Gens de Dublin PDF

Les autres entrées du jardin, notamment celles situées place de la Concorde, sont fermées. La programmation cinéma accompagne nombre des expositions ou présente des rétrospectives en hommage à des cinéastes de la scène indépendante, française et étrangère. Axée sur le documentaire, l’essai, l’autobiographie ou l’inédit, cette programmation favorise gens de Dublin PDF rencontre entre cinéastes et artistes. Toutes les activités du Jeu de Paume sont nées d’une volonté profonde de transversalité dans l’étude de la culture visuelle et de l’image, la quête ou la réinvention du sens dans tous les domaines de la pensée.


Une édition de référence des Gens de Dublin de James Joyce, spécialement conçue pour la lecture sur les supports numériques.
« Nous arrivâmes ensuite à la rivière, et restâmes longtemps à nous promener parmi les rues bruyantes, flanquées de hauts murs de pierre, surveillant le travail des grues et des machines, rudoyés souvent, parce que nous ne nous garions pas, par les conducteurs des camions gémissants. Il était midi quand nous atteignîmes les quais, et, comme tous les ouvriers étaient en train de déjeuner, nous achetâmes deux gros pains aux raisins et nous assîmes pour les manger sur un tuyau en fonte, à côté de la rivière. Nous étions enchantés du spectacle du commerce de Dublin : des chalands qui se signalaient de fort loin par les volutes de leur fumée floconneuse, des bruns bateaux de pêche jusque par-delà Ringsend, et du grand vaisseau blanc à voiles que l’on déchargeait sur le quai opposé. Mahony disait que ce serait une farce épatante à faire que de se sauver en mer sur l’un de ces trois-mâts, et moi-même, en regardant leurs mâts si hauts, je voyais, je m’imaginais voir cette géographie qui m’avait été pauvrement enseignée à l’école, qui tout à coup prenait corps sous mes yeux. » (Extrait du chapitre 2)

En approfondissant les sujets abordés par les expositions ou en traitant de nouvelles thématiques, les conférences, séminaires et colloques ont pour fonction de défricher de nouveaux espaces d’interaction critique. Afin d’assurer la sécurité des visiteurs, le Jeu de Paume applique les mesures préventives décidées par le gouvernement pour les administrations publiques. Le Jeu de Paume est ouvert dans les conditions habituelles. Il est recommandé de ne pas venir au Jeu de Paume avec des valises et effets. Le Jeu de Paume remercie par avance ses visiteurs de faire preuve de compréhension quant au ralentissement induit par les contrôles de sécurité aux entrées. William Butler Yeats photographié par Alice Boughton en 1903. Fils du peintre John Butler Yeats, il est l’un des instigateurs du renouveau de la littérature irlandaise et cofondateur, avec Lady Gregory, de l’Abbey Theatre.

William Butler Yeats naît dans une famille protestante d’ascendance anglo-irlandaise. Quand Yeats a deux ans, sa famille s’installe à Londres, pour permettre à son père John de poursuivre sa carrière de peintre. Les enfants Yeats sont éduqués à la maison. Leur mère, nostalgique de Sligo, leur racontait des histoires et des contes de son comté d’origine, où la fratrie séjourne souvent, dans la famille maternelle. En 1877, il entre à la Godolphin School, à Hammersmith pour quatre ans et n’y brille pas particulièrement.

C’est là que s’éveille son nationalisme irlandais. En octobre 1881, Yeats intègre la Erasmus Smith High School de Dublin. L’atelier de son père est situé non loin et il passe une grande partie de son temps à fréquenter de nombreux artistes et écrivains de la ville. Il reste dans cette école jusqu’en décembre 1883. Fortement influencé par le théâtre Nô, Yeats traduit par ailleurs cette influence dans son style littéraire, contrairement à Brecht chez qui cette influence est principalement théâtrale. Ce style de jeunesse, marqué par l’imaginaire et le spirituel, laisse peu à peu la place au réel, dans le prolongement de sa rencontre avec Maud Gonne, dont l’influence sur Yeats est considérable tout au long des années. William Butler Yeats by John Butler Yeats 1900.

En 1889, Yeats rencontre Maud Gonne, une jeune héritière de vingt-trois ans qui commençait alors à se consacrer au mouvement nationaliste irlandais. Maud Gonne, admiratrice du poème The Isle of Statues, avait cherché à rencontrer son auteur. En 1891, Yeats propose une vie commune à Maud Gonne, mais elle refuse. Il rencontre Olivia Shakespear en 1894 et a une longue aventure avec elle, jusqu’en 1897.

Elle le quitte à cause de son obsession pour Maud Gonne. Il propose à nouveau à cette dernière une vie commune, par trois fois en 1899, 1900 et 1901. Cette même année Yeats séjourne quelque temps en Amérique. En 1896, il est présenté à Lady Gregory par leur ami commun Edward Martyn.

Lady Gregory encourage le nationalisme de Yeats et le persuade de continuer à écrire des pièces de théâtre. Avec Lady Gregory, Martyn et d’autres écrivains parmi lesquels J M Synge, Seán O’Casey, et Padraic Colum, Yeats fonde le mouvement littéraire connu sous le nom de Irish Literary Revival. Le 20 octobre 1917, quelques semaines après que la fille de Maud, Iseult Gonne, a refusé sa demande en mariage, Yeats épouse Georgie Hyde-Lees, adepte de l’écriture automatique. De cette union naissent deux enfants, Anne et Michael. William Butler Yeats reçoit le Prix Nobel de littérature en 1923.