Parasitologie clinique des bovins PDF

C’est un ver plat parasite du foie, surtout chez les moutons et les bovins, occasionnellement chez le cheval. Elle est responsable d’une maladie parasitaire, la fasciolose ou distomatose hépatique. Elle grandit puis pond ses œufs, qui sont évacués avec les selles. Le cycle de développement est complexe, le parasite se développant en plusieurs stades nécessitant deux parasitologie clinique des bovins PDF intermédiaires, dans des conditions écologiques bien définies.


Ce Vade-Mecum n’est pas un livre « classique » de
Parasitologie mais un manuel de Parasitologie clinique des
bovins. Conçu par trois enseignants chercheurs et cliniciens,
les Professeurs Philippe Dorchies, James Duncan et Bertrand
Losson et par un praticien vétérinaire, le Docteur Jean-Pierre
Alzieu, cet ouvrage présente une vision moderne et dynamique
du diagnostic global du parasitisme, autant pour l’élevage en
pâture que pour celui d’intérieur. Résolument pratique et
clinique, abondamment illustré, ce Vade-Mecum apporte les
données les plus récentes acquises en matière d’épidémiologie,
de diagnostic et de contrôle des parasitoses. Plus précisément,
les parasitoses sont d’abord abordées selon une démarche
clinique et articulées autour de grands syndromes (digestif,
respiratoire, cutané…) : la fin de l’ouvrage est consacrée aux
examens de laboratoire en pratique et aux antiparasitaires
disponibles. Cet ouvrage synthétique devrait répondre non
seulement à l’attente des praticiens vétérinaires mais aussi à
celle des gestionnaires de la médecine et de l’hygiène des
populations bovines.

Les ovins, et dans une moindre mesure les bovins sont les espèces les plus souvent atteintes. Cependant, la fasciolose peut se développer chez d’autres espèces animales comme les porcins, les équins, les léporidés, les ruminants sauvages et le ragondin. Parasite cosmopolite rencontré très fréquemment dans toutes les zones tempérées d’Europe, d’Amérique du Nord, du Sud et d’Afrique, la fasciolose est plus répandue dans les régions humides. L’affection humaine constituait, il y a peu de temps, une rareté mais elle est actuellement en expansion. Chez les ruminants, la fasciolose a une grande importance sur le plan économique car elle provoque des retards de croissance, des baisses de la production lactée, des saisies à l’abattoir et parfois des mortalités. Chez le cheval, son incidence est difficile à apprécier en l’absence d’études épidémiologiques précises, de la difficulté de son diagnostic ainsi que par une symptomatologie peu évocatrice.

Les formes latente et subite sont connues dans des groupes qui se nourrissent de foie animal infecté. Du fait de la difficulté à mesurer les incidences du parasite sur les humeurs la prévalence de la forme latente chez l’homme n’est pas connue. Pour s’adapter à ces conditions, la douve présente une extraordinaire fécondité durant plusieurs années : plusieurs centaines de milliers d’œufs par mois pour un seul individu. A cette fécondité s’ajoute un phénomène de polyembryonnie, avec multiplication asexuée à différents stades larvaires. Une ventouse buccale permet l’alimentation et une ventouse ventrale ou fixatrice permet la fixation. Ils sont hématophages et se nourrissent du sang des capillaires de la paroi des canaux biliaires. Les adultes peuvent survivre plusieurs mois dans les canaux biliaires.

Le plus souvent l’œuf subit un premier développement embryonnaire avant d’être éliminé. Chaque rédie donne naissance à une vingtaine d’organismes particuliers : les cercaires, ressemblant à des tétards microscopiques. Ce sont des organismes dotés d’un tube digestif, de deux ventouses et d’une queue. Les cercaires se fixent sur un végétal immergé.

Ce sont déjà des douves en miniatures sous leur forme résistante et infectante. Sur les végétaux immergés ou sur une prairie humide leur survie, en état de vie ralentie, peut durer de plusieurs mois jusqu’à un an, en attendant d’être ingérées par un hôte définitif convenable. En revanche, elles sont rapidement détruites par un climat chaud et sec. L’infestation se fait par ingestion de végétaux porteurs de métacercaires. Les jeunes douves, se nourrissant de tissu hépatique, migrent au travers du parenchyme en augmentant de taille et gagnent les canaux biliaires en 7 à 8 semaines. Cette période, qui dure 2 à 3 mois, correspond à la migration des jeunes douves à travers le tissu hépatique et à leur maturation sexuelle. Elle est suivie d’une période d’état et de chronicité proprement hépato-biliaire.

Le diagnostic est évoqué devant une hyperéosinophilie élevée, ce qui oriente vers des recherches sérologiques : immuno-électrophorèse, immunofluorescence indirecte. En cas de négativité, on peut répéter cet examen plus tard, ou rechercher les œufs par tubage duodénal. La prophylaxie consiste à éviter de consommer du cresson sauvage. Quelquefois, une cholangiographie rétrograde permet de retirer des douves.

Academie véterinaire de France,  La Fasciolose, une zoonose réémergente ? Est-il possible de dresser une cartographie des zones à risque d’infestation par Fasciola hepatica , sur www. Epidemiology and Control  In: Dalton J. Histoire de la médecine, Tome VIII, J. Université de Nantes,  Distomatose hépatique à Fasciola hepatica  cours 2009. AEEMA,  La lutte contre la fasciolose , Epidémiol. Réponses du mouton à différents niveaux d’infestation par Fasciola hepatica , INRA, EDP Sciences Vet.