L’invention de la crise: Escroquerie sur un futur en perdition PDF

Nous oublions trop souvent que nos l’invention de la crise: Escroquerie sur un futur en perdition PDF de vue varient selon les situations, notre histoire et notre culture. Si notre mode de vie influe sur nos perceptions, voir d’une certaine façon crée sa propre réalité.


La crise n’est ni une fatalité ni un accident de parcours mais une invention qui permet au capitalisme financier de parfaire sa domination en usurpant tous les pouvoirs. Il s’agit maintenant d’appréhender le système sous tous ses aspects et dans toute la complexité de ses interactions. Le règne de l’exploitation et de la servitude, des séparations guerrières et des arnaques mafieuses paraît se réduire aujourd’hui au scenario d’une catastrophe programmée.

Nous survivons sous influence d’un système qui formate nos conditions d’existences. De notre éducation jusqu’au travail et son monde de fétiches, les religions, les croyances et les idéologies manipulent notre esprit. Le matraquage publicitaire nous bourre le crâne de clichés et de comportements à reproduire pour se donner l’illusion d’exister dans la mise en scène de nos apparences. Dépossédés de nos personnalités nous sommes conditionnés par nos représentations spectaculaires.

Intoxiqués par nos prothèses numériques, programmés par des machines omniprésentes, emportés par un désastre de confusions, nous sommes aliénés dans une soumission béate, une consommation exaltée et frénétique. Mais cette intoxication mentale n’est que superficielle et manque de cohésion. Tout n’est qu’affaire d’apparences trompeuses se fissurant à la surface des choses marchandes en perte de crédit. Cette société en faillite dysfonctionne et se désagrège, mais renaît aussitôt par métamorphose à l’envers du décor.

La culture dominante, le formatage de l’éducation, l’abdication aux idéologies économiques, les pressions médiatiques répandues en permanence par les technologies de l’information nous influencent malgré nous, à petites doses sur le long terme. Nous nous adaptons à ces contraintes de manière inconsciente, devenant peu à peu malléables et manipulables, dans une accoutumance pouvant aller jusqu’à une réelle toxicomanie psychologique. Croire que ce que l’on voit est la seule véritable réalité est un principe erroné. Il s’agit de comprendre comment notre point de vue n’a plus besoin de partir du constat d’un monde objectif véridique, unique et indépendant de l’être humain qui le décrit, réalité extérieure où évoluent des individus subjectifs soumis à cette réalité étrangère, mais plutôt d’hommes libres vivant dans un monde partagé, composé de multiples réalités personnalisées dépendantes de la situation.