Les lettres de la SPF n°25 2011 PDF

Les gorges de la Save sont les lettres de la SPF n°25 2011 PDF défilé creusé par la Save à travers un pli calcaire du piémont pyrénéen. Le site des gorges de la Save et leur relief karstique présentent à la fois des intérêts géologique, archéologique, écologique, faunistique, floristique, ainsi que touristique.


Pulsionnel: étai, étau ?
F. Levy ; P. Decant ; F. Baldé ; H. Priest ; M. Cerf de Dudzeele ; Laura Dethiville ; S. Ginestet
Passions: masochisme, mélancolie, deuil
A. Christaki (servitude) ; G. Robert (corps mélancolique) ; P. Rossi (contextualisation) ; V. Azoulay (impasse) ;
G. Ribault (deuil)
Passeurs singuliers : Manenti, Chaignaud, Tosqueilles
Interview Jo ; A. Gugnon ; M. Nidelet ; ML Lacas ; C.Strohl ; Ph Porret ; L. Guignard Chaigbeauscope ; H. Macedo ; L. Guignard Les unes ; M Moreau JPV ; A. Bolzinger
Manifester la psychanalyse
S. Ginestet ; M. Esposito ; P. Avrane

Les gorges de la Save sont situées aux frontières nord-ouest de la région du Comminges. Elles sont parcourues par la route D9g. Au niveau de Montmaurin et de Lespugue se situe un ensemble de petites collines, culminant à une hauteur d’environ 400 mètres, qui constituent le prolongement du pli calcaire des Petites Pyrénées. La rivière de la Save et son affluent la Seygouade, qui prennent leur source sur le plateau de Lannemezan, voient leur vallée se rétrécir près de Montmaurin. Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Plusieurs de ces sites sont classés à l’inventaire des Monuments historiques. Montmaurin et de Lespugue, une trentaine de sites, abris sous roche ou grottes, ont fait l’objet de fouilles et d’importantes découvertes archéologiques.

1946 et 1961, la fouille des nombreuses anfractuosités qu’entreprit de façon systématique Louis Méroc. Concernant l’ère préhistorique, les trouvailles archéologiques les plus importantes sont la mandibule de Montmaurin et la Vénus de Lespugue. La Vénus de Lespugue fut découverte en 1922 dans les gorges de la Save. Cette mâchoire humaine fut un temps le plus vieux reste d’hominidé découvert en France. En 2010, elle fait toujours partie des fossiles humains français les plus anciens avec le crâne de l’Homme de Tautavel et le plus ancien sur le territoire de Midi-Pyrénées.

Montmaurin est généralement attribuée à un pré-néandertalien ou un néandertalien ancien. La mandibule de Montmaurin est conservée au Musée de l’Homme à Paris. Une copie est exposée au musée de Montmaurin. Assurément une des plus célèbres représentations féminines de la Préhistoire, la Vénus de Lespugue provient des gorges de la Save. Elle fut découverte en 1922 par René de Saint-Périer dans la grotte des Rideaux, une cavité située à l’extrémité nord-est du défilé. Conservée au Musée de l’Homme à Paris, une copie est exposée au musée de Montmaurin et de Lespugue. La période gallo-romaine dans la vallée est marquée par la présence de deux sites, la villa gallo-romaine de Montmaurin et les vestiges de La Hillère, tous deux fouillés par Georges Fouet.

Villa gallo-romaine de Montmaurin : la galerie du Nymphée dans l’aile thermale. Article détaillé : Villa gallo-romaine de Montmaurin. La villa gallo-romaine de Montmaurin est bâtie au lieu-dit Lassalles, à un kilomètre environ au sud de l’entrée des gorges de la Save, sur l’étendue plane dans le rétrécissement de la vallée précédant le défilé. Cette villa est l’une des plus vastes connues de la Gaule aquitaine. Construite autour de plusieurs cours et jardins, la villa comprend une cour d’honneur avec un temple, deux péristyles, des thermes avec un nymphée et une piscine. Les fouilles archéologiques furent menées de 1946 à 1962 par Georges Fouet.

Juste à l’entrée des gorges de la Save se trouvent, près de la chapelle Notre-Dame de la Hillère, premier sanctuaire avant Lourdes et de la résurgence d’une infiltration de la Save, d’autres vestiges de la période gallo-romaine. Il note qu’on continue à trouver des céramiques ultérieurement à cette date. Le site des gorges de la Save a fait l’objet d’une intense occupation au Moyen Âge. Pour le Haut Moyen Âge, les fouilles de Georges Fouet ont permis de mettre au jour, à proximité du cimetière de Notre-Dame de la Hillère et de ses vestiges gallo-romains, des objets et une sépulture datant de l’époque mérovingienne. Il en subsiste encore les ruines imposantes de deux donjons, de grands murs pourvus de fenêtres géminées et une chapelle castrale pavée de galets. Sur le versant opposé des gorges se trouvait le château de Roquebrune qui relevait sans doute de la seigneurie de Mirepoix. Le calcaire du massif autour de Montmaurin fut exploité par plusieurs carrières.

Georges Fouet signalait en 1969 l’existence de cinq carrières en activité sur le territoire de la commune. Depuis quelques années, les intérêts industriels entrent en conflit avec les intérêts historiques, environnementaux et touristiques. Jean Clottes ou Henri de Lumley. Le 10 avril 2009, un arrêté préfectoral autorise l’ouverture du projet.

Les gorges de la Save permettent entre autres activités de loisir de pratiquer la randonnée, l’escalade et la pêche. On peut y pêcher la truite fario. En ce qui concerne le site d’escalade, les falaises des gorges comptent près de 130 voies réparties sur 5 secteurs. Dans son parcours supérieur, un peu en aval du plateau de Lannemezan sur lequel elle prend sa source, la Save, affluent rive gauche de la Garonne, a creusé dans les calcaires dano-montiens de l’extrémité occidentale des Petites-Pyrénées, des gorges étroites et profondes, sur une longueur de 2 kilomètres. Corrélations interséquentielles du Pléistocène moyen à l’Holocène , Quaternaire, vol. Séances de la SPF Toulouse, 28 mars 1998.

Résumés des communications , Bulletin de la Société préhistorique française, vol. Vallois,  La mandibule pré-rissienne de Montmaurin , L’Anthropologie, vol. Bulletin de l’Association française pour l’étude du quaternaire, vol. 2, Paris, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, coll. La fontaine passait pour guérir les maladies des yeux et de la peau ainsi que les rhumatismes.