Nouveaux enjeux de la GRH : Pratiques actuelles et études de cas PDF

La mission d’information sur la déontologie des fonctionnaires et l’encadrement des conflits d’nouveaux enjeux de la GRH : Pratiques actuelles et études de cas PDF est composée de : M. Comment mesurer la diffusion d’un état d’esprit ?


Le management des ressources humaines s’est profondément transformé du fait d’une valorisation progressive et significative du facteur humain. Cette évolution a permis de répondre aux nouveaux enjeux de compétitivité des entreprises exigeant toujours plus de fl exibilité, de réactivité et de qualité de la part des organisations. Le développement de la fonction RH a ainsi permis aux organisations de repenser leurs pratiques de management afin d’attirer, impliquer, motiver et récompenser le travail de leurs salariés. Cet ouvrage a pour but de proposer un regard concret sur les nouveaux enjeux de la GRH (thématiques traditionnelles revisitées à la lumière de la génération Y et des nouvelles technologies et présentation de thématiques RH contemporaines telles que la diversité, les risques psychosociaux ou encore la gestion territoriale des ressources humaines). En s’appuyant sur une grande variété de cas réels d’entreprises concernées par des contextes et des situations concurrentielles spécifiques (stratégie, financier, productif), cet ouvrage invite étudiants et praticiens à (re-)découvrir des pratiques de management des ressources humaines toujours plus adaptées aux problématiques actuelles des entreprises.

Lors de l’examen, en juillet 2017, du projet de loi pour la confiance dans la vie politique, plusieurs articles additionnels avaient été votés au Sénat afin de compléter le dispositif déontologique applicable aux fonctionnaires et de mieux encadrer les mobilités vers le secteur privé. La question du remboursement des frais de scolarité avait également été évoquée à cette occasion. Jugeant nécessaire d’examiner ces questions de manière plus approfondie, l’Assemblée nationale a supprimé ces articles et décidé la création d’une mission d’information sur ces sujets au sein de la commission des Lois. Composée de dix-huit membres afin d’assurer la représentation de tous les groupes, la mission a souhaité dresser un bilan des dispositifs de prévention et de résolution des manquements déontologiques et des conflits d’intérêts auxquels les agents publics peuvent être exposés. Elle a également examiné le régime applicable aux lanceurs d’alerte dans le secteur public. Au terme de leurs travaux, vos Rapporteurs veulent souligner l’excellence des fonctions publiques françaises. S’inscrivant dans une tradition ancienne de probité, ils ont pu constater la force des principes déontologiques à tous les niveaux hiérarchiques et dans tous les secteurs.

Bernard Pêcheur, conseiller d’État et auteur d’un rapport de référence en la matière, a parfaitement résumé l’enjeu actuel : en matière de déontologie des agents publics, serions-nous passés d’un  trop vide  à un  trop plein  ? Vos Rapporteurs considèrent le dispositif légal actuel abouti, notamment grâce aux dernières évolutions. Enfin, les évolutions législatives méritent d’être déployées de la même manière dans l’ensemble des secteurs et ne doivent pas conduire à relâcher les efforts engagés ces dernières années. Pour ce faire, l’accent doit être porté aujourd’hui sur le développement d’une culture déontologique, particulièrement avec un renforcement des formations initiales et continues. Comme l’ont relevé toutes les personnes auditionnées, la loi du 20 avril 2016 constitue une étape majeure, consacrant législativement des évolutions jurisprudentielles et des pratiques anciennes.

Elle témoigne d’une prise de conscience partagée de l’importance des enjeux déontologiques. La déontologie et l’encadrement des conflits d’intérêts des fonctionnaires ont été mis sur le devant de la scène médiatique dans les années 2000, ce qui pourrait laisser penser qu’il s’agit de questions contemporaines. Christian Vigouroux rappelle très justement que l’émergence de principes déontologiques est historiquement concomitante de l’apparition d’une catégorie d’agents spécialisés au service de la Couronne. Les Lumières ont repris les principes applicables aux agents royaux et les ont inscrits dans une approche plus large du politique et de la responsabilité des serviteurs de l’État. En 1823, Jeremy Bentham rassemble ces idées et propose un concept nouveau : la Deontology, entendue comme la science du devoir ou des devoirs. Dans Deontology or science of morality, il propose d’examiner non les principes moraux en tant que tels, dans une vision très abstraite, mais bien d’en interroger l’utilité fonctionnelle et professionnelle.