Le problème de la prédestination à la vertu dans le stoïcisme PDF

On parle d’ herméneutique  pour l’interprétation des textes en général. L’interprétation des Écritures saintes, qu’il s’agisse de la Bible ou du Coran, est un sujet qui demeure délicat. L’interprétation de symboles divinatoires fait également appel à des herméneutes, comme en Chine et au Japon, lors de séances de scapulomancie, de plastromancie, le problème de la prédestination à la vertu dans le stoïcisme PDF’achilléomancie ou autres formes d’arts divinatoires.


Cette étude s’intéresse à l’un des plus anciens débats sur la question de la liberté ou du déterminisme. Existe-t-il une destinée toute tracée pour chacun d’entre nous? Sommes- nous les artisans de nos vies? Les stoïciens grecs, notamment Chrysippe, tentent de concilier les deux positions dans leur système. Malgré le succès du stoïcisme en philosophie antique, des critiques ont mis en évidence certaines faiblesses dans leur solution au problème. Les objections proviennent surtout des disciples d’Aristote, et Alexandre d’Aphrodise les reprend en tentant de montrer que la position stoïcienne est en contradiction avec elle- même. Pour ce faire, il se base sur des éléments de la physique stoïcienne qui invitent à penser que tout est prédéterminé. Dès lors, une contradiction importante apparaît lorsque cette physique est mise en lien avec l’éthique stoïcienne, où l’enseignement de la vertu prend tellement d’importance. Et pourtant, la pensée stoïcienne se présente comme un système unissant intimement éthique, physique et logique. C’est en examinant ces trois domaines dans leurs interrelations que nous proposerons une issue au débat.

L’herméneutique est aussi ancienne que le sont les religions, les spiritualités et la philosophie. Il y développe notamment sa théorie du jugement affirmatif et négatif, de la contradiction et de la contrariété. Son point de départ est l’analyse des éléments sémantiques :la lettre, le nom, le verbe, la proposition. On peut mesurer ainsi le changement de paradigme de l’époque médiévale à l’époque contemporaine : la logique, c’est-à-dire l’ancienne herméneutique de l’Organon, est devenue la logique symbolique, tandis qu’une nouvelle herméneutique a émergé.

En ce sens, aucun champ n’échapperait à l’herméneutique, pas même la science dite univoque, c’est-à-dire non sujette aux querelles d’interprétation, et rigoureuse, non affectée par la contingence des images humaines. Les stoïciens développent un naturalisme herméneutique qui assimile les dieux comme représentations à des forces physiques. D’un autre motif en rapport avec la physique est découlée une grande multitude de dieux qui, revêtus d’une forme humaine, ont donné matière aux fables des poètes, mais ont rempli la vie humaine de superstitions. La tradition du judaïsme rabbinique connaissait depuis longtemps des règles d’interprétation de la Torah. Rabbi Ishmaël, développant les sept règles d’Hillel, exposa treize principes. La gematria dévoile la valeur numérique d’un mot ou d’une phrase pour révéler les équivalences avec les mots ou les phrases d’égale valeur. Adam engendrera David et de la lignée de David viendra le Messie.