Le village retrouvé : Essai d’ethnologie de l’intérieur PDF

Procession funéraire juive en Le village retrouvé : Essai d’ethnologie de l’intérieur PDF en 1939. Les anthropologues considèrent généralement que les rituels funéraires sont un des fondements du passage à la civilisation.


Revenu du sacro-saint principe de « distance », en ethnologie, Pascal Dibie fait de son propre village un terrain d’étude. À travers son expérience de la vie rurale et de ses voyages en Amérique, il nous livre une analyse à la fois empirique et documentée du milieu paysan des années 1980 face à l’avancée de la ville.

L’étude rétrospective des rituels funéraires par les indices laissés dans les tombes, croisées avec d’autres éléments archéologiques, permet de délimiter l’aire géographique et parfois l’histoire de sociétés disparues. De même l’ethnologie attache une grande importance à l’étude des rites funéraires, qui éclaire la compréhension des rapports entre les individus et avec le monde tels qu’ils le conçoivent. Les funérailles et le deuil collectif sont aussi l’occasion de moments particuliers de sociabilité qui marquent l’histoire d’un groupe. Il est arrivé qu’on sacrifie l’entourage du défunt à sa mort.

Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. La sépulture d’El Tabun, en Israël, attribuée à l’Homme de Néandertal date de 120 000 ans. Une des plus anciennes sépultures de la préhistoire se trouve dans la grotte de Qafzeh, Israël. Il y a près de 100 000 ans des hommes, de 60 000 ans plus âgés que les hommes de Cro-Magnon, attachent un soin particulier aux dépouilles de leurs défunts.

Néolithique, les structures funéraires deviennent de plus en plus élaborées. Articles détaillés : Momie, Sarcophage et Embaumement. Article détaillé : Rite funéraire dans l’Égypte antique. Les hommes de la famille ne se rasent pas pendant 70 jours, ce qui correspond à la durée du cycle de l’étoile Sirius. Les premiers essais de momification égyptienne datent d’environ 3000 av. Le corps est conduit dans l’atelier de momification : les prêtres-embaumeurs proposent à la famille plusieurs séries de momies, plus ou moins coûteuses. Le Livre des morts est l’ensemble des papyrus contenant des formules magiques mis à l’intérieur du sarcophage.

L’ouverture de la bouche du mort symbolise le retour du ka dans le corps. Le corps est étendu sur un lit de pierre aux pieds ayant la forme de pattes de lion. On injecte dans le crâne une résine par un entonnoir. Il enlève les viscères sauf le cœur, car il sera pesé par Anubis dans l’au-delà. Les premiers datent de 3300 av. Les Égyptiens situaient le royaume des morts sur la rive occidentale du Nil, là où se couche le soleil : on transporte donc le corps du défunt avec un cortège de pleureuses. La momie est couverte de fleurs posée sur un traîneau en forme de barque tiré par deux bœufs.