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Originaire de Dresde, Paula Becker s’engage dans des études de peinture et rejoint les artistes indépendants réunis dans le village de Worpswede, non loin de Brême, qui prônent un retour à la nature et aux valeurs simples de la paysannerie. Au cours des quatorze années durant lesquelles elle exerce son art, elle réalise environ 750 toiles, treize estampes et environ un millier de dessins. Son style, particulièrement original, est le fruit d’influences multiples, aux confins de ouvrir un point de vente à Düsseldorf et Cologne PDF tradition et de la modernité.


La Rhénanie du Nord-Westphalie, géographiquement proche de l’espace francophone, est à bien des égards un parte­naire privilégié de la France. Premier partenaire sur le plan commercial avec 18% des échanges bilatéraux franco-allemands, ce Land l’est également en termes de stocks d’investissements partagés. Sur les 550 implantations économiques françaises dans le Land, la moitié sont établies à Düsseldorf et Cologne. Plus de 30000 Français y résident, dont 15000 sont immatriculés au Consulat général de Düsseldorf : 6173 dans la circonscription administrative de Düsseldorf, 4328 dans celle de Cologne.

Ce guide indique la marche à suivre pour ouvrir un établissement dans ces métropoles au niveau de vie très élevé. S’appuyant sur des témoignages de réussite d’entrepreneurs français dans les secteurs de la restauration, du commerce, du conseil et de la formation, l’ouvrage détaille les principales activités porteuses et les quartiers les plus recherchés, les démarches indispensables à accomplir pour se mettre en règle et faire fructifier son affaire. Il est complété par un répertoire d’adresses utiles : principales administrations locales, centres commerciaux en vogue, grands magasins de caractère, prestataires de services qui vous donnent rendez-vous sur le Rhin.

Ouvrage rédigé par Régine Nicolas,
attachée sectorielle Implantation et environnement des affaires
assistée par Jean-Baptiste de Montéty, stagiaire,
sous la direction d’Arnaud Leretour,
chef de la Mission économique de Düsseldorf.

Elle meurt à 31 ans, des suites d’un accouchement. Paula Becker est le troisième enfant venu au monde au sein d’une fratrie qui compta en tout sept frères et sœurs. Son père, Carl Woldemar Becker, était ingénieur de métier, et sa mère Mathilde descendait d’une illustre famille de la noblesse de Thuringe, les von Bültzingslöwen. L’art, la littérature et la musique occupaient une place essentielle dans l’éducation des enfants Becker. Paula Becker, tout comme ses sœurs, reçut des cours de piano. Sa sœur aînée, qui avait un très beau timbre de voix, eut même droit à des cours de chant. Paula Becker passa les douze premières années de sa vie à Dresde, une période au sujet de laquelle très peu d’éléments sont connus.

On retrouve néanmoins la trace d’un drame survenu lors de sa dixième année, alors qu’elle et ses deux cousines Cora et Maidli Parizot jouaient dans une carrière de sable. En 1888, Carl Woldemar Becker obtint un poste à Brême dans le secteur du bâtiment, ce qui poussa la famille à quitter la ville de Dresde. La vie culturelle de Brême était très effervescente à cette époque, et la mère de Paula Becker cultiva de nombreuses amitiés dans les cercles artistiques, si bien que la famille Becker put jouir constamment de relations privilégiées avec ce milieu. La famille Becker dont les parents, Carl Woldemar Becker et Mathilde Becker, née de Bültzingslöwen, sont assis dans le jardin d’hiver dans la Schwachhauser Chaussée 23. Au début de l’été 1892, Paula Becker fut envoyée par ses parents en Angleterre afin d’y effectuer un séjour linguistique. Ces cours furent cependant bien vite abandonnés : la durée du séjour londonien de Paula Becker avait été initialement fixée à un an par ses parents, mais le mal du pays, la nostalgie du foyer et la discipline autoritaire que lui imposait sa tante la poussèrent à repartir pour l’Allemagne à peine six mois plus tard. Elle suivait en cela à contrecœur les pas de sa sœur la plus âgée, qui avait poursuivi le même cursus.

Toutefois elle put obtenir de son père, en contrepartie, le droit d’assister à des cours de peinture. Paula Becker la première occasion de travailler d’après de vrais modèles. De cette époque datent par exemple une série de portraits de ses frères et sœurs, ainsi que son premier autoportrait, réalisé vers 1893. Attribué à Paula Modersohn-Becker, Nu féminin étendu dans l’herbe, dessin non sourcé.

Cette école de peinture était très en vue : à peine onze années plus tôt, Käthe Kollwitz y avait par exemple fait ses premières armes. L’existence de ce type d’associations était une nécessité pour les femmes, qui n’avaient pas encore accès aux académies des beaux-arts à l’époque. Paula Becker fut en mesure de poursuivre sa formation au-delà des six semaines initialement envisagées, car il semble que sa mère ait obtenu auprès de la direction une diminution des droits de scolarité. Pour parvenir à payer des études à sa fille, Mathilde Becker alla même jusqu’à accueillir un pensionnaire dans la maison familiale. L’enseignement dispensé à Berlin accordait une place prépondérante au dessin, réalisé à partir de modèles professionnels. Seules les candidates ayant déjà une bonne maîtrise de la matière étaient admises dans la classe.

Au cours de son séjour berlinois, Paula Becker passa de nombreuses heures dans les galeries des musées. Becker entreprit à l’été 1897 une excursion au petit village de Worpswede, situé à quelques encablures de Brême. Avant même l’automne, elle se rendit à nouveau sur place en compagnie d’une amie, afin de rencontrer les peintres et visiter les lieux avec plus d’attention. Les artistes qui s’étaient installés à Worpswede en 1889 revendiquaient leur indépendance vis-à-vis des grandes académies artistiques.

Les peintres de Worpswede désiraient exercer leur art sur le motif, sans artifice et en toute simplicité, afin notamment de donner une image idéale de la population paysanne, qu’ils jugeaient d’une pureté encore originelle et non corrompue par la civilisation. Mackensen des cours de dessin et de modelage. C’est sous leur supervision bienveillante que Becker réalisa plusieurs estampes à l’eau forte au cours de l’été 1899. La stricte discipline qu’imposait ce travail graphique si particulier ne lui a cependant pas spécialement plu, de même que la contrainte liée à l’utilisation des techniques de gravure.