Mais qu’est-ce qu’on va faire de toi ? (grands caractères) PDF

Des tribulations de cette sorte, les usagers des transports quotidiens en rencontrent régulièrement. Quel que soit leur moyen de transport : voyageur mais qu’est-ce qu’on va faire de toi ? (grands caractères) PDF un train lorsque survient une panne de signalisation, passager ratant un bus passé avec deux minutes d’avance, automobiliste coincé dans les bouchons, cycliste face à un obstacle sur la piste cyclable, piéton confronté à l’absence de trottoir, etc. Ces mésaventures ne sont pas anecdotiques. Ainsi, le traitement médiatique des transports ne peut se limiter à la célébration des grandes infrastructures, au remplacement d’une énergie par une autre, à l’attente énamourée de la voiture qui se conduit toute seule, ni à la croyance en une technologie rédemptrice.


Chaque soir, le petit Michel regarde passer le train Granville-Paris en rêvant du jour où il montera dedans, échappant à sa Normandie natale. Cancre dans une famille où l’excellence scolaire est un devoir sacré, il la fuit très jeune, à dix-sept ans, afin de se soustraire au reproche paternel :  » Mais qu’est-ce qu’on va faire de toi ?  »

La suite de l’histoire est celle d’une exceptionnelle réussite : Michel Drucker est à la fois la mémoire du petit écran, l’ami des stars, le confident des politiques et l’animateur le plus populaire de la télévision française, indétrônable souverain des émissions de variétés. Depuis plus de quarante ans, on connaît son visage, son ton inimitable, son humour et sa gentillesse.

Derrière les rencontres et les anecdotes hautes en couleur, ce livre révèle les fêlures d’un autodidacte qui a construit sa vie comme une longue course cycliste, étape après étape, pour prouver sa vraie valeur aux siens.

Mais au-delà de ces chiffres impressionnants, la manière dont nous nous déplaçons a également de nombreuses incidences sur nos modes de vie, notre environnement, le territoire. Se déplacer n’est jamais gratuit, quel que soit le sens qu’on donne au mot gratuit. Cela mobilise, le cas échéant, du personnel, implique le fonctionnement d’infrastructures, génère des nuisances, modifie l’urbanisme et modèle jusqu’à la forme et la nature des villes. C’est tout ceci, et un peu plus, que j’aborde sur ce blog, au rythme d’environ un post par semaine, depuis mars 2012. Cet exercice n’a pas la prétention de suivre de manière exhaustive l’actualité des transports. Il cherche à apporter un regard différent, décalé.

Je travaille comme journaliste free-lance depuis 1999, et, de manière plus ou moins régulière pour Le Monde depuis 2003. J’écris également pour d’autres magazines et journaux, dont le mensuel Géomètre, et j’anime des conférences. Au fil du temps, cet intérêt m’a amené à rédiger des ouvrages. En France, depuis le début des années 2000, il est un phénomène qui s’aggrave d’année en année, celui de la dévitalisation des villes moyennes, en particulier à travers la multiplication des vitrines vides.