La Mondialisation Chez Les Amerindiens PDF

Ces âmes ou ces esprits la Mondialisation Chez Les Amerindiens PDF, manifestations de défunts ou de divinités animales, peuvent agir sur le monde tangible, de manière bénéfique ou non. Une seule et même âme est à la fois principe de vie et principe de pensée.


Platon, Paracelse, Paul-Joseph Barthez, Félix Ravaisson, Bergson, H. L’animiste ne se contente pas de subordonner la matière à la vie, mais, qui plus est, il soumet la vie à la pensée. Les philosophes d’inspirations vitalistes considèrent au contraire l’activité intellectuelle comme fondamentalement subordonnée à la  vie . C’est cette expérience qui aurait fondé la notion d’ âme . La théorie de Tylor sur l’animisme eut un énorme succès. Le terme fut ensuite beaucoup repris, discuté et critiqué.

Il se place pour cela dans la situation de l’Homme s’identifiant au monde suivant deux perspectives complémentaires : celle de son  intériorité  et celle de sa  physicalité  vis-à-vis des autres, humains et non humains. L’animisme correspondrait à la perception d’une identité commune des intériorités des existants, humains et non humains, et à celle d’une identité distincte entre leurs physicalités. Ainsi, pour Philippe Descola, l’animisme se caractérise ainsi. Pygmées, les Dogon de Tireli au Mali, en Nouvelle-Calédonie. Comment rendre compte de la forme non humaine des non-humains ? En particulier pour désigner les religions négro-africaines originelles.

Une fois de plus, ce terme relève du langage courant, il n’a pas de portée anthropologique. Dans beaucoup de religions sinon toutes, les éléments naturels occupent une place importante. Pour autant, aucune de ces religions ne rend un culte  aux pierres ou au vent . Mais ils ne les adorent pas eux-mêmes, ils attribuent leur puissance à des forces surnaturelles qui les commanderaient : ils les ont divinisés ou vénèrent les esprits ou les dieux qui les dirigent. Certains lieux présentant des caractères physiques impressionnants ont marqué tous les peuples qui les ont traversés. L’interprétation  animiste  de religions  traditionnelles  comme celles de l’Afrique noire, repose sur une appréhension simpliste de cultes jugés  primitifs  et sur la conviction implicite de la supériorité des religions et des cultures des nouveaux venus.

L’appellation d’animisme n’en reste pas moins et malheureusement généralisée. A Mayotte par exemple, une petite île française située dans le canal du Mozambique entre l’Afrique et Madagascar, religion et animisme cohabitent : en effet, Mayotte conserve une originalité culturelle liée aux diverses influences qui ont forgé son identité qu’elles soient malgaches, africaines, européennes ou arabes. Les voyageurs et les colons européens, observant des offrandes, des sacrifices et des rites devant des éléments naturels tels que le fleuve Saloum, la pierre d’Abeokuta, etc. Négro-Africains leur attribuaient une âme, d’où le terme d’animisme. Une autre approximation consiste à opposer un animisme africain polythéiste, puisque vénérant d’innombrables esprits, aux religions monothéistes. Il y a plus qu’une parenté entre l’animisme et le totémisme, le chamanisme ou le shintoïsme : une interpénétration, tous comportant une part d’ animisme .

Le totémisme est présent dans beaucoup de sociétés animistes ou chamaniques, dont il est un autre aspect de la vision du monde et de la culture. Cette parenté existe parce que le totem est souvent assimilé à un ancêtre. L’animisme africain et le shintoïsme japonais, d’ailleurs de lointaine origine chamanique, ont en commun le culte des ancêtres, dont les pratiques rituelles et les offrandes peuvent être assez proches de celles pratiquées en Afrique ou dans les religions afro-américaines. Chaman en séance avec le feu. Ce qu’il est convenu d’appeler animisme est présent dans d’autres civilisations. Animisme : tendance à concevoir les choses comme étant vivantes et douées d’intention .

Par exemple, l’enfant dit que la chaise contre laquelle il se cogne est  méchante , il croit que sa poupée est vivante. Selon la théorie de Piaget, durant le  stade 1 , à 6-7 ans, l’enfant confond vie et activité : le Soleil est vivant, puisqu’il éclaire. Durant le  stade 2 , vers 7-8 ans, l’enfant, plus précisément, assimile vie et mouvement : la table n’est pas vivante car elle ne bouge pas, mais le Soleil, oui, car il bouge. Durant le  stade 3 , vers 9-10 ans, l’enfant tient la vie pour le mouvement propre : la mouche est vivante car elle se meut elle-même, mais la bicyclette, non, car on la pousse. L’animisme parmi nous, Presses universitaires de France, Paris, 2009, 219 p. Denis Bon, L’animisme : l’âme du monde et le culte des esprits, De Vecchi, Paris, 2002, 140 p. Chancerel, Recherches sur la pensée biologique de Stahl, 1934.