L’archipel des forçats : Histoire du bagne de Nouvelle-Calédonie, 1863-1931 PDF

Le bagne de Nouvelle-Calédonie est un établissement pénitentiaire, aujourd’hui disparu, qui fut en activité de 1864 à 1924. Les 250 premiers  ouvriers de la Transportation  arrivent à L’archipel des forçats : Histoire du bagne de Nouvelle-Calédonie, 1863-1931 PDF-de-France le 9 mai 1864 à bord de L’Iphigénie. Parmi les descendants de Transportés on peut citer les Bouteille, Bouteiller, Chatenay, Colomina, Delathière, Gervolino, Komornicki, Lafleur, Lucas, Mariotti, Pagès, Papon, Péré et Robelin,. 2166 condamnés à la transportation, la déportation ou la relégation.


Commune de Paris de 1871, ce qui fait que les déportés sont souvent appelés  Communards . Une quatrième catégorie regroupe vite les incorrigibles, criminels endurcis, dont l’administration n’espère aucune amélioration, et qu’elle affecte aux travaux pénibles comme les fours à chaux. Le cantonnement s’effectue au Camp-Est, sur l’île de Nou, puis au camp de Montravel. L’encadrement est effectué par un personnel pénitentiaire important, jusqu’à 660 personnes. Trésor Public, en cas de bénéfices. Après les travaux forcés, les bagnards doivent  doubler  leur peine en étant placés dans des fermes pénitentiaires et, une fois libérés, y obtiennent une terre en concession pénale. En tout, les concessions définitivement attribuées aux libérés sont évaluées à 1 300 environ.

Louise Michel, qui obtint, au cours de sa déportation, un poste d’institutrice à Nouméa, est une des rares à s’être intéressée à la culture kanak et à s’opposer à la répression. Alors que les Communards bénéficièrent d’une amnistie en 1880, les Algériens du Pacifique finirent, pour la plupart, leur vie en Nouvelle-Calédonie. Il existe une nouvelle écrite en 1880 par Émile Zola parlant du bagne : Jacques Damour. La Direction des colonies ayant besoin de femmes pour coloniser l’île, l’autorité pénitentiaire fait le tour des prisons centrales métropolitaines pour susciter des volontariats pour partir en Nouvelle-Calédonie.

Le premier convoi de transportation de femmes condamnées débarque de l’Isis le 23 janvier 1870. Seuls quatre mariages voient des libérés du bagne épouser des femmes libres. La présence du bagne est peu à peu contestée par les colons qui subissent la concurrence de la main-d’œuvre des bagnards mais aussi de l’administration pénitentiaire qui accapare les meilleures terres. Un nouveau gouverneur nommé en 1894, Paul Feillet, se déclare contre le  robinet d’eau sale  que constitue la transportation. En lien avec ce long délaissement par l’historiographie de l’histoire coloniale en général et de celle de la colonisation pénale en particulier, les vestiges du bagne sont restés longtemps, pour certains jusque dans les années 2010, délaissés par les pouvoirs publics ou bien réutilisés sans mettre en valeur leur aspect patrimonial.