Interprétation II: Aux sources de l’interprétation : le contre-transfert PDF

Le Conseil d’État comprend 231 membres en activité et 408 agents. Comment sont recrutés les membres ? Et les agents du Interprétation II: Aux sources de l’interprétation : le contre-transfert PDF d’État ? Découvrez la justice administrative en France, son organisation et ses métiers.


La trame de ce deuxième volume sur l’interprétation est constituée par la pratique quotidienne de L. de Urtubey. Aboutissement du travail de contre-transfert, l’interprétation est située à la fin d’un parcours de perlaboration et de tissage de liens où interviennent les résistances et les affects des deux protagonistes de la cure analytique. Avec de nombreuses illustrations cliniques, l’auteur décrit les conditions d’émergence d’une « bonne » interprétation, et rend compte du long cheminement d’une analyse.

Informations contentieuses et actualités du Conseil d’État. Je suis très heureux d’avoir la chance de m’exprimer aujourd’hui devant vous, dans les locaux de la prestigieuse Université de Tokyo, mondialement connue sous le nom de Todaï. Je remercie tout particulièrement Monsieur le doyen Iwamura de la Faculté de droit de cette Université pour la grande qualité de son accueil, ainsi que Monsieur le professeur Ito pour la remarquable organisation de cette réunion. Le Japon a de longue date acquis la conviction que l’observation des droits étrangers était une source de richesse incomparable. Dès la fin du 19ème siècle, confronté à la nécessité de renouveler son ordre juridique, votre pays a opéré un important travail de recherche sur les droits étrangers, et notamment les droits français et allemand, pour en tirer des enseignements de nature à le guider dans l’élaboration de ses propres normes de référence. En Europe aussi, l’observation des autres systèmes juridiques, européens et extra-européens, est au cœur de notre activité juridique et elle contribue sans aucun doute à sa modernisation.

Le Conseil d’Etat s’est inscrit dans cette démarche. Dépassant ses réserves initiales, la jurisprudence du Conseil d’Etat garantit désormais une incorporation effective du droit international et du droit de l’Union européenne dans le droit interne. Confronté à l’influence croissante du droit international et du droit de l’Union européenne, le Conseil d’Etat a assuré l’incorporation en droit interne de ces systèmes juridiques et il s’en est approprié les principes. Fondée sur les dispositions de l’article 55 de notre Constitution, la jurisprudence du Conseil d’Etat garantit l’effectivité des principes du droit international et européen en droit interne.

Dans la tradition révolutionnaire française, la loi, expression de la volonté générale, ne peut être contestée, que ce soit au regard de la Constitution, ainsi que l’a rappelé la jurisprudence Arrighiet Dame Veuve Coudert du 6 novembre 1936, ou des traités internationaux. Cour de justice de l’Union européenne. S’appuyant sur les dispositions de l’article 55 de notre Constitution, les juges français, qu’ils soient judiciaires ou administratifs, ont ainsi développé une jurisprudence assez inflexible donnant la priorité au droit européen et au droit international sur toutes les normes de droit interne, y compris les lois postérieures. Progressivement intégrés dans l’ordre juridique interne par le biais d’un effet direct à visée régulatrice et du renforcement de l’office du juge, les principes du droit international et du droit européen se sont progressivement diffusés dans notre droit national. Le Conseil d’Etat est également venu préciser l’office du juge national dans le contrôle des conditions constitutionnelles d’applicabilité des traités en droit interne, au profit d’un contrôle plus effectif. Fort d’une plénitude de juridiction dans le contrôle de conventionalité des lois, le Conseil d’Etat assure ainsi une incorporation effective du droit international et du droit européen dont les principes se sont diffusés en droit interne. Les acteurs nationaux se sont aussi approprié les principes du droit de l’Union européenne.