasse l’ensemble des secteurs de la vie et de la société. En 2007, l’historien Gaetano Manfredonia propose une relecture de ces courants sur base de trois modèles. Selon l’historien américain Paul Avrich :  Les anarchistes ont exercé et continuent d’exercer une grande influence. L’anarchie est le plus haut degré de liberté et d’ordre auquel l’humanité puisse parvenir. L’anarchie est la plus haute expression de l’ordre.

Pour ses partisans, l’anarchie n’est justement pas le désordre social. Article détaillé : Étymologie du terme anarchie. L’étymologie du terme désigne donc, d’une manière générale, ce qui est dénué de principe directeur et d’origine. Articles détaillés : Précurseurs de l’anarchisme et Histoire de l’anarchisme. Pierre-Joseph Proudhon, Idée générale de la Révolution au dix-neuvième siècle, 1851.

L’anarchisme est une philosophie politique qui présente une vision d’une société humaine sans hiérarchie, et qui propose des stratégies pour y arriver, en renversant le système social autoritaire. L’amour de la liberté, profondément ancré chez les anarchistes, les conduit à lutter pour l’avènement d’une société plus juste, dans laquelle les libertés individuelles pourraient se développer harmonieusement et formeraient la base de l’organisation sociale et des relations économiques et politiques. L’anarchisme est opposé à l’idée que le pouvoir coercitif et la domination soient nécessaires à la société et se bat pour une forme d’organisation sociale et économique libertaire, c’est-à-dire fondée sur la collaboration ou la coopération plutôt que la coercition. La Fédération Anarchiste Coréenne instaura en 1929 une Commune révolutionnaire sans État en Mandchourie sur un ensemble de territoires regroupés en coopératives libertaires et unissant 2 millions de paysans et de guérilleros pour lutter contre l’invasion japonaise. Les visions qu’ont les différentes tendances anarchistes de ce que serait ou devrait être une société sans État sont en revanche d’une grande diversité.