Guide Bonnes Pratiques en Ingénierie des Exigences PDF

Selon l’arrêté ministériel du 30 décembre 1983 relatif à l’enrichissement du vocabulaire de l’informatique , le génie logiciel est  l’ensemble des activités de conception et de mise en œuvre des produits et des procédures tendant à rationaliser la production du logiciel et son guide Bonnes Pratiques en Ingénierie des Exigences PDF . Est aussi appelée génie logiciel l’ingénierie appliquée au logiciel informatique, c’est-à-dire l’activité par laquelle le code source d’un logiciel est spécifié puis produit. Le génie logiciel touche au cycle de vie des logiciels.


L Ingénierie des Exigences est une discipline de l Ingénierie Système. Elle regroupe des activités techniques permettant de recueillir, de spécifier, d affiner et de qualifier des exigences relatives à un système. Elle intègre aussi les activités de management relatives à l organisation et au pilotage de l ingénierie projet et la maîtrise des changements des exigences dans le temps.
Ce guide « Bonnes Pratiques en Ingénierie des Exigences » est issu des travaux du Comité Technique AFIS Processus Globaux, il est cohérent avec « Découvrir et Comprendre l Ingénierie Système »,
le référentiel AFIS paru aux mêmes éditions Cépadués.
Les concepts d Ingénierie des Exigences sont universels, ils sont applicables à tous les secteurs d activités, ne sont pas réservés aux grands groupes et sont parfaitement déclinables sur des petites structures (PMEs, petits projets).
Élaboré à partir de retours d expériences sur des projets réels, ce guide fournit les bonnes pratiques pour :
rédiger correctement des exigences,
établir la traçabilité des exigences vers les autres éléments d ingénierie au sein du projet,
structurer l ingénierie des exigences d un système.
Ce guide est destiné aux :
ingénieurs chargés d élaborer et de rédiger des exigences dans le cadre de projets, responsables Qualité, chargés de l Assurance Qualité des projets, chefs de projets, chargés du pilotage et de l organisation de l ingénierie au sein du projet, équipes Méthodes chargées du déploiement de l Ingénierie des Exigences et de l Ingénierie Système. Table des matières
Chapitre 1
Pourquoi l Ingénierie Système des Exigences
Argumentaire
Mythes et réalité de l ingénierie système des exigences
Intérêt d un référentiel d exigences
Chapitre 2
Ingénierie des exigences et processus d ingénierie système.
Différence entre besoin et solution
Qu est-ce qu un besoin ?
Qu est-ce qu une exigence système
Caractéristiques principales d une exigence
Types d exigences
Processus d ingénierie des exigences
Activité d élucidation des besoins et de définition des exigences des parties prenantes
Activité de définition des exigences système
Activité d allocation et définition des exigences sous-systèmes
Chapitre 3
bonnes pratiques d ingénierie des exigences
Qualités d une exigence individuelle
Qualité d un ensemble d exigences
Bonnes pratiques d analyse des exigences
Périmètre système de validité d une exigence
Scénarios et modes opérationnels, cas d utilisation
Scénarios négatifs
Bonnes pratiques de rédaction d exigences
Le quoi et pas le comment
Niveau de détail d une exigence
Unicité d une exigence
Singularité
Clarté, compréhensibilité
Bonnes pratiques de management d exigences
Plan d ingénierie des exigences projet
Identification et versionnement
Exigences clés
Management des risques
Choix, arbitrage, compromis
Management de la configuration et des changements des exigences
Publication des documents de spécifications
Modèle de données
Échanges de données
Chapitre 4
les pratiques d ingénierie des exigences contreproductives ou à éviter
Chapitre 5
Annexes
Annexe A – Glossaire
Annexe B – Équivalences de terminologies de livrables
Annexe C – Plan type d ingénierie des exigences d un projet
Annexe D – Attributs d une exigence
Annexe E – Onthologie
glossaire
acronymes

Les premières tentatives de création de logiciels de grande ampleur ont vite montré les limites d’un travail informel d’ingénieurs logiciel : les produits réalisés ne sont pas terminés dans les temps, coûtent plus cher que prévu, ne sont pas fiables, sont peu performants et coûtent cher en entretien. La baisse du coût du matériel informatique s’accompagnait d’une augmentation du coût du logiciel. Jusqu’en 1985, les ordinateurs appartenaient à des sociétés ou des institutions. Depuis 1973, et a fortiori depuis l’arrivée des ordinateurs personnel en 1980, le logiciel devient un bien de grande distribution, orienté vers le consommateur, par l’arrivée des progiciels — des logiciels prêts-à-porter. ACM a statué que l’état des connaissances et des pratiques en génie logiciel était trop immature pour justifier une licence, et que les licences donnerait de fausses assurances de compétence, même si le corps de connaissances était mature dans ce domaine. Au Texas, Donald Bagert du Texas est devenu le premier professionnel ingénieur logiciel aux États-Unis au mois de septembre 1998. En mai 2002, le Texas avait délivré 44 licences professionnelles d’ingénieurs pour des ingénieurs logiciels.

