La Bataille de l’Aisne: Avril-mai 1917 PDF

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. Description de l’image Ieper WWI devestation. Situation le la Bataille de l’Aisne: Avril-mai 1917 PDF avril 1918 à Messines.


Extrait : « Dès la fin de l’année 1916, gouvernements et états-majors alliés étaient arrivés à cette conviction que les Allemands, dont l’échec devant Verdun avait changé tous les plans, s’efforceraient de reprendre, au printemps de Tannée suivante, l’initiative des opérations sur les divers fronts. »

Du 7 au 9 avril, l’artillerie allemande pilonne sans discontinuer la région d’Estaires, en utilisant une grande quantité d’obus à gaz toxiques. Le 9 avril 1918, à 4 heures, des obus tombent sur les positions britanniques basées entre La Bassée et Armentières. Le 11 avril, Armentières, Messines et Merville sont prises par les Allemands. Le 15 avril, les Allemands atteignent le mont Kemmel, tandis que plus au nord, les Anglais évacuent tout le terrain situé entre Poelkapelle et Gheluvelt. Au nord d’Ypres, les Belges tiennent leur front sans désemparer malgré plusieurs assauts allemands. Le 29 avril, les Allemands reprennent l’offensive, mais épuisés, ils échouent à prendre les monts Rouge et Noir, les empêchant de progresser vers les ports de Calais et Dunkerque. Malgré ces percées allemandes les alliés tiennent et, finalement, le 1er mai l’état-major allemand décide de stopper l’opération Georgette.

Le 2 mai, la quatrième bataille d’Ypres s’achève sans que l’armée allemande du front nord puisse espérer atteindre son objectif qui était de déferler vers la France par les ports de la côte belge et française. Plus au sud, le général Foch, commandant en chef des armées alliées, qui prépare ce qu’il veut être l’offensive décisive sur la Somme, n’a pas voulu distraire de troupes pour aider les Anglo-Franco-Belges à Ypres. Pour l’ambassadeur du Portugal en France en 2018, Jorge Torres-Pereira,  La bataille de la Lys pour les Portugais, c’est l’équivalent de Verdun en France. Troupes de la 55e division britannique aveuglées par les gaz, 10 avril 1918. Carlos Pereira a réalisé en 2018 un documentaire intitulé « Les Héritiers de la bataille de la Lys ». Tourné en avril 2018 pendant et autour des cérémonies commémoratives du centenaire de la bataille, le film réunit des témoignages d’enfants ou petits-enfants d’anciens combattants.

Certains viennent du Portugal, d’autres de France, leur aïeul ayant choisi de s’établir en France juste après la guerre. Cette charnière a pu être considérée comme un maillon faible du front. Certains soldats portugais, qui étaient partis pour défendre leur patrie, se demandaient ce qu’ils faisaient si loin de chez eux. La division portugaise ne recevait plus de renforts depuis la fin de 1917. Les soldats rentrant en permission n’étaient pas remplacés, le nombre d’officiers diminuait, les permissions étaient de moins en moins accordées.

Il en résultait une nette démoralisation des troupes, qui n’attendaient plus qu’une chose : la démobilisation. Le commandement britannique, conscient de cette démoralisation, avait prévu de remplacer les troupes portugaises par des Britanniques, dès le 9 avril. C’est ce même jour que survient l’attaque allemande. Le documentaire a été présenté au festival international du film d’histoire de Pessac en novembre 2018.

La Bataille de la Lys : Flandre 1918, Louviers, Ysec médias, 2013, 81 p. La Lys : devoir de mémoire , Paris, L’Harmattan, 2008, 77 p. Patrick Rouveirol,  La Lys, 9 avril 1918 : la bataille perdue des soldats inconnus portugais , revue Champs de bataille, no 19, décembre-janvier 2007. Témoignage du général Gomes da Costa sur la bataille de la Lys, traduction d’un article de 1919. La bataille de la Lys, portail regroupement historique, documents et liens sur les combats d’avril 1918 dans les Flandres. Rechercher les pages comportant ce texte. La dernière modification de cette page a été faite le 26 décembre 2018 à 13:25.

Richard Jack, musée canadien de la guerre. Vimy et Givenchy-en-Gohelle, près de Lens dans le Pas-de-Calais. Le site, dominant la plaine de Lens et fortifié par l’armée allemande, avait fait l’objet de multiples attaques infructueuses de la part des armées françaises et britanniques, notamment en 1915. La prise de la crête de Vimy,  la butte de la mort , dans la vision de Byng, devait se dérouler de manière rapide et efficace, et ce, afin d’éviter les carnages de la bataille de la Somme qui étaient encore frais dans les mémoires. En 1915, Britanniques et Français échouèrent devant les lignes allemandes qui tenaient la crête de Vimy. Mais, grâce à la contribution du corps canadien, la position changea de main en avril 1917.

Lorsque les Canadiens sont dépêchés pour prendre le front en avant de la crête, les Allemands avaient construit une place forte qu’ils considèrent imprenable. En effet, les fortifications sont imposantes : trois rangées de tranchées couvrent le versant occidental de la crête autour de laquelle s’étendent plusieurs ceintures de fils barbelés. Le général Byng, commandant du Corps expéditionnaire canadien. Pour s’attaquer à une telle défense, une préparation méticuleuse est essentielle et afin d’affiner sa tactique, Byng analyse avec profondeur les problèmes survenus lors de la bataille de la Somme où le contingent canadien était directement sous contrôle britannique. De prime abord, la stratégie alors mise en place par le commandement britannique s’est imposée de par l’étroitesse du front canadien. En conséquence de cette stratégie du nombre, les pertes infligées par les Allemands sont terribles et donnent aux hommes l’impression d’avoir été utilisés comme vulgaire chair à canon. Byng analyse donc ces différents problèmes majeurs : l’organisation de l’avancée, la gestion du moral des troupes, la précision et l’efficacité de l’artillerie ainsi que la résistance aux contre-attaques.

De manière systématique, Byng se met à régler ces problèmes et il en sort des solutions révolutionnaires notamment sur l’organisation de l’avancée. Jusqu’à ce moment dans la guerre, lorsqu’une partie de l’attaque rencontrait une résistance féroce, toute l’avancée arrêtait et on envoyait plus d’hommes là où se situait le problème, augmentant ainsi de beaucoup les pertes inutiles. Si une division ou une brigade est tenue en échec, les unités qui la flanquent ne doivent en aucun cas interrompre leur progression. Elles formeront plutôt des flancs défensifs dans cette direction et avanceront elles-mêmes de manière à envelopper l’emplacement fortifié ou le centre de résistance qui fait obstacle. De plus, il revient aux méthodes de la guerre de mouvement en utilisant la technique de tir et mouvement.