Pays Basque à pied PDF

La place de la Vierge Blanche. Située à un carrefour, la ville a été à travers l’histoire un point stratégique important, aussi bien sur un plan militaire que pays Basque à pied PDF ou culturel.


Comme capitale, Vitoria est le siège de grandes institutions politiques depuis le 20 mars 1980 tel que le gouvernement et le parlement basque. Dans un document du monastère de San Millán de la Cogolla datant de 1025, on trouve la forme  Gastehiz  pour un nom de cette ville d’Alava. Placuit mihi libenti animo et sana mente populare vos in praefata villa, cui novum nomen imposui, scilicet Victoria, quae antea vocabatur Gasteiz . Plusieurs hypothèses ont été débattues au cours du temps sur l’origine du nom de  Gazteiz . Aujourd’hui, l’hypothèse la plus consensuelle est celle d’Alfonso Irigoien.

D’après lui, Gasteiz serait une dérivation patronymique de Gaste, signifiant jeune en basque. Selon Jorge Maria Ribero-Menesese, Gasteiz serait la contraction de  Gazteliz . En de nombreux lieux du Pays basque, à Arrati et à Debagoiena, la ville se dit  Bitturi . Après la chute de l’empire romain, plusieurs tribus du nord de l’Europe s’installent dans la zone du plateau central. Toutefois, de récentes fouilles archéologiques effectuées dans la ville tendent à penser à une éventuelle présence des Francs, et non de Wisigoths, dans la zone, compliquant l’identification de Victoriacum comme étant l’actuelle Vitoria. Il n’existe pas beaucoup de restes archéologiques de cette époque, mais il y a eu apparemment des établissements permanents de Francs dans les alentours.

De même, les objets trouvés dans les excavations effectuées sous la cathédrale Santa Maria de Vitoria paraissent être aussi de cette culture venue du nord. De toute façon, l’influence wisigothe ou franque n’est pas significative dans cette zone. La toponymie de toute cette région démontre plutôt la présence de tribus basques. San Millán est un document de 1025 qui énumère une série de populations qui payaient les diezmos au monastère de San Millán.

La première mention documentée d’un village appelé Gastehiz se trouve dans ce document. Ce même document mentionne également beaucoup de populations qui composent actuellement la commune de Vitoria. Selon des études récentes, Vitoria disposait déjà pour le changement de millénaire d’une muraille de défense. En 1181, le roi Sanche VI de Navarre, dit le Sage, refonda la ville sur le village de Gasteiz, changeant l’ancienne dénomination par celle de « Nueva Victoria ». En 1200, Vitoria s’incorpore à la Couronne de Castille, à la prise par les troupes du roi Alphonse VIII, qui l’a dotée de sa première extension gothique vers l’ouest. Alphonse X le Sage l’a étendue en 1256 vers l’est avec de nouvelles rues. Sajazarra, Miranda de Ebro, Pancorbo et Salvatierra-Agurain.

Casa del Cordón, avait été élu comme nouveau pape 13 jours auparavant. En 1615, à l’occasion des mariages royaux, sont hébergés dans la ville, Anne d’Autriche, reine de France, et Élisabeth de France, conjointe du futur Philippe IV. Pendant la guerre du Roussillon, Vitoria-Gasteiz, ainsi qu’une grande partie du Pays basque, a été occupée pendant une courte période par les troupes françaises, lesquelles sont allées jusqu’à Miranda de Ebro. Monument à la Bataille de Vitoria sur la plaza de la Virgen Blanca. Le 13 avril 1808, Fernando VII est logé dans la Casa Consistorial alors qu’il se dirigeait vers Bayonne, où auront lieu les célèbres entrevues.

19 avril, une foule qui remplissait l’actuelle rue Moraza, empêcha que ce voyage ait lieu en coupant les lanières du carrosse. Le roi dut quitter Vitoria précédé de la cavalerie française. Entre le 5 et le 9 novembre, Napoléon coucha dans la maison Etxezarra sur son chemin vers Madrid afin de placer son frère Joseph Bonaparte sur le trône d’Espagne. Le vieil IEM est le lieu où se passe en grande partie la vie culturelle de la ville. Cette université a fonctionné à partir de 1869, en tronquant le cours 1873-1874, en grande partie à cause de la seconde guerre carliste.