Le profilage des populations PDF

Afghanistan, qui contrôle de facto l’Afghanistan de 1996 le profilage des populations PDF 2001. Omar est issu d’un milieu paysan, ce qui influencera beaucoup ses idées.


Notre monde d’hypersurveillance n’a plus rien à voir avec Big Brother. Les contrôles désormais sont invisibles et mobiles, de plus en plus tributaires de la participation involontaire des individus.
Ce livre vise à cerner l’origine, les contours et la dynamique de cette surveillance post-orwellienne. À partir de la rupture fondamentale introduite au XIX e siècle par le libéralisme et la reconnaissance des droits de l’homme, il retrace l’évolution fluctuante du couple libertés/contrôles.

La révélation de l’accès aux communications des internautes par l’Agence nationale de sécurité américaine (NSA), en juin 2013, est venue rappeler l’ampleur du fichage et du traçage numériques. Le monde d’hypersurveillance dans lequel nous vivons n’a plus rien à voir avec le Big Brother totalitaire d’Orwell. Loin d’un modèle disciplinaire, les contrôles, exercés par une diversité d’acteurs publics et privés, y sont invisibles et mobiles, de plus en plus tributaires de la participation involontaire des individus et souvent à des fins d’anticipation de leurs comportements.
Ce livre vise à cerner l’origine, les contours et la dynamique de cette surveillance postorwellienne. À partir de la rupture fondamentale introduite au XIXe siècle par le libéralisme et les droits de l’homme, il retrace l’évolution fluctuante du couple libertés/contrôles. Au gré des crises économiques, sociales et morales, les progrès politiques et civiques ont été accompagnés par de nouveaux agencements des outils d’observation et de profilage, qui, après avoir visé des catégories particulières (vagabonds, ouvriers, migrants), ont bientôt concerné l’ensemble de la population. À cet égard, l’informatique, malgré la volonté proclamée des États d’en limiter les usages liberticides, opère une véritable révolution du contrôle. Cette mutation, qui se poursuit aujourd’hui avec l’appropriation des technologies numériques par des monopoles privés à l’échelle mondiale, va à contresens du projet de libération annoncé voilà plus de deux siècles.

Après avoir suivi des cours de théologie dans un séminaire deobandi pakistanais à la frontière, il se rend dans un village de la région de Kandahar, Sangesar, pour y fonder une école coranique. Il prend alors le titre de mollah. Au printemps 1994, des villageois se plaignent auprès de lui de l’enlèvement de deux jeunes filles par un chef local. Le mouvement taliban fait alors son apparition en Afghanistan en 1994 et gagne rapidement du terrain, notamment parmi les populations pachtounes, apparaissant comme une alternative à la guerre civile. Le mollah Omar est le principal commanditaire de leur destruction, survenue en mars 2001. Bien que dirigeant de fait l’Afghanistan, le mollah Omar se fait remarquer par sa discrétion, quittant peu sa maison de Kandahar.

Il ne se rendit que deux fois à Kaboul, qu’il considérait comme une ville pervertie et occidentalisée. Il ne donne que très peu d’entrevues, et on ne possède que très peu de photos de lui. S’il exerce une haute influence, le mollah Omar ne dirige pas le gouvernement de Kaboul. Sa conduite est déléguée à une choura, qui s’élargit au fil des années, et qui devient de fait le gouvernement du pays. Rabbani, nommé chef du  Conseil de surveillance . Le 1er mars 2001, les Talibans commencent la destruction des Bouddhas de Bâmiyân au moyen d’explosifs et de tirs d’artillerie.