La Ligue européenne de coopération économique, 1946-1981: Un groupe d’étude et de pression dans la construction européenne PDF

Image de la poignée de main entre Philippe Pétain et Adolf Hitler, à Montoire, le 24 octobre 1940. Cette collaboration consiste aussi, d’autre part, en d’autres formes de collaboration plus informelles auxquelles se livrent des Français en dehors la Ligue européenne de coopération économique, 1946-1981: Un groupe d’étude et de pression dans la construction européenne PDF l’appareil d’État.


Occupation, voire des membres de la Gestapo, etc. Il peut y avoir recouvrement entre la collaboration d’État et le  collaborationnisme  : de nombreux collaborationnistes parisiens, certains partisans convaincus de la victoire allemande et de l’idéologie nazie, sont ainsi entrés au gouvernement de Vichy. Articles détaillés : Régime de Vichy et Collaboration policière sous le régime de Vichy. En 1941, le maréchal Pétain et l’amiral Darlan avec le maréchal du Reich Hermann Göring. La collaboration d’État est l’aide apportée à l’Allemagne nazie par le gouvernement de Vichy et l’administration française. Pour Pétain, comme pour Laval, les concessions faites à l’occupant à partir de l’accord de Montoire devaient entraîner sa mansuétude : devant ces gages de bonne volonté, l’Allemagne aurait accordé des contreparties, comme le retour des prisonniers de guerre français, l’aménagement de la ligne de démarcation ou le retour du gouvernement français à Versailles.

Mais, Hitler, en raison de son immense francophobie, n’était nullement disposé à faire des concessions au vaincu de juin 1940. Mais il avoua par la suite sa déception devant l’absence d’accord concret, et d’engagement de la part d’Hitler. Ceci ne l’amena pourtant pas à tirer les leçons de cet échec, dont il ne soupçonna sans doute jamais la portée réelle. Laval et lui pariaient sur une victoire allemande définitive, et ils voulaient faire de la France le partenaire privilégié d’Adolf Hitler dans l’Europe nazie. Le régime de Vichy, pour démontrer sa bonne volonté, a donc recherché la collaboration et fréquemment anticipé ou surenchéri sur les demandes allemandes. Quant aux concessions obtenues en échange de la collaboration, elles furent pour le moins très limitées, le fardeau de l’Occupation ne cessant de s’alourdir jusqu’au bout.

Parmi les collaborationnistes qui ont participé aux différents gouvernements de Vichy ou lui ont apporté leur soutien, on peut citer Fernand de Brinon, admirateur du Troisième Reich dès avant-guerre, qui est ainsi le délégué général de Vichy en zone Nord de 1941 à 1944. Si de nombreux collaborationnistes parisiens méprisent ouvertement le régime de Vichy qu’ils jugent trop réactionnaire et pas assez engagé dans l’alliance avec le Troisième Reich, d’autres se proclament inconditionnels du maréchal Pétain, à commencer par Darnand. Pierre Laval, la plus importante personnalité à Vichy, après Pétain, entretenait des relations politiques très étroites avec Déat et Darnand, et prit en personne la tête de la Milice française, organisation collaborationniste très violente et jusqu’au-boutiste, supplétive de la Gestapo. Bernhard Griese et du préfet Antoine Lemoine, à l’hôtel de ville de Marseille, pendant la rafle de Marseille, janvier 1943.

Bien que le port de l’étoile jaune n’eût jamais été instauré en zone libre, le régime de Vichy fit apposer le tampon  Juif  sur les papiers d’identité, et ne protesta pas non plus contre la mesure prise en zone nord. Articles détaillés : Collaboration policière sous le régime de Vichy et Brigades spéciales. Otto Abetz les trois protocoles de Paris du 28 mai 1941. La Milice française, qui joua un rôle de force supplétive de l’armée allemande, par exemple lors de l’écrasement du maquis du Vercors en 1944, fut créée par le régime de Vichy le 30 janvier 1943. Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète.