L’éclat des choses ordinaires PDF

Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. Le l’éclat des choses ordinaires PDF est une notion d’anthropologie culturelle permettant à une société humaine de créer une séparation ou une opposition axiologique entre les différents éléments qui composent, définissent ou représentent son monde : objets, actes, espaces, parties du corps, valeurs, etc. Il est d’usage de considérer que l’acte de sacraliser est spécifique des tribus primitives, des peuples isolés et des civilisations anciennes.


Tel un voyage initiatique, le récit de vie de Carlo Carrà (1881-1966), fils d’artisan devenu l’un des grands peintres italiens de la première moitié du XXe siècle, trace un parcours dans toute l’Europe, au cœur de l’effervescence artistique de cette époque. Du futurisme à la peinture métaphysique, puis au retour à  » l’éclat des choses ordinaires « , ses textes éclairent de l’intérieur l’histoire de la peinture moderne. Jalonnant l’itinéraire de l’artiste, les strophes de chansons, lettres d’amis, poèmes, récits de voyage immergent le lecteur au plus fort d’une époque de réflexion intense, de doute, d’engagements, de ruptures et de transformations dans l’art. Ainsi que le souligne Isabel Violante,  » Carrà qui parle, c’est Carrà qui dialogue « , avec les artistes qu’il rencontre : De Chirico, Morandi, De Pisis, Severini, Sironi, Apollinaire, Picasso, Max Jacob, Modigliani…, avec le lecteur, et avec lui-même. Dans une langue tonitruante, mais sans concession à la formule, Carrà s’adresse à tous, sur le mode de la causerie et du partage, tout en portant un regard inédit sur le lendemain des avant-gardes.

Il désigne ce qui est inaccessible, indisponible, mis hors du monde normal, et peut être objet de dévotion et de peur. Le sacré est synonyme d’espoir, d’authentification de l’homme en un principe supérieur, celui du monde non intelligible. Selon Camille Tarot, le concept du sacré est conçu par les anthropologues contemporains comme la réponse à un ensemble d’expériences propres non seulement aux sociétés archaïques et traditionnelles mais aussi à toutes les autres cultures qui leur ont succédé. Sur le plan phénoménologique, nous pouvons entrevoir ce qui, dans les cultures humaines, est visé dans les expériences du sacré : avant tout, le numineux. Le numineux est un concept avancé par Rudolf Otto et ensuite largement utilisé. 1917, Otto traduit le concept de sacré en référence au latin, où le terme numen se rapporte à la divinité, soit en un sens personnalisé, soit en référence à la sphère du divin en général.

Pour Otto, le numineux regarde toute expérience non rationnelle du mystère, se passant des sens ou des sentiments, et dont l’objet premier et immédiat se trouve en dehors du soi. Le numineux est aussi, selon Carl Gustav Jung :  ce qui saisit l’individu, ce qui, venant d’ailleurs, lui donne le sentiment d’être , traduisant, par conséquent, une expérience affective d’être. Le sacré entre ainsi selon Camille Tarot dans  la composition d’une essence, celle de son identité . Sur le plan historique,  tantôt il semble s’identifier ou se confondre avec le divin : c’est le cas des religions archaïques, tantôt c’est le sacré qui s’estompe au profit du divin ou de la transcendance : c’est le cas des formes religieuses qui relativisent mythes et rites ou préconisent l’accès au divin . Enfin, toujours pour Camille Tarot, le sacré serait à l’origine du fait religieux, lequel serait à reconnaître  dans la conjonction du symbolique et du sacré .