Les risques psychosociaux – Analyser et prévenir les risques humains PDF

Travailler mieux pour vivre les risques psychosociaux – Analyser et prévenir les risques humains PDF ! Pour ce qui est du travail le dimanche payé double, je suis pour. Non au travail le dimanche ! Bien-être émotionnel au travail et changement organisationnel.


Plus aucune entreprise n’ignore l’existence des risques psychosociaux : les exemples de salariés en souffrance se multiplient, et la pression judiciaire se fait plus forte. La question pourtant n’a rien d’évident pour les dirigeants : Comment, très concrètement, initier une démarche de prévention des risques humains au travail ? Quelle méthode utiliser ? Qui impliquer dans l’organisation pour assurer les conditions du succès ? Cette nouvelle édition se veut plus pratique encore que la précédente. Elle guide le lecteur pas à pas dans la prise en main de tout projet en matière de risques humains, en s’appuyant sur la méthode Artélie, qui est ici décrite en détail. Par ailleurs, de nombreux DRH, chercheurs, acteurs du monde du travail ont accepté de partager leur expérience et leurs points de vue, souvent toniques. Ils apportent ainsi un éclairage pluridisciplinaire et contribuent à ancrer encore plus ce livre dans les grands enjeux stratégiques des directions générales.

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Réduire le travail à sa seule rémunération, c’est-à-dire à sa seule composante thermodynamique de fourniture d’énergie et de matière relève de l’imposture. Rien d’étonnant à cela puisque ceux qui nous rabâchent ce slogan sont des imposteurs qui pensent pouvoir subordonner leurs concitoyens à leur seule dimension pulsionnelle et hypothalamique. On pourra lire, avec beaucoup d’intérêt : « Le travail – Pourquoi travailler ». Et puis, et bien que ce ne soit pas le sujet, que dire des chiffres qui annoncent entre 1. 6 millions de travailleurs pauvres en France ?

Le travail possède bien sûr de nombreuses autres dimensions. Certaines sont plutôt bien définies ou circonscrites : contrat de travail, niveaux de rémunération, avancement, liens de subordination, etc. Le plus souvent et d’abord, ce sont des psychologues ou des ergonomes qui ont tenté de définir la notion de charge de travail. Les médecins du travail les ont maintenant relayés. La notion de charge de travail a très fréquemment une acception négative qui tourne autour de termes comme contrainte ou astreinte. La contrainte est souvent comprise comme l’exigence de l’entreprise en termes de but à atteindre.

L’astreinte est davantage comprise comme la charge de travail proprement dite, c’est-à-dire comme les effets du travail sur l’employé. Parmi les indicateurs précoces qui annoncent que les objectifs d’une entreprise sont par trop mal perçus par ses employés, bien avant que leurs doléances ne s’expriment par la perception de charges trop lourdes, trop mal définies, des objectifs peu clairs, de conditions stressantes, etc. On peut croire que les ergonomes, psychologues et médecins d’entreprise l’auront été. Très simplement et initialement, la charge de travail est un objectif de production ou de service à atteindre. Le temps, les flux d’énergie, de matière et d’information sont les facteurs quantifiables qui sont d’abord mis en avant. On peut toujours calculer le temps nécessaire à la fabrication d’une pièce, la quantité de matière première dont on aura besoin, des flux d’approvisionnement qui alimenteront les chaînes de montage ou les ateliers, des savoirs-faire minima qui seront garants du niveau de productivité et des exigences de qualité attendus, etc. Dès lors, celle-ci n’est plus atteinte.

Leurs conditions de travail se dégradent. Les mécanismes de régulation dans l’entreprise fonctionnent en tendance et les choses empirent. La notion de pénibilité passe au premier rang des revendications ou des préoccupations des employés. La charge de travail devient synonyme de tension. L’évaluation de la charge de travail comportera toujours la notion de charge prescrite. Mais la charge prescrite ne peut pas être la charge réelle. La charge réelle devra dépasser les seules dimensions de la production.