La Roue du temps : Les chamans du Mexique ancien, leurs pensées sur la vie, la mort, l’univers PDF

Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. Carlos Castaneda, dont l’existence pourrait être fictive et qu’il aurait rencontré alors qu’il effectuait des recherches anthropologiques la Roue du temps : Les chamans du Mexique ancien, leurs pensées sur la vie, la mort, l’univers PDF Mexique, près de la frontière américaine.


Peu avant sa disparition en avril 1998, Carlos Castaneda a réalisé cette anthologie de citations tirées de ses huit premiers ouvrages, de L’Herbe du diable et la petite fumée (1968) à La Force du silence (1987), en passant par Voir, Voyage à Ixtlan, Histoires de pouvoir, Le Second Anneau de pouvoir, Le Don de l’Aigle et Le Feu du dedans. Chacune de ces sélections est suivie d’un commentaire inédit, qui fait de ce livre à la fois une synthèse et une initiation idéales à la pensée de son auteur.

Dans chaque ouvrage de Castaneda, une partie de l’enseignement de don Juan est présentée, au gré de l’initiation de l’auteur lui-même. Cherchant un successeur, don Juan l’a trouvé en la personne de Castaneda, lors d’une rencontre providentielle à la gare de Nogales. Tous ces jeunes gens recevront l’enseignement de don Juan et de don Genaro, pour mener par eux-mêmes le voyage définitif. Toutefois, don Juan verra plus tard que Castaneda n’était pas destiné à ce clan.

La connaissance de don Juan provient des recherches et pratiques des anciens voyants, les premiers sorciers-chamans de l’époque précolombienne. Cette tradition, au vu des aberrations qu’elle avait engendrées, a été revue et corrigée par les nouveaux voyants. L’apprenti est placé en état d’attention accrue par le coup du nagual : si don Juan frappe Castaneda sur l’omoplate, c’est afin de déloger le point d’assemblage de son emplacement ordinaire, et le faire accéder à cet état de conscience, l’attention seconde. Pour celui qui peut « voir », c’est-à-dire percevoir la nature « lumineuse » des événements, des objets et des êtres vivants, un être humain est un feuilletage généralement ovoïde de filaments lumineux. Sur cet « œuf » d’environ 2 mètres de haut, l’on trouve le « point d’assemblage », cet instrument qui nous donne notre apparence, en même temps que nos perceptions. Il se situe sur l’œuf lumineux à quelques dizaines de centimètres au-dessus et à l’arrière de l’épaule gauche. Ce que les praticiens de tradition toltèque ont découvert, c’est que le point d’assemblage est un curseur mobile qui établit une voie à deux sens entre ce qui est perçu et le corps physique: Juan Matus, par exemple, en adoptant toutes les perceptions du corbeau, peut se transformer en corbeau.

Cette immense découverte a rendu les anciens voyants toltèques trop sûrs d’eux-mêmes. Les Toltèques, en négligeant l’art de se faufiler dans le monde des humains, sont morts par milliers, repérés et tués par l’Inquisition espagnole. Pendant et après cette époque violente, Juan Matus, ainsi que les chefs des clans qui l’ont précédé, durent revoir leurs préceptes, abandonner toute forme de condescendance ou « auto-contemplation », et rectifier leur doctrine avec un seul mot d’ordre pour leur clan: quitter cet univers prédateur pour atteindre d’autres mondes possibles. Le point d’assemblage est l’endroit sur chacun où les émanations du monde s’assemblent en une perception humaine. La position commune du point d’assemblage est nommé lieu de l’auto-contemplation.