L’économie, parlons-en !: Cinquante initiatives de dialogue social PDF

Les mobilisations de ces dernières semaines traduisent la grande inquiétude d’une partie de la population française de voir son pouvoir d’achat diminuer, ou la colère de l’avoir déjà vu diminuer. 2019 vont dans le sens d’une fragilisation du pouvoir d’achat des ménages précaires, en particulier la fin de l’indexation sur l’inflation de l’économie, parlons-en !: Cinquante initiatives de dialogue social PDF prestations sociales et familiales. Le Collectif ALERTE a analysé ces mesures pour éclaircir leur impact combiné sur le pouvoir d’achat des ménages, au travers d’une étude illustrée de cas types. Dans un contexte de chômage toujours élevé, il demande au gouvernement de s’engager pour le pouvoir d’achat des plus démunis, dès 2019, avec la revalorisation du RSA, le dégel des allocations familiales et logement, et, durablement, lors de la création du futur revenu universel d’activité.


Une révolution silencieuse est à l’oeuvre dans la sphère de nos relations sociales. Les signes en sont peut-être discrets, mais ils convergent. Dans les entreprises, les branches, les territoires, des initiatives de dialogue économique se déploient déjà. Leur point commun : une conviction forte des employeurs, des salariés et de leurs représentants qu’ils ont un intérêt commun à débattre autour des enjeux économiques qui conditionnent la dynamique des entreprises.

Un consensus existe aujourd’hui dans les organisations syndicales autour de l’idée que l’entreprise doit être rentable pour pouvoir investir, se développer et jouer son rôle dans la Cité. Un nombre croissant d’entrepreneurs et de dirigeants estiment de leur côté qu’une concertation – voire une négociation – loyale étayée par une information de qualité sur les enjeux économiques et stratégiques constitue un levier de mobilisation des salariés et donc de performance globale pour l’entreprise.

Au-delà de ces initiatives sur le terrain, la législation évolue. L’obligation de mettre en place une Base de données unique dans chaque entreprise donne aux partenaires sociaux l’opportunité de développer un dialogue en amont des décisions.

Le dialogue social sur les questions économiques ne garantit pas à lui seul la pérennité des entreprises, mais cet effort collectif d’anticipation est très souvent gagnant. Ce livre, élaboré avec la participation de la CFDT, la CFE-CGC, la CFTC, la CGT, le MEDEF et l’UPA, met en avant une cinquantaine d’initiatives qui en montrent la possibilité et l’intérêt.

Jean-Paul Guillot est président de RDS depuis 2005. Dominique-Anne Michel est journaliste, spécialiste des questions sociales.

Cet ouvrage a été réalisé avec le concours de Bernard Chambon, administrateur de sociétés et président de BCConsultant, et Michel Weill, économiste du travail qui préside aujourd’hui la commission éducation/formation du CESER Rhône-Alpes.
Réalités du dialogue social (RDS) est une association qui réunit l’ensemble des organisations syndicales d’employeurs et de salariés représentatives au plan national, des entreprises et des structures publiques. Lieu d’échange ouvert, elle s’attache à promouvoir un dialogue social loyal et efficient (www.rds.asso.fr).

Fédération des Acteurs de la Solidarité : Audrey-Jane Baldi – 06 17 80 03 52, audrey-jane. 06 85 32 23 39 – djamila. ASE par une contractualisation avec les départements. Garantie Jeunes, vont également dans le bon sens. Territoires zéro chômeurs de longue durée . Sur ce point, les associations rappellent que les APL ne constituent pas un minima social. Par ailleurs, la lutte contre les inégalités de santé devrait être plus ambitieuse.

Elles seront particulièrement vigilantes quant aux impacts futurs des propositions sur les PLF et PLFSS 2019. Elles ne manqueront pas de réagir à cette occasion. Faire de la solidarité une vraie priorité ! Le Président de la République devant le Parlement à Versailles, puis le Premier Ministre lors de son discours de politique générale, se sont exprimés devant la représentation nationale.

2030 est la priorité numéro un. Nous approuverons évidemment les mesures positives qui seront liées à ces évolutions, mais nous avons besoin de visibilité et de rationalité. Le Collectif a salué à nouveau la méthode d’élaboration de ce plan qui, en 2012, a permis une large confrontation d’idées entre tous les partenaires de la sphère publique et de la société civile. Mais dans plusieurs domaines, l’insatisfaction est importante.

Le Collectif considère que l’exécution du plan est moyennement satisfaisante. Parmi les mesures du plan qui ont été réalisées, figurent l’ensemble des décisions concernant la revalorisation des aides et allocations aux personnes en situation de fragilité. Le Collectif prend acte également des mesures prises pour éviter la récidive, en améliorant la situation des sortants de prison . Mais il constate que sur certaines politiques essentielles dans la lutte contre l’exclusion, les résultats ne sont pas à la hauteur des espérances. Il s’agit de la politique de l’emploi et de celle du logement. Collectif constate une légère amélioration, en particulier pour les jeunes au cours de la dernière année, il considère que l’accent n’a pas été mis, malgré les promesses faites lors de la conférence sociale de 2014, sur les chômeurs de longue durée.

Le Collectif note, par exemple, que le retard pris dans la création de nouvelles solutions d’accueil pour les jeunes enfants issus des familles modestes, en particulier chez les assistantes maternelles, constitue un des éléments essentiels du difficile maintien ou du retour à l’emploi des mères de famille de jeunes enfants, en particulier lorsqu’il s’agit de familles monoparentales. C’est la cause de l’engorgement des hébergements qui nécessitent la création, sans cesse, de nouvelles places. En définitive, le Collectif estime que faute d’avoir été appuyé par une loi de programmation, c’est-à-dire par un vote solennel de la représentation nationale, le plan d’action n’a pas fait l’objet d’une réelle appropriation par les élus nationaux comme locaux. Le Collectif a en outre attiré l’attention des pouvoirs publics sur la situation désastreuse de certaines catégories de migrants, que ce soit à Calais, à Grande-Synthe ou à Paris. Il s’interroge aussi sur le sort des personnes actuellement en CAO lorsque ces derniers devront être évacués pour être rendus à leur vocation initiale, et sur le devenir de ces personnes qui ne sont ni expulsables ni régularisables. Collectif ALERTE, animé par l’Uniopss, demande un plan interministériel de lutte contre la pauvreté traduit dans une loi de programmation financière sur 5 ans. La pauvreté ne diminue pas dans notre pays.

5 millions de Français souffrent de l’isolement. De nombreuses zones urbaines sont à la dérive. La politique du logement est défaillante. ALERTE ne peut se contenter de ces progrès. Les mesures sont trop dispersées et il manque une approche globale. Il doit aussi fournir aux familles des conditions de vie décente.