L’enfant violenté : Des mauvais traitement à l’inceste PDF

Sauter à la navigation Sauter à la recherche Les Témoins de Jéhovah sont confrontés en leur sein à des affaires de pédophilie. La pédophilie est contraire aux valeurs morales des Témoins de Jéhovah. Ils pensent que cette pratique relève de ce que la Bible appelle la pornéia en grec, c’est-à-dire une relation sexuelle hors du cadre du mariage. Dans ses publications, le mouvement religieux explique que la pédophilie constitue un  vieux fléau qui l’enfant violenté : Des mauvais traitement à l’inceste PDF pris aujourd’hui d’énormes proportions effets peuvent être dévastateurs , et précise qu’on  ne peut excuser la mauvaise conduite  des personnes qui abusent sexuellement des enfants.


Elle déplore aussi le silence auquel les victimes sont souvent contraintes par leur bourreau et recommande aux parents d’éduquer leurs enfants dans ce domaine dans le but de prévenir les agressions. Dans un article de 1997, Réveillez-vous ! Ce document, qui expose clairement la politique de l’organisation des Témoins de Jéhovah sur la protection des mineurs, explique que Les Témoins de Jéhovah ont en horreur les abus sur enfant et les considèrent comme des actes pénalement répréhensibles. De plus, ils reconnaissent que les autorités publiques ont pour rôle de lutter contre de tels actes. Pour les Témoins de Jéhovah, deux témoins des actes pédophiles, ou des aveux, sont nécessaires pour l’établissement des faits permettant d’entamer une procédure interne de discipline religieuse. Parfois, en l’absence de deux témoins oculaires, une confrontation entre la victime et l’accusé a été exigée pour avérer les faits. Elle posait cependant le problème des séquelles psychologiques qu’une telle confrontation peut produire sur la victime.

Si malgré la confrontation, l’accusé ne reconnaissait pas les faits, l’affaire était classée. Ce fait est illustré par le cas d’une jeune bruxelloise appartenant à une famille Témoin de Jéhovah, qui avait été abusée pendant un an et demi par l’un d’eux, lorsqu’elle avait 9 ans. Les pédophiles reconnus coupables, mais repentants, n’étaient pas identifiés auprès des fidèles, ce qui a entraîné des récidives. Souvent, les victimes d’abus sexuels n’ayant pas déclaré l’affaire aux autorités n’ont pas bénéficié d’un soutien psychologique par des spécialistes de la santé. Même lorsqu’un membre est jugé bibliquement repentant et n’est donc pas excommunié, il n’empêche que des restrictions seront imposées à ses activités religieuses, il ne devra plus se retrouver seul avec des enfants, ni leur témoigner des marques d’affection. Toutefois, d’après Barbara Anderson, ancienne chercheuse pour le compte du Comité de Rédaction du siège mondial, le débat a pris place au plus haut niveau dans le début des années 1990. En conséquence, les ministres des divers cultes sont en droit de dénoncer de tels crimes aux autorités compétentes malgré le secret professionnel, mais ils n’ont aucune obligation de le faire quand cela leur est révélé par confession ou tout autre confidence spontanée.

Néanmoins, la jurisprudence a dû préciser les limites du secret professionnel, faute d’être mentionnées explicitement dans la loi. Le 25 février 1998, le Tribunal correctionnel de Dijon a condamné trois ministres du culte Témoins de Jéhovah pour non dénonciation d’un inceste. En effet, il a été retenu que l’un d’entre eux a été informé par une tierce personne en sa qualité de médiateur et non de ministre du culte. Avant cette récente remise en cause du secret professionnel auquel sont tenus les ministres du culte, les responsables locaux qui ont eu a traiter des affaires de pédophilie dans le cadre de leur œuvre pastorale n’ont pas dénoncé ces faits aux autorités compétentes, en se considérant astreints au secret confessionnel.