La force d’un malentendu. Essais sur l’art et la philosophie de l’art PDF

Le sport de haut niveau constitue une formidable machine à rêver. Si le sport de haut niveau offre nombre de rêves et d’illusions à ceux qui s’y adonnent ainsi qu’à ceux qui admirent les sportifs de renom, il est également fait de beaucoup de désillusions. Ce, dès lors qu’ils sont motivés par la compétition et obtiennent quelques résultats. Champion Olympique, du Monde ou d’Europe, a fortiori simplement médaillé, ne la force d’un malentendu. Essais sur l’art et la philosophie de l’art PDF pas dire être riche ou, plus simplement, avoir des revenus.


Appartient-il au philosophe de fixer strictement la compréhension de notre concept d’art, ou doit-il limiter sa tâche à celle d’une clarification de ses usages? À cette question, les textes de Jean-Pierre Cometti réunis dans ce volume répondent en choisissant la voie d’une esthétique « minimale », qui renonce aux vertiges de l’ontologie et aux ambitions définitionnelles de la philosophie analytique de l’art, tout en prenant acte du caractère caduc des grands récits spéculatifs hérités de l’esthétique idéaliste ou des mirages de la déconstruction. Sa méthode consiste à localiser et éclairer les présupposés d’un « malentendu » persistant, dont l’origine est située dans la logique des conceptions esthétiques qui séparent les oeuvres d’art de la trame sédimentée et complexe de l’expérience, et tendent à faire de l’art un domaine autonome, comme magiquement institué en dehors de nos formes de vie. Qu’il prenne pour cible l’intellectualisme abstrait du jugement de goût kantien, l’historicisme hégélien de Danto ou celui de Jerrold Levinson, la tendance à la réification de propriétés esthétiques, le fétichisme et le cynisme de l’art contemporain et de son marché, ou les confusions entre discours philosophique et discours critique, Jean-Pierre Cometti élabore ici un néopragmatisme radical inspiré à la fois par John Dewey, Richard Rorty, le fonctionnalisme de Nelson Goodman et la philosophie des jeux de langage du second Wittgenstein. Son livre s’attache de façon inédite à dessiner les contours d’une esthétique de l’usage, envisageant l’art dans ses modes d’emploi anthropologiques et dans ses activations multiples plus que dans des objets ou des substances.

Encore faut-il que le sport soit médiatisé. Cette méprise est souvent entretenue par les journalistes par négligence, pure méconnaissance ou, plus simplement, désintérêt et calcul. La dénonciation de ces difficultés les conduisant, sans aucun doute, à ne plus être invités par les fédérations concernées lors des grandes compétitions voire à ne plus être accrédités pour interviewer les athlètes. France ne sont pas salariés avec tout ce que cette absence de statut et de revenus implique en matière de retraite et protection sociale ?

Une seconde méprise consiste à penser que le sport de haut niveau servirait d’ascenseur social. L’élimination et le classement sont la règle. Ce pourrait être une « parenthèse » si de réels moyens étaient mis en œuvre pour assurer un soutien et un rattrapage. D’ailleurs le Ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports se garde bien de produire quelques statistiques que ce soient en la matière. Cela tient probablement au fait que leur réflexion repose sur des générations limitées aux athlètes français sélectionnés lors des Jeux Olympiques de 1972 et 1992. D’aucun pourrait croire à un tableau noirci exagérément. De la fabrique des exclus : le temps « plein » du sport Le sport de haut niveau n’est pas seulement compétition, dépassement de soi, émotion et passion.