La guerre de Gaza. 2006-2014: Les temps forts du conflit israélo-palestinien (Grandes Batailles t. 41) PDF

Statue de la place des Martyrs à La guerre de Gaza. 2006-2014: Les temps forts du conflit israélo-palestinien (Grandes Batailles t. 41) PDF, en 1982, pendant la guerre civile. Flag of the Progressive Socialist Party.


Découvrez enfin tout ce qu’il faut savoir sur la guerre de Gaza de 2006 à 2014 en moins d’une heure !
Gaza, qui forme une bande de seulement 360 km², est convoitée depuis des milliers d’années. Et pour cause : ce petit territoire est considéré comme le berceau des trois religions monothéistes et regroupe la majorité des lieux saints. 

Lorsqu’au XIXe siècle le mouvement sioniste prône un retour de la communauté juive dans la Palestine de laquelle elle avait été délogée en 135 de notre ère, on assiste à une importante immigration qui s’accentue plus encore à la suite de la Seconde Guerre mondiale. Des tensions surgissent rapidement entre la population juive et palestinienne qui se voit dépossédée d’une partie de ses terres. En quelques années seulement, la bande de Gaza devient l’espace le plus peuplé de la terre avec ses 1,76 million d’habitants parmi lesquels on compte 72 % de réfugiés. 

Si de nombreux combats ont lieu dès la fin du mandat britannique en Palestine, la situation devient plus critique encore lorsqu’en 2006 le Hamas, un groupe islamiste, remporte les élections. Depuis lors, on ne compte plus les agressions réalisées par les deux camps, les trêves, suivies rapidement par de nouvelles reprises des combats. Le problème semble insoluble … mais comment cela a-t-il débuté ? Quels sont les grands moments de cette guerre qui n’a pas cessé de faire la une de l’actualité ? 

Ce livre vous permettra d’en savoir plus sur :
•Le contexte de l’époque
•Les acteurs majeurs du conflit
•Le déroulement de la guerre de Gaza
•Les raisons du statu quo
•Les répercussions de la guerre

Le mot de l’éditeur :
« Dans ce numéro de la collection « 50MINUTES|Grandes Batailles », Marie Fauré nous présente l’un des conflits du XXIe siècle qui a fait couler le plus d’encre : la guerre de Gaza. Si le sujet occupe bien souvent la une de l’actualité, il est pourtant particulièrement complexe d’avoir aujourd’hui une vision globale du conflit et de comprendre ses tenants et aboutissants. Grâce à ses nombreuses explications et à la mise en contexte de la guerre, l’auteure fournit toutes les explications nécessaires à une meilleure compréhension de cet épisode incontournable de l’histoire contemporaine. » Stéphanie Dagrain

À PROPOS DE LA SÉRIE 50MINUTES | Grandes Batailles

La série « Grandes Batailles » de la collection « 50MINUTES » aborde plus de cinquante conflits qui ont bouleversé notre histoire. Chaque livre a été pensé pour les lecteurs curieux qui veulent tout savoir sur une bataille, tout en allant à l’essentiel, et ce en moins d’une heure. Nos auteurs combinent les faits, les analyses et les nouvelles perspectives pour rendre accessibles des siècles d’histoire. 

Flag of the Syrian Social Nationalist Party. Flag of the Lebanese Communist Party. Democratic Front for the Liberation of Palestine – Flag. Flag of Kurdistan Workers’ Party 1978.

La guerre du Liban ou guerre civile libanaise est une guerre civile ponctuée d’interventions étrangères qui s’est déroulée de 1975 à 1990 en faisant entre 130 000 et 250 000 victimes civiles. Les séquelles du conflit se font sentir sur une longue période avec une laborieuse reconstruction, le maintien de milices armées autonomes et des reprises ponctuelles de violences. L’État libanais moderne est né à l’issue de la Première Guerre mondiale, à la faveur des découpages des anciennes possessions de l’Empire ottoman au Proche-Orient après sa défaite face aux Alliés. Ce tracé géographique a été souhaité par le patriarcat maronite en vue d’assurer la viabilité économique du futur État, à travers les ressources agricoles des plaines de la Bekaa et du Akkar, greniers historiques de la montagne. Le pays, né ainsi en 1920, est multiconfessionnel. Il en résulte que le nouveau pays compte officiellement dix-sept communautés, chacune ayant un droit privé spécifique. Parmi les chrétiens, les maronites sont les plus nombreux.

Entre 1926 et 1943, sous le contrôle français, la Constitution du Liban est mise en place. Le président devait être chrétien entre 1926 et l’indépendance du Liban en 1943, puis maronite à partir de 1943 à la suite d’une modification de la Constitution, le premier ministre sunnite, et le porte-parole du gouvernement chiite. Les sièges parlementaires ont été répartis entre les chrétiens et les musulmans. Les maronites ont également reçu le contrôle de l’armée. En retour, ils devaient reconnaître le Liban comme un pays arabe. Les forces politiques qui dominent la scène libanaise ne sont pas des partis au sens moderne du terme, mais plutôt des rassemblements autour d’un notable, épaulé par ses hommes de main, les abadays, recrutés sur une base communautaire et locale.

Les affrontements politiques tournent donc le plus souvent autour d’une rivalité de clans. Ce système est une porte ouverte à la corruption car les loyautés diverses sont d’abord familiales et locales, ensuite régionales. Chaque décision passe par un consensus entre les dirigeants qui doivent s’assurer du soutien de leur communauté respective. Les politiques ne se limitent pas au partage du pouvoir : la gestion des entreprises publiques est confiée aux partisans et aux proches. Les années 1950 voient fleurir quelques partis politiques  modernes , dont deux jouent un rôle fondamental à partir des années 1970, ils représentent le fossé qui s’est ouvert entre les Libanais. 1970, au plus fort du succès économique libanais.

Les inégalités sociales et économiques présentent un double caractère régional et confessionnel. La communauté chiite est la plus pauvre, tandis que les fortunés se trouvent chez les Grecs orthodoxes et que les classes moyennes sont chez les maronites. En 1948, lors de la guerre israélo-palestinienne à la suite de la naissance de l’État d’Israël, environ 140 000 Palestiniens se sont réfugiés au Liban. Beyrouth abrite de nombreux intellectuels et opposants politiques arabes, et devient un foyer de réflexion et de contestation.

Le Liban devient un lieu de dialogue privilégié, non seulement entre les Arabes et le reste du monde, mais souvent aussi pour les États arabes entre eux. Article détaillé : Crise libanaise de 1958. La classe dirigeante subit des conflits internes, l’enjeu de cette agitation étant le partage des postes de pouvoir. Les Libanais conservateurs chrétiens craignent pour la cohésion nationale, alors que les Arabo-Palestino-progressistes, pour la plupart musulmans, sont solidaires de la résistance. Les milices commencent à s’armer massivement, le clan pro-arabe étant soutenu par les Palestiniens, alors que les principaux partis libanais chrétiens se tournent vers l’Occident. Les camps de réfugiés servent de base d’entraînement militaire et plusieurs centaines de fedayins lancent des opérations commando contre la frontière nord d’Israël, ou même des actions armées à l’étranger. Israël exige du Liban qu’il assure la paix sur la frontière en contrôlant l’activité des Palestiniens sur son territoire, mais le Liban est trop faible pour résoudre le problème.