Le chant des pavots PDF

Cher visiteur, vous êtes allé sur le site en tant qu’utilisateur le chant des pavots PDF enregistrés. Fidèles apportant des offrandes, sarcophage d’Aghia Triada, époque néopalatiale, musée archéologique d’Héraklion.


L’étude de la religion minoenne repose sur les objets découverts lors des fouilles des différents sites archéologiques de Crète. Ces découvertes offrent aux archéologues des matériels nombreux et variés, à travers les palais minoens, autels, sanctuaires, objets de culte, tombes, cryptes à piliers, cavernes, idoles votives, sceaux et fresques. Parfois, les archéologues retrouvent dans certains rites chrétiens de la Crète contemporaine, des rituels qui s’apparenteraient à ceux des Minoens. Anneau de Minos , probablement de Cnossos, époque néopalatiale tardive, musée archéologique d’Héraklion. Les Minoens ont personnifié la végétation par un  enfant divin  ou un  jeune dieu  qui meurt et ressuscite tous les ans.

Le  jeune dieu  n’est pas la seule divinité mortelle connue dans la religion préhellénique. Les Préhellènes croyaient, semble-t-il, aussi à la mort et à la renaissance d’une  jeune déesse  de la végétation. La religion préhellénique survécut à la  catastrophe minoenne , préservant les noms de quelques divinités préhelléniques mentionnées par les auteurs grecs et latins, ou trouvés dans des inscriptions grecques, comme Dictynna et Britomartis. Sceau en onyx représentant la déesse sous sa forme Maitresse des Animaux, entouré de griffons. La divinité féminine préhellénique prend des formes variées et nombreuses, et on ne sait pas avec exactitude si ces formes correspondent à des déesses différentes ou à des aspects divers d’une seule déesse.

La civilisation minoenne donne l’impression d’avoir été matriarcale, et pendant longtemps on considéra qu’il n’y avait pas eu de dieu mâle dans la religion crétoise. Mais pour de nombreux chercheurs, il serait cependant l’ancêtre du Zeus de la Grèce classique. Le Jeune Dieu apparait sous les traits d’un dompteur de bêtes sauvages ou armé d’un arc avec un lion à ses côtés. Représentation d’une  conversation sacrée  entre une déité mâle et une déesse. Dans les scènes rituelles, on voit apparaitre aux côtés des divinités diverses créatures qui représentent peut-être les esprits de la végétation. Pour Alexiou, l’origine de ces personnages remonte peut-être aux rites magiques, auxquels participaient des hommes porteurs de masques d’animaux. Réplique de cornes sacrées par Evans à Knossos.

Des cornes étaient installées sur les banquettes et les autels. Parfois, les cornes sont associées à des double-haches, des branches et des vases à libations. On trouve tout d’abord des paires de cornes réelles. L’un des spécimens les plus notables est la paire de cornes de l’autel aux double-haches, à Knossos, où deux paires, faites de stuc ont été découvertes in situ avec des idoles. Entre les cornes, chaque paire présente une fente, comme si quelque chose pouvait y être inséré, peut-être une double-hache.