La Touraine dans la Grande Guerre PDF

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Loin du front, la Touraine est pourtant engagée pleinement dans la première guerre mondiale. Cent ans plus tard, James Derouet explore les archives d’Indre-et-Loire. Témoignages, récits, anecdotes, il nous fait revivre le quotidien de la Touraine, de 1914 à 1919. Sur le front, le 66e régiment d’infanterie – le Six-six -, basé à Tours, perd 1 287 hommes le 8 septembre 1914 lors de la bataille de la Marne. Un choc terrible. Quand en décembre 14, il faut fournir 50 000 cache-nez pour les Poilus, des milliers de femmes tricotent sans relâche. Dans les plus petits villages, chacun fait des efforts, jusqu’à la réquisition, par exemple, du cheval du corbillard d’Orbigny. La Touraine devient la terre d’accueil de réfugiés de tous horizons. Les carnets de sucre et les cartes d’approvisionnement se mettent en place, les femmes remplacent les hommes au travail ; en même temps, l’Américan Red Cross adresse des dons aux familles les plus éprouvées. Les Poilus tourangeaux payent leur tribut : découvrez l’un d’eux décédé en août 1914 au Tonkin, un soldat de moins de 18 ans, un brave plus de 70 ans, un autre relâché par les Turcs en 1926…

Le Grand Nord pour Nicolas Bouisson, originaire du Var. Il a appris à piloter en Touraine. Et il y a fait sa vie. En juillet 1937, la revue Air Touraine, organe de l’aéro-club tourangeau du même nom, reproduit un article envoyé par Eugène Rouzier-Dorcières au journal Le Petit Marseillais le 17 juin 1915.

Eugène Rouzier-Dorcières était journaliste et écrivain. Il avait publié un livre « Sur le pré, souvenirs de duels ». Il avait été escrimeur et aurait organisé plus de 200 duels, une activité à la mode à cette époque. Charpentier en fer Mais auparavant,précisons le contexte. Nicolas Bouisson est né en 1891 à Toulon.

Orphelin, il habitait avec son oncle à La Seyne-sur-Mer. Celui-ci était contremaître aux Forges et Chantiers de la Méditerranée, la plus ancienne des sociétés françaises de constructions navales. Nicolas Bouisson y était charpentier en fer. Il a été incorporé comme mécanicien fin 1912 pour son service militaire. Notamment à Avord jusqu’en mai 1914 puis dans une école de pilotage en région parisienne. Là, ne croyez pas qu’il fut uniquement un mécanicien. Avec son accent chantant et son esprit de décision et d’énergie, il monta souvent en appareil comme mitrailleur.

Ils partaient dès le lendemain de son arrivée, en fin d’après-midi, bombarder la gare de Somain, à l’est de Douai, et Farbus, au sud de Lens, sur le chemin du retour à Humières. Ils abandonnent car l’appareil ne monte pas », est-il noté dans le Journal de marche et d’opérations au GB 2. Ses vêtements traversés par la mitraille Le 13 juin donc, ordre était donné de retourner à La Brayelle, près de Douai. 4 de la VB 106 mais le capitaine de Castel et le sergent Beauté déclaraient forfait en raison d’ennuis mécaniques. Les lignes ennemies franchies, ils sont à 2. Le capitaine Roux finissait par retrouver ses esprits. Trente-deux kilomètres sous la rafale teutonne viennent d’être franchis.

Le 20 juin, avec effet au 17, le capitaine Roux était fait chevalier de la Légion d’honneur. Blessé au mollet, il revenait pourtant dès le 9 août, avant l’expiration de son congé de convalescence. Le caporal Nicolas Bouisson, lui, était cité : A fait preuve de sang-froid et d’énergie en aidant son pilote, grièvement blessé, à ramener dans nos lignes son avion gravement atteint. A eu ses vêtements traversés par la mitraille. A l’assaut des gares Le duo reprenait donc sa place au sein de l’escadrille, près de Nancy. 18 décembre, devant le duc Arthur de Connaught, cousin du roi d’Angleterre. Mais aussi à l’assaut des gares.

Mais le lendemain, c’était d’un autre futur as, Charles Nungesser, une victoire, qui quittait l’escadrille pour la N65. Il finira la guerre avec 43 victoires. Fin octobre, le capitaine François de Castel rejoignait l’aviation d’Orient. Le capitaine Roux récupérait son avion, le V1064. Nicolas Bouisson est plus difficile à suivre. Jusqu’à ce qu’il change de place. Car l’année suivante, il est retenu pour devenir pilote.