Marie-Antoinette et le scandale du collier PDF

L’affaire du collier est une escroquerie qui eut pour victime, en 1785, le cardinal de Rohan, évêque de Strasbourg, marie-Antoinette et le scandale du collier PDF qui éclaboussa la réputation de la reine Marie-Antoinette. Les joailliers parisiens Paul Bassange et Charles Auguste Bœhmer. En 1772, Louis XV souhaite faire un cadeau à Madame du Barry.


Le  » scandale du collier  » a fasciné mémorialistes, romanciers, dramaturges, essayistes, historiens et érudits. Goethe y vit l’événement qui  » ruina les bases de l’Etat  » et  » détruisit la considération que le peuple avait pour la reine, et, généralement, pour les classes supérieures « , voire la  » préface  » de la Révolution de 1789. Se basant sur l’étude des interrogatoires et des minutes du procès des protagonistes de l' » affaire « , Benedetta Craveri retrace les étapes de ce complot contre Marie Antoinette –  » l’Autrichienne  » honnie, alors la cible des pamphlets les plus virulents – et, à travers elle, contre la monarchie, ourdi par des aventuriers sans scrupule menés par l’intrigante comtesse de La Motte et servi malgré lui par un cardinal de Rohan prêt à tout – y compris à acquérir le collier le plus cher du monde – pour se gagner les faveurs de la reine. Cette chronique minutieuse débute avec l’arrestation du prélat, le 15 août 1785, et embrasse une époque où déjà la presse à scandale, par le biais de la calomnie et de la diffamation, est une arme politique.

Les bijoutiers, n’ayant plus de commanditaire, espèrent le vendre à Marie-Antoinette. Selon Madame Campan, la reine aurait déclaré que l’argent serait mieux dépensé pour l’équipement d’un navire de guerre. Certains prétendent que Marie-Antoinette aurait refusé le collier parce qu’elle n’avait pas envie de porter un bijou conçu à l’origine pour Madame du Barry qu’elle considérait comme une rivale. Jeanne de Valois-Saint-Rémy, comtesse de La Motte. Nicolas de La Motte, entre 1787 et 1789. L’instigatrice de cette affaire est Jeanne de Valois-Saint-Rémy, qui descend par son père du roi de France Henri II et de sa maîtresse Nicole de Savigny. Son enfance cependant avait été des plus misérables.

Depuis Henri II, la lignée était descendue au plus bas selon les mémoires du comte Beugnot. Son père avait épousé une paysanne, qu’il laissa bientôt veuve. Une dame charitable, la marquise de Boulainvilliers, étonnée par cette histoire, prit des renseignements, et vérifications faites, entreprit les démarches pour lui obtenir une pension du roi, et lui fit donner une bonne éducation dans un couvent situé près de Montgeron. En 1780, Jeanne épouse à Bar-sur-Aube, un jeune officier, Nicolas de La Motte. Le ménage, peu après, usurpe le titre de comte et comtesse de La Motte.