L’art moderne, 1905-1945 PDF

Presque chaque vol est une première ou une tentative de record : un peu plus vite, un peu plus loin, un peu plus haut . Les aviateurs sont, le plus souvent, des concepteurs ou des aventuriers. Première Guerre mondiale : quelques années seulement après le premier vol, cette période voit l’apparition d’une nouvelle arme sur le champ de bataille. Première Guerre mondiale met sur le marché un surplus de pilotes et d’appareils qui permettent le lancement du transport aérien commercial et, en premier l’art moderne, 1905-1945 PDF, celui du courrier.


L’art international entre 1905 et 1945, présenté à travers les grands courants et les artistes majeurs. Respectant un déroulement chronologique (de l’apparition des courants post-impressionnistes au déplacement de la scène artistique mondiale à New York, avec la Seconde Guerre mondiale), l’auteur replace chaque courant ou chaque artiste dans son contexte esthétique mais aussi politique, social et culturel. Alors que la première moitié du XXe siècle est marquée par de grands bouleversements scientifiques, économiques et politiques, c’est également pour la création artistique l’époque d’une rupture fondamentale : la remise en question de la figuration (fauvisme, cubisme, futurisme, abstraction, surréalisme…).

L’aviation se développe et l’on assiste à la création d’une armée de l’air dans nombre de pays. Seconde Guerre mondiale : l’aviation est largement utilisée sur le champ de bataille. On peut considérer cette période comme l’apogée des avions utilisant un moteur à piston et une hélice comme moyen de propulsion. La fin de la guerre voit la naissance du moteur à réaction et du radar. C’est le début du transport aérien commercial régulier  tout temps  capable de s’affranchir des conditions météorologiques et de pratiquer le vol sans visibilité.

La légende du vol d’Icare, révèle que le désir de voler existait depuis longtemps. L’être humain a probablement très tôt rêvé d’imiter le vol des oiseaux et la légende, telle celle d’Icare, ou de nombreux récits apocryphes revendiquent des tentatives de vol par des humains harnachés d’ailes et s’élançant à partir d’une tour. Quelle que soit leur identité, ils tentaient d’imiter un mécanisme, celui de l’aile d’oiseau, dont ils n’imaginaient pas la complexité. Vers 1500, Léonard de Vinci a dessiné et proposé plusieurs idées de  machines volantes  mais elles étaient basées, pour la plupart, sur le concept des ailes battantes.

En 1783, les frères Montgolfier grâce au ballon à air chaud et Jacques Charles grâce au ballon à gaz permettent à l’être humain de s’élever dans l’atmosphère mais sans contrôle de la trajectoire. Il découvre les principes de base de l’aérodynamique et comprend que le poids et la traînée sont les deux forces qu’il faut vaincre. William Samuel Henson et John Stringfellow, reprenant les travaux de Cayley, font voler un modèle réduit d’aéroplane à vapeur. Néanmoins, les moteurs puissants pour les appareils à taille réelle sont beaucoup trop lourds pour leur permettre de décoller.

La navigation aérienne n’aura de succès que si l’on trouve un moteur capable de produire une force motrice dont le rapport avec le poids de la machine qu’elle exigerait pour être soutenue, soit plus grand que les machines à vapeur actuelles, ou que chez l’humain ou la plupart des animaux . 1871, construit ce qui est probablement la première soufflerie, qui va permettre d’expérimenter des maquettes. Le français Louis Mouillard s’inspire de l’aile d’oiseau pour concevoir des planeurs dont la voilure est courbée. Il propose le gauchissement des ailes. Entre 1857 et 1877, les Français Félix et Louis du Temple essaient des modèles réduits à moteur à ressort, en les aidant d’un plan incliné, puis peut-être un engin, muni d’un moteur à vapeur, monté par un matelot. En 1871 Alphonse Pénaud fait voler avec succès son modèle réduit « aéroplane automoteur », un monoplan à empennage, configuration devenue maintenant la plus répandue. Modèles des premiers planeurs d’Otto Lilienthal.

Planeur conçu par George Cayley : les bases de la structure de l’avion sont jetées. Le Bris et son Albatros, photographié par Pépin fils, photographe Brestois, 1868. Le premier être humain ayant volé en contrôlant la trajectoire de sa machine est Otto Lilienthal, qui a effectué entre 1891 et 1896 deux mille vols planés depuis une colline artificielle à proximité de Berlin. Wright sur leur planeur en 1902.

Le premier être humain ayant déclaré avoir volé à l’aide d’un moteur est le Français Clément Ader, aux commandes de son Avion. La réalité de ces vols est discutée, à cause du manque de témoins et par l’absence de contrôle en vol de ses engins. Les essais suivants d’Ader furent effectués au camp militaire de Satory, à Versailles, où avait été établie une aire circulaire de 450 mètres de diamètre pour effectuer une démonstration officielle. Le 12 octobre 1897, Ader effectua un premier tour sur ce circuit à bord de son Avion III. Devant cet échec, le ministère de la Guerre coupe les crédits à Ader.

Premier vol motorisé des frères Wright le 17 décembre 1903 sur le Flyer. Après la mise au point en vol de leur planeurs entre 1900 et 1903, avec plus de 700 vols en 1902, les frères Wright ont expérimenté leur premier avion, le Flyer, dans les dunes de Kitty Hawk le 17 décembre 1903. Ces vols sont généralement considérés comme les premiers vols motorisés et contrôlés d’un plus lourd que l’air. Ferdinand Ferber effectue à Chalais-Meudon le 27 mai 1905 le premier vol d’un avion à moteur en Europe. Le capitaine Ferber, polytechnicien et officier d’artillerie, était en contact avec les frères Wright. 6 avant d’effectuer le premier vol libre.

Le Brésilien Alberto Santos-Dumont vola à Bagatelle le 23 octobre 1906 sur soixante mètres à une altitude de deux à trois mètres. Traian Vuia au bord de Vuia no 1 en février 1906. En 1905, Robert Esnault-Pelterie invente l’aileron en modifiant un avion de sa construction conçu d’après le Flyer des frères Wright. En 1906, il invente le moteur en étoile.