LE MOYEN AGE. Voyage au coeur du monde médiéval PDF

Un homme barbu chevauche un cheval blanc qui paraît assez petit, avec une tête très fine. Il fait face à LE MOYEN AGE. Voyage au coeur du monde médiéval PDF hommes d’Église, devant une église. Charlemagne avec un cheval de type médiéval. Le cheval au Moyen Âge est largement utilisé par l’Homme pour la guerre, le transport, et dans une moindre mesure l’agriculture.


Les chevaux médiévaux sont rarement différenciés par race, et généralement désignés selon leur usage. D’importants progrès techniques, souvent issus d’autres cultures, ont permis des changements majeurs dans l’équipement équestre, à la fois pour la guerre et dans l’agriculture. Des chercheurs ayant une bonne connaissance des chevaux de race modernes et de l’équitation ont analysé le cheval médiéval à partir de documents écrits et imagés, ainsi que des trouvailles archéologiques, pour obtenir des éléments de preuves. Les hypothèses et les théories développées par les historiens continuent de faire l’objet de débats, notamment sur des questions relatives à l’élevage ou à la taille du cheval.

Deux hommes marchent côte à côte sur deux petits chevaux qui semblent calmes, de couleur marron. Scène de bataille montrant de nombreux guerriers et des chevaux élégants. La victoire de Charles Martel durant la bataille de Poitiers, en octobre 732, aurait permis aux Francs de capturer des chevaux de grande valeur. Paolo Uccello montre le type puissant des chevaux de bataille. Quelle que soit leur origine exacte, les chevaux espagnols sont réputés les plus efficaces et les plus coûteux. L’importance de l’élevage des chevaux pour accroître les succès guerriers commençant à se faire connaître, les programmes d’élevage se multiplient. Beaucoup de ces changements sont dus à l’influence de la culture islamique, à la fois par les croisades et les invasions arabes de l’Espagne.

Quelques-uns des premiers pedigrees consignés par écrit dans l’histoire de l’Europe sont tenus à jour par les moines chartreux, qui figurent aussi parmi ceux qui élèvent le genet d’Espagne. Norrois  sont importés de Frise, région alors réputée pour la qualité de son élevage. Cette théorie suggère que ces chevaux abandonnés comme montures de guerre furent absorbés, croisés et métissés avec les chevaux dits à sang froid utilisés pour le travail. Tout au long de la période médiévale, les chevaux sont rarement décrits par leur race mais plutôt par type, selon leur objectif ou leurs attributs physiques.

Bon nombre de définitions sont interchangeables. Ainsi, de nombreux termes utilisés pour les chevaux au Moyen Âge ne décrivent pas des races telles que nous les connaissons, mais plutôt l’apparence ou le but de l’animal. De manière générale, le type du cheval reflète la richesse de son utilisateur : un seigneur ne monte jamais le même type d’animal que celui que les paysans utilisent à la charrue, à la charrette, ou pour porter les produits sur les foires. L’un des chevaux les plus connus est le destrier, réputé et admiré pour ses capacités en temps de guerre. Fauconnerie à cheval au Moyen Âge. Les montures semblent être des palefrois de type genêt d’Espagne. La haquenée est un cheval ou plus fréquemment une jument d’allure douce, allant ordinairement l’amble, que montent le plus souvent les dames.

Il est couramment monté par les châtelains, les hommes d’armes, et les plus pauvres chevaliers. Quelques races présumées sont mentionnées dans les documents médiévaux. L’Irish Hobby, cheval léger d’environ 1,30 m à 1,40 m, est développé en Irlande à partir de chevaux barbes ou libyens. Article connexe : Cheval dans la guerre.

Alors que la cavalerie légère est utilisée pour la guerre sur de nombreux siècles, seule l’époque médiévale voit la montée en puissance de la cavalerie lourde, et en particulier des chevaliers en Europe occidentale. Les batailles rangées sont parfois inévitables, mais rarement menée par la cavalerie lourde. Lors des guerres qui voient s’affronter différents peuples, de nombreux styles d’équitation et des utilisations militaires variées du cheval se côtoient. Les armées arabes, qui ne comportent quasiment que des cavaliers, conquièrent l’Europe par le sud. Ces techniques nécessitent pour le cavalier de mettre pied à terre et le rôle du cheval de guerre change lui aussi. D’autres chevaux tirent les wagons et transportent des fournitures pour les armées.

Articles détaillés : Tournoi et Joute équestre. Il s’agit à la fois d’un sport et d’une formation au combat. Des chevaux sont élevés spécialement pour la joute, et des armures lourdes mises au point pour eux. Notez les jambes de ces derniers qui descendent largement au-dessous du corps des chevaux. Le cheval le plus connu au Moyen Âge est le destrier, réputé pour le transport des chevaliers sur les champs de bataille.

Les étalons sont le plus souvent utilisés comme montures de guerre en Europe, en raison de leur agressivité et de leurs tendances à avoir le sang chaud. Les chevaux de guerre sont nettement plus chers que les autres, les destriers semblent avoir formé le type le plus prisé mais les chiffres varient fortement d’une source à l’autre. Il existe de nombreux litiges parmi les cercles médiévistes au sujet de la taille des chevaux de guerre. Toutefois, il existe des preuves pour régler ces différends au sujet de la taille. Cette moyenne ne semble pas varier énormément pendant la période médiévale. Barde et armure du roi Sigismond II de Pologne, vers 1550.