L’industrie des fonds de pension : Les investisseurs institutionnels américains PDF

Les fonds souverains ne sont ni des fonds de pension publics, ni des réserves de liquidités. Ce sont des fonds d’investissement, détenus par des États et financés pour la plupart par des excédents de l’activité économique du pays. Leur objectif est de faire fructifier des surplus de revenus pour en recueillir les l’industrie des fonds de pension : Les investisseurs institutionnels américains PDF dans un futur plus ou moins lointain. Ces fonds suscitent des craintes pour bon nombre de raisons.


A l’heure où le marché financier américain est le siège d’une véritable crise de confiance des investisseurs suite à l’éclatement de la bulle spéculative et aux nombreuses affaires de corruption et de manipulation de l’information, cet ouvrage s’interroge sur un type d’investisseur : les fonds de pension américains. Qui sont les fonds de pension ? Quelle industrie ont-ils développée autour d’eux pour gérer l’épargne-retraite des salariés américains ? Contribuent-ils à la volatilité observée sur le marché financier ? L’ouvrage montre que les Investisseurs Institutionnels, intervenant dans la gestion de l’épargne-retraite, sont devenus les acteurs clés du capitalisme américain et sont aujourd’hui plus qu’incontournables pour qui s’interroge sur la dynamique du marché financier. Ces investisseurs adhèrent à un même modèle d’évaluation des entreprises, dit convention financière d’évaluation, qui s’explique notamment par l’information diffusée sur le marché. L’ouvrage insiste sur le rôle de l’information délivrée par les intermédiaires financiers. Cette information est le nerf de la spéculation et engendre la convention financière véhiculée dans l’industrie des fonds de pension.

Certaines de ces participations ont fait naître des craintes dans les pays occidentaux. Cette liste n’est cependant pas exhaustive. Khazanah National Berhad ou du Fonds stratégique d’investissement français, les fonds souverains investissent à l’international, avec pour volonté une diversification du portefeuille. 250 milliards d’excédents liés à l’exportation de pétrole. 7 fois le PIB de l’archipel.

La deuxième vague est plus récente et concerne pour la première fois des pays déjà présents dans les grands échanges internationaux. Avec la création des fonds chinois et russes, notamment, naît l’inquiétude toute récente de la possibilité pour un État émergent de prendre le contrôle d’une entreprise étrangère. La troisième génération est encore passablement à venir. Ces fonds feront de leurs pays des nouvelles puissances. Encore considérés aujourd’hui comme émergents, ces États profiteront de leurs excédents commerciaux pour soutenir leurs économies en soutenant les investissements des entreprises locales dans le marché intérieur ou à l’international.

Les principaux fonds souverains en matière d’actifs sous gestion sont le résultat d’un excédent de liquidités lié à une forte demande en hydrocarbures ou métaux précieux. On les appelle parfois fonds  matières premières . D’autres fonds sont issus des excédents budgétaires liés aux exportations. La balance commerciale, largement en leur faveur, fait rentrer de grandes quantités de devises, mais rend également le pays dépendant d’une consommation extérieure. Il existe également des fonds issus des excédents budgétaires liés à une fiscalité et des cotisations aux retraites conséquentes ou bien encore des ventes d’actifs ou des privatisations.

Les fonds matières premières représentent actuellement les deux tiers des actifs sous gestion. D’un point de vue géographique, plus de la moitié des actifs gérés par les fonds d’État proviennent du Moyen-Orient. Grâce à leurs sous-sols riches en hydrocarbures, les pays du Golfe ont emmagasiné au cours des dernières décennies des quantités conséquentes de capitaux. Chaque fonds souverain a son propre profil d’investisseur. Ces profils sont extrêmement diversifiés en fonction du pays, de la volonté de l’État, des contraintes économiques du pays ou bien tout simplement des fonds dont il dispose. On peut classer et distinguer les fonds souverains entre eux en fonction des rôles qui leur sont attribués, des règles qu’on leur fixe, des optiques de performances et des buts de l’État ou du gouvernement. L’objectif commun de tous ces fonds est de transférer de la richesse aux générations suivantes.

Mais tous les fonds n’ont pas les mêmes besoins ni les mêmes horizons d’investissement. Ces ressources à forte volatilité peuvent financer des dépenses publiques établies sur plusieurs années. Pour pallier le risque de défaut de paiement des systèmes de cotisation des retraites par répartition, ces fonds engrangent et investissent des revenus financiers pendant que les données démographiques le permettent. Ces réserves de change sont en partie utilisées dans le cadre de la protection des transactions en cours contre les taux de change ou de la politique monétaire du pays.

Elles doivent en effet subvenir à l’ensemble des obligations financières extérieures à court terme ou l’équivalent d’un trimestre d’importations. L’objectif est, à terme, de permettre le développement du pays dans de nouveaux secteurs desquels ils sont dépendants et permettre une diversification des revenus. De tels objectifs peuvent évoluer avec le temps, se rejoindre, se combiner, voire coexister. Il n’est pas impossible de voir un fonds à l’origine prévu pour stabiliser les revenus du pays muter en un fonds de financement des retraites ou de développement des infrastructures du pays. On remarque également que certains pays possèdent plusieurs fonds souverains.