Rochester Institute of Technology fut la première université à accorder un diplôme de génie logiciel en 2001. D’autres universités ont emboîté ce pas. D’autres universités canadiennes ont suivi cet exemple. Ceci permis aux organismes d’attribution des permis d’ingénieur du Canada d’octroyer des licences d’exercice aux finissants de ces programmes. Certaines universités ayant des programmes de  génie logiciel  offert dans la faculté d’ingénierie sont donc admissibles. D’autres, offerts dans une faculté des sciences informatiques ne sont pas admissibles. Cette distinction est en relation avec la façon dont la profession est réglementée.

Seuls les ingénieurs inscrits au tableau de l’Ordre et titulaires d’un permis d’ingénieur peuvent utiliser le titre d’ingénieur et donc ingénieur logiciel. Le génie logiciel repose sur un ensemble de normes de niveau international permettant de définir le champ de connaissance et d’application. IEEE Standard for Software Quality Assurance Plans – IEEE Std. IEEE Standard for Software Configuration Plans – IEEE Std. IEEE Standard for Software Test Documentation – IEEE Std.

IEEE Recommended Practice for Software Requirements Specifications – IEEE Std. IEEE Recommended Practice for Software Design Descriptions – IEEE Std. IEEE Standard for Software User Documentation – IEEE Std. ISO 15504 fourni un ensemble structuré de bonnes pratiques destinées à appréhender, mesurer et améliorer la qualité des produits d’une entreprise d’ingénierie informatique. Le domaine de connaissances du génie logiciel couvre en particulier le cycle de vie d’un logiciel, les activités clés du cycle de vie — depuis la demande d’un maître d’ouvrage jusqu’à la mise hors service définitive du produit — et l’ordre dans lequel ces activités sont effectuées.

Analyse des besoins Consiste à récolter des informations détaillées concernant l’éventail de fonctions que devra offrir le logiciel, ainsi que les résultats qu’il devra donner. La gestion de la qualité permet de contrôler l’organisation de la production du code. La qualité repose sur des méthodes. Le management est un modèle et un moyen humain qui a pour but d’améliorer la production.

La gestion de la configuration Permet de contrôler les évolutions du code produit et les différentes versions du produit. Cascade La méthode classique de génie consiste à effectuer successivement, en cascade, les travaux d’analyse fonctionnelle, puis de conception, de programmation et de test. Extreme Dans la méthode Extreme programming les activités d’analyse, de programmation, de test et de validation sont effectuées continuellement et parallèlement, selon un cycle qui comporte de très nombreuses et fréquentes itérations avec à chaque fois un jeu restreint de fonctionnalités. Dans la méthode de gestion de projet Scrum, les itérations – sprints – sont d’une durée fixe de 1 à 4 semaines, durant lesquelles les intervenants se voient attribuer des travaux d’analyse, de programmation et de test, conformément à une liste de priorités. Les études en génie logiciel ont également relevé diverses croyances erronées de la communauté des ingénieurs qui ont un impact direct sur leurs méthodes de travail. Les standard et fonctions existantes sur le marché sont une aide utile, mais ne sont pas suffisamment complets et adaptables pour permettre la construction complète du logiciel. C’est le contraire: les personnes qui arrivent doivent être formées et informées sur le logiciel en cours de construction par les autres ingénieurs, ce qui entraîne des retards supplémentaires.

L’expérience montre que la majeure partie du travail commence après la livraison du logiciel au client. Génie logiciel : principes, méthodes et techniques, Lausanne, Presses polytechniques et universitaires romandes, 1996. SWEBOK: Software Engineering Body Of Knowledge, norme IEEE, 2004. Rechercher les pages comportant ce texte. La dernière modification de cette page a été faite le 4 août 2018 à 04:40.

Le modèle CMMI définit une échelle de mesure de la maturité à cinq niveaux, ainsi que les indicateurs nécessaires pour évaluer les activités menées par une équipe par rapport à cette échelle – l’équipe peut être un groupe de travail, un ou plusieurs projets, une société voire une institution d’État. D’un modèle à l’autre, les différences portent essentiellement sur la catégorie  Ingénierie  dont les pratiques varient selon l’activité concernée. D’après la définition donnée dans le CMMI, la maturité d’une organisation est le degré auquel celle-ci a déployé explicitement et de façon cohérente des processus qui sont documentés, gérés, mesurés, contrôlés et continuellement améliorés. C’est cependant dans le développement et la maintenance de logiciel qu’il est le plus utilisé. 22 domaines de processus eux-mêmes regroupés en 5 niveaux de maturité.