Le Temple et sa Symbolique PDF

Vue du site de Borobudur en 2007. Le site, construit le Temple et sa Symbolique PDF alentours de l’an 800, semble avoir été abandonné vers l’an 1100. Pendant une tournée d’inspection à Semarang dans le centre de Java en 1814, Thomas Stamford Raffles, alors lieutenant-gouverneur de l’île, entendit parler d’un grand monument dans la forêt près du village de Bumisegoro.


Des menhirs aux ziggourats de Mésopotamie, des pyramides d’Egypte à la fête des tentes de la Bible, du labyrinthe de Dédale aux temples grecs et romains, de la Ka’aba de La Mecque aux églises chrétiennes du Moyen Âge, Patrick Négrier nous offre un panorama complet des espaces sacrés créés au cours des siècles par les hommes, en analysant leur organisation et leur structure symbolique.
Le « temple » est donc entendu ici au sens le plus large, comme « centre du monde », distribuant l’espace entre les sphères du sacré et du profane, et comme construction figurant le parcours initiatique de l’homme. Mais une place privilégiée est faite au Temple de Salomon, archétype du Lieu sacré repris comme modèle dans toute la civilisation judéochrétienne, et dont la franc-maçonnerie utilise encore aujourd’hui la symbolique.

Pendant deux mois, Cornelius et ses 200 hommes abattirent des arbres, firent brûler la végétation et creusèrent dans le sol, mettant au jour le monument. Le temple est à la fois un sanctuaire dédié au Bouddha, mais aussi un lieu de pèlerinage bouddhiste. C’est à la fois un stûpa et, vu du ciel, un mandala. Il est constitué de quatre galeries successives de forme géométrique. Celles-ci sont superposées et les trois plus hautes forment une représentation de la cosmologie bouddhiste. Un élément étonnant de ces galeries est l’existence d’une cinquième galerie enterrée, également couverte de bas-reliefs représentant essentiellement les turpitudes de la vie terrestre. Plusieurs hypothèses ont donc été émises pour expliquer la dissimulation de cette galerie comme une volonté de consolidation du bâtiment ou encore la volonté délibérée d’occulter les réalités terrestres.

Ils consistent en des cloches de pierre ajourées logeant des bodhisattvas. Les stūpas de Borobudur restèrent à l’abandon pendant des siècles. En indonésien, les constructions religieuses de l’époque classique sont appelées candi, mot qui désigne plus généralement les anciennes structures de cette époque. Le nom Bore-Budur, devenu Borobudur, a été vraisemblablement écrit par Raffles à partir du village voisin de Bore.

La plupart des candi sont nommés d’après le nom du village le plus proche. Raffles pensait que le mot budur correspondait au mot javanais buda qui signifie  ancien . Borobudur est situé dans la haute plaine de Kedu, dans la province de Java central. Le temple est rattaché à la ville de Magelang, située à environ 40 kilomètres au nord-ouest de Yogyakarta. Plusieurs autres temples importants ont été construits dans les environs vers la même époque que Borobudur.

De plus, Mendut, Pawon et Borobudur se trouvent sur une même ligne. En 1931, un artiste néerlandais et un spécialiste d’architecture hindoue et bouddhiste, W. Les fleurs de lotus sont présentes dans la grande majorité des œuvres d’art bouddhistes, servant souvent comme trône à Bouddha ou comme base aux stûpas. La théorie de Nieuwenkamp est cependant remise en cause parce que l’environnement naturel entourant le temple est caractéristique d’une zone sèche.

Le cours des rivières et l’activité volcanique ont modelé la campagne environnante, dont la zone du lac. Borobudur et ses stûpas constituent en réalité un unique grand stûpa. Sa base est un carré d’environ 118 mètres de côtés. Il possède neuf plates-formes, les six premières carrées et les trois du haut circulaires. La plate-forme du haut possède en son centre un grand stûpa entouré de soixante-douze autres petits. Les stûpas sont en forme de cloches et percés de nombreuses ouvertures décoratives.

Des statues de Bouddha assis peuvent être observées par les ouvertures. La pierre était taillée, transportée sur le site et assemblée à l’aide de mortier. Des poignées, des découpes et des queues d’aronde furent aussi utilisées comme joints entre les pierres. Les bas-reliefs furent sculptés sur place une fois la construction achevée.