Histoire de Rome – Livre XV PDF

En pratique : Quelles sources sont attendues ? L’histoire de la ville de Rome histoire de Rome – Livre XV PDF ancienne et complexe.


Histoire de Rome – Livre XV
Ammien Marcellin, Né vers 330 à Antioche sur l’Oronte (aujourd’hui en Turquie), mort vers 395 (au plus tard en 400)

Ce livre numérique présente «Histoire de Rome – Livre XV», de Ammien Marcellin, édité en texte intégral. Une table des matières dynamique permet d’accéder directement aux différentes sections.

Table des matières
– Présentation
– Chapitre I
– Chapitre Ii
– Chapitre Iii
– Chapitre Iv
– Chapitre V
– Chapitre Vi
– Chapitre Vii
– Chapitre Viii
– Chapitre Ix
– Chapitre X
– Chapitre Xi
– Chapitre Xii
– Chapitre Xiii

Le présent article traite principalement des origines de la ville, du développement de la République romaine, de la naissance et du déclin de l’Empire romain. Stratégiquement bien placée, Rome n’est pas née de rien. L’apparition de la ville de Rome est le résultat de la lente agrégation de peuples cousins, voisins, tantôt ennemis, tantôt alliés commerciaux. Globalement, la civilisation étrusque occupait le territoire à une époque dont on date les plus anciennes traces italiques. Latins occupaient seulement une zone très limitée, dite latius vetus, tandis que dans les environs vivaient de nombreux groupes ethniques, dont le plus influent était celui des Étrusques. Leur territoire était limitrophe de celui des Étrusques dont la zone d’influence commençait immédiatement sur la rive septentrionale du Tibre. Romulus, descendant d’Enée, qui aurait été élevé par une louve, avec son frère Rémus.

Ainsi commença la période de la  Rome carrée , ainsi nommée d’après la forme carrée du mont Palatin, même si on ne peut pas encore parler d’une véritable ville. L’enjeu stratégique de la future Rome explique en grande partie la domination progressive de la culture étrusque dans cet embryon de ville. Rapidement, la société se diversifie, la population croît, et la monarchie s’impose. Romulus sera le premier roi de Rome et six autres monarques lui succéderont, eux aussi probablement d’origine étrusque. La déposition du dernier roi de Rome coïncida avec une période de fort déclin des Étrusques : ceux-ci en effet, dans leur expansion vers le sud, arrivèrent au contact des Grecs. Rome réussit ainsi à se libérer du joug étrusque, après avoir chassé Tarquin le Superbe.

Les Étrusques laissèrent une influence durable sur Rome. Le pivot de l’organisation sociale était constitué par la famille, qui n’était pas fondée seulement sur les liens du sang, mais aussi sur un rapport juridique de patria potestas. Les diverses familles, selon les liens du sang, constituaient les gentes. Le droit romain attribuait seulement à ces gentes la personnalité juridique. Très vite, Rome se peupla d’autres personnes, qui n’étaient ni esclaves, ni membres des gentes : ce n’étaient pas des patriciens et ils furent donc appelés plébéiens.

L’autorité du pater familias sur sa famille était illimitée, tant en droit civil qu’en droit pénal. L’autorité du roi était circonscrite aux devoirs militaires, à la politique étrangère et à arbitrer les conflits entre gentes. Les rois tentèrent d’affaiblir le pouvoir du patriciat, dans le but de reconnaître des gens d’origine étrangère, les genti minori. Rome s’allia avec d’autres villes latines pour leur défense commune contre les incursions des Sabins, tandis qu’entretemps, avant 400 av. Les guerres contre les diverses cités italiennes, celles contre les Gaulois, les guerres puniques et celle contre Philippe de Macédoine, permirent de consolider la domination sur l’Italie et d’entamer l’expansion en Espagne et en Macédoine.

Les guerres continuelles, à l’intérieur et à l’extérieur, mirent en outre sur le  marché  un très grand nombre d’esclaves, lesquels furent usuellement employés dans les exploitations agricoles des patriciens romains, avec des répercussions importantes sur le tissu social. République commença à se fissurer, les personnages les plus influents, affirmant fortement leur pouvoir personnel et se faisant les interprètes des besoins des masses défavorisées ou de la nécessité de maintenir le pouvoir aux mains des gens les plus importantes et les plus riches, conduisirent à la guerre civile. D’autres conquêtes suivirent, la Gaule par Jules César, et les Romains allèrent jusqu’en Syrie et en Arménie. La chute de l’Empire romain d’Occident ne changea pas beaucoup les choses pour Rome. Odoacre et donc les Ostrogoths continuèrent, comme les autres empereurs, à gouverner l’Italie depuis Ravenne. Cependant la confrontation entre les Ostrogoths et les Byzantins s’exacerba, entraînant une série de guerres qui dévastèrent Rome et les territoires environnants. En 546 les Ostrogoths de Totila reprirent et saccagèrent la ville.

Le général byzantin Bélisaire reprit Rome, mais encore une fois les Ostrogoths l’occupèrent en 549. Rome pour entretenir les bâtiments publics, les aqueducs et les ponts. De toute façon, le pape était devenu l’une des principales figures religieuses de tout l’empire byzantin, et en réalité plus puissant à Rome que les sénateurs restants, ou que les officiers byzantins. En pratique, le pouvoir local à Rome était dans les mains du pape, et au cours des décennies suivantes, beaucoup des possessions de l’aristocratie sénatoriale et de l’administration byzantine furent absorbées par l’Église. Childebert, réorganisa ses territoires et reprit les hostilités contre Naples et Rome à partir de 592.