Prier et célébrer avec les malades PDF

Le mois de mai commence par la fête de Saint Joseph et se termine par la fête de la Visitation. Pour soutenir notre prière, nous pourrions relire par étapes la lettre apostolique du Bienheureux Jean-Paul II sur la prière du Rosaire, lettre au cours de laquelle notamment il nous présente les mystères lumineux. LETTRE APOSTOLIQUE ROSARIUM VIRGINIS MARIAE DU PAPE JEAN-PAUL II À L’ÉPISCOPAT, AU CLERGÉ ET AUX FIDÈLES SUR LE ROSAIREINTRODUCTION 1. Le Rosaire de la Vierge Marie, qui s’prier et célébrer avec les malades PDF développé progressivement au coursdu deuxième millénaire sous l’inspiration de l’Esprit de Dieu, est une prière aimée de nombreux saints et encouragée par le Magistère.


En effet, tout en ayant une caractéristique mariale, le Rosaire est une prière dont le centre est christologique. Dans la sobriété de ses éléments, il concentre en lui la profondeur de tout le message évangélique, dont il est presque un résumé. 2 En lui résonne à nouveau la prière de Marie, son Magnificat permanent pour l’œuvre de l’Incarnation rédemptrice qui a commencé dans son sein virginal. Les Pontifes romains et le Rosaire 2. Beaucoup de mes prédécesseurs ont accordé une grande importance à cette prière.

Puis, moi-même, je n’ai négligé aucune occasion pour exhorter à la récitation fréquente du Rosaire. Depuis mes plus jeunes années, cette prière a eu une place importante dans ma vie spirituelle. Mon récent voyage en Pologne me l’a rappelé avec force, et surtout la visite au sanctuaire de Kalwaria. Le Rosaire m’a accompagné dans les temps de joie et dans les temps d’épreuve. Je lui ai confié de nombreuses préoccupations. En lui, j’ai toujours trouvé le réconfort. Par ces paroles, chers frères et sœurs, je mettais dans le rythme quotidien du Rosaire ma première année de Pontificat.

Aujourd’hui, au début de ma vingt-cinquième année de service comme Successeur de Pierre, je désire faire de même. Que de grâces n’ai-je pas reçues de la Vierge Sainte à travers le rosaire au cours de ces années : Magnificat anima mea Dominum ! Octobre 2002 – octobre 2003 : Année du Rosaire 3. Je confie cette directive pastorale à l’initiative des différentes communautés ecclésiales. Ce faisant, je n’entends pas alourdir, mais plutôt unir et consolider les projets pastoraux des Églises particulières.

Je suis certain que cette directive sera accueillie avec générosité et empressement. L’opportunité d’une telle initiative découle de diverses considérations. La première concerne l’urgence de faire face à une certaine crise de cette prière qui, dans le contexte historique et théologique actuel, risque d’être à tort amoindrie dans sa valeur et ainsi rarement proposée aux nouvelles générations. D’autres craignent peut-être qu’elle puisse apparaître peu œcuménique en raison de son caractère nettement marial. En réalité, elle se situedans la plus pure perspective d’un culte à la Mère de Dieu, comme le Concile VaticanII l’a défini : un culte orienté vers le centre christologique de la foi chrétienne, de sorte que, « à travers l’honneur rendu à sa Mère, le Fils soit connu, aimé, glorifié ». La voie de la contemplation 5.

Le Rosaire se situe dans la meilleure et dans la plus pure tradition de la contemplation chrétienne. Développé en Occident, il est une prière typiquement méditative et il correspond, en un sens, à la « prière du cœur » ou à la « prière de Jésus », qui a germé sur l’humus de l’Orient chrétien. Prière pour la paix et pour la famille 6. Certaines circonstances historiques ont contribué à une meilleure actualisation du renouveau du Rosaire.

La première d’entre elles est l’urgence d’implorer de Dieu le don de la paix. Le Rosaire a été à plusieurs reprises proposé par mes Prédécesseurs et par moi-même comme prière pour la paix. De