Le Rap est né en Jamaïque PDF

Le reggae le Rap est né en Jamaïque PDF un genre musical ayant émergé à la fin des années 1960, il est la plus populaire des expressions musicales jamaïcaines. Musique populaire jamaïcaine née, à la fin des années 1960, de la fusion du ska et des rythmes calypso venus de la Trinité avec le blues et le rock and roll nord-américain, et caractérisée par un rythme binaire syncopé avec le décalage du temps fort. Le reggae en tant que terme musical est apparu pour la première fois dans la chanson Do the Reggay de The Maytals et elle a défini le genre en développement en lui donnant son nom. Il y a un mot que nous utilisions en Jamaïque et qui s’appelait streggae.


Le rap et le remix ont bouleversé la musique populaire mondiale. Selon une idée convenue, le rap serait né à New York. Or ses origines jamaïcaines et ses premiers succès internationaux, bien avant les tubes américains, étaient jusqu’ici presque passés sous silence. Contrairement aux poncifs, ces pratiques essentielles ont presque entièrement été créées et perfectionnées en Jamaïque. Elles figuraient au coeur de la musique populaire de l’île bien des années avant d’être reprises par des musiciens non jamaïcains et d’être livrées au grand public. Ce livre raconte l’extraordinaire histoire de la culture Dl jamaïcaine, du reggae au remix. La pratique du rap sur des disques instrumentaux remonte à 1950 en Jamaïque. Elle a été introduite dans le Bronx par le jamaïcain Kool Herc et ses compatriotes. Rétablissant la réalité historique, Bruno Blum permet enfin de rendre justice à des artistes jamaïcains comme King Stitt, U Roy ou Dillinger dont le  » Cocaine in my Brain  » fut un succès international dès 1976. L’immense contribution de la Jamaïque à la musique populaire mondiale ne doit plus être victime de la désinformation du géant américain.

Si une fille marche et que les gars la regardent et se disent: mec, elle est streggae, cela veut dire qu’elle ne s’habille pas bien, elle a l’air loqueteuse. Les filles diraient ça aussi des hommes. C’était juste quelque chose qui est sorti de ma bouche. Les gens me disent plus tard que nous avions donné son nom au son. Il y a d’abord le mento, notre musique locale traditionnelle. Le ska, le rocksteady et le reggae ont pris au mento le jeu à contretemps de la guitare rythmique, et aussi certaines chansons transformées. Tu le retrouves dans toutes nos musiques, le reggae, le calypso, le mento, la musique de la Martinique, de la Guadeloupe, tu le retrouves dans le hi-life, mérengue.

Une grande part du mento provient de la musique populaire. Mais nous avons aussi des traditions folk très fortes, qui pénètrent dans la musique à différentes étapes de son développement. Par exemple tu as la musique burru, le tambour traditionnel africain sur lequel les gens font des chansons sur les évènements locaux. Le terme apparaît en 1968 en Jamaïque, mais son origine est controversée. Peter Tosh, et son groupe sur scène en 1978. Derrière toutes ces étymologies possibles, se dessinent les particularités d’un genre musical fait d’héritages, de brassages, d’appropriations et de confrontation à la dure et rugueuse réalité.