L’art des années trente PDF

JMG Le Clézio, Mme Zhang Lu,  Un écrivain du siècle et du monde , entretien. Pour plus d’l’art des années trente PDF et pour en paramétrer l’utilisation, cliquez ici.


En pratique : Quelles sources sont attendues ? Les années 1930 couvrent la période de 1930 à 1939. Chine dans les années 1930 auraient fait au moins autant de victimes. 23 octobre : plusieurs milliers de spéculateurs décident de se retirer.

24 octobre : treize millions de dollars d’actions sont proposées à la vente. 25 octobre : nombreuses publicités poussant à l’achat dans les journaux. 28 octobre : reprise de la panique : seulement 9,2 millions d’actions sur le marché des titres. 31 octobre : Rockefeller annonce le rachat de titre, courte reprise de confiance. 1er novembre : fermeture de la bourse. 13 novembre : fin du crack boursier : les cours, au plus bas, remontent un peu.

La crise est passée à la sphère bancaire. Alors que l’Europe dans son ensemble connaît des difficultés importantes et diverses, les États-Unis traversent les années 1920 dans une relative insouciance protectionniste. Taylorisme et soutien industriel s’accommodent tant bien que mal de débouchés qui restent restreints. La prospérité générale s’accompagne de plus d’un véritable marasme dans l’agriculture, notamment à cause du retrait des achats européens.

L’indice boursier de Wall Street s’effondre, et cette crise boursière se mue très vite en crise bancaire. Face à ce désastre, des mesures d’adaptation d’ordre socio-économique doivent être prises par les pouvoirs politiques. Au Royaume-Uni, les difficultés économiques sont présentes depuis 1926. La crise de 1929 constitue une aggravation notable. 1930, un comité économique consultatif est créé, ce qui souligne l’impuissance du gouvernement à gérer les événements. Devant les échecs et pour se dégager d’une crise qui dure parfois depuis plusieurs années, des solutions plus ou moins originales sont tentées dans un mouvement général de repli nationaliste.

De ces transformations socio-économiques, donc politiques, naît un clivage fort entre régimes démocratiques et États autoritaires. Pendant les trois premières années de la décennie, le principal souci est la crise économique généralisée. Aux États-Unis, la sortie de crise vient également d’un changement politique. L’opinion publique est favorable à une intervention de l’État et confie à l’ex-gouverneur de l’État de New-York, Franklin Delano Roosevelt, le soin d’engager des réformes.

Lors des  100 jours de Roosevelt , un moratoire bancaire est établi pour enrayer toute panique. La sécurité financières est refondée sur une séparation entre banque et Bourse et des règles de transparence : la principale guerre devient celle de la confiance. La crise politique que traverse la France depuis la fin des Années folles débouche, à cause notamment de la crise économique, sur une instabilité politique. Une crise sociale : le choc de la Première Guerre mondiale a du mal à se résorber.

Le poids des anciens combattants, la brutalisation des hommes pendant la guerre, une certaine déprime collective et un Malthusianisme généralisé figent la société, sans vitalité démographique. L’Allemagne, quant à elle, met en place des mesures d’un tout autre ordre sous l’égide nazie. L’Union soviétique connaît depuis 1928 une économie de plan, œuvre de Staline. Le nationalisme d’extrême gauche touche également la Chine, qui entame la décennie dans une phase de mutation profonde. Dans le même temps, le régime en place perd son crédit auprès des masses paysannes. En Italie, le pouvoir est accaparé depuis le 30 octobre 1922 par le fasciste Mussolini. Il en va de même en Europe méridionale.

Ainsi en Espagne, où le général Franco s’est opposé aux ambitions républicaines majoritaires avec le soutien de l’armée, de l’Église, et bientôt de l’Allemagne et l’Italie. Entre 1933 et 1935, les nazis se dressent donc seuls face à l’Europe, mais les années 1936 et 1937 voient les grandes dictatures se rallier face aux démocraties isolées et repliées sur elles-mêmes. Carte politique de l’Europe, de 1929 à 1939. En effet, deux grandes tendances politiques modèlent ou influencent les politiques nationales à la suite de la crise de 1929 : les régimes d’extrême droite et le communisme.

Des organisations totalitaires exercent dans ce cadre une influence considérable sur la restructuration politique et sociale des pays, mais également sur l’économie, et ce jusqu’à l’échelle mondiale. Les puissances européennes, qu’elles soient de natures démocratiques ou dictatoriales, s’appuient sur leurs plus ou moins larges colonies pour affronter la crise, dans une atmosphère de relations internationales soudainement plus tendue. Finalement, en 1939, les liens entre métropoles et colonies sont plus forts que jamais, mais le mouvement de décolonisation est déjà lancé. Cette situation toute nouvelle tranche avec celle de 1914. Les années 1920 ont été favorables à un épanouissement culturel de l’Europe. Malgré les difficultés, ce mouvement se poursuit dans les démocraties au cours des années 1930. L’entre-deux-guerres n’est pas l’occasion du développement d’une importante culture populaire.

La tendance est toute autre dans les nouvelles dictatures. C’est à l’élaboration de totalitarismes culturels qu’on assiste dans l’Allemagne nazie, l’Italie fasciste et la Russie de Staline. Le fascisme est le premier mouvement idéologique à utiliser massivement les nouveaux médias d’information à son avantage. Il s’agit dans le même temps d’éduquer, par la propagande, et de distraire. Empêtrée dans des sorties de crises plus ou moins réussies, les démocraties privilégient la paix sociale et restent relativement neutres face aux provocations successives des dictatures européennes et orientales. D’abord opposées, celles-là s’allient par des pactes et des ententes divers à partir de 1935. Mussolini s’engage dans la conquête de l’Éthiopie fort d’une entente officieuse : il s’est engagé à aider les démocraties contre le régime nazi, en contrepartie de compensations à définir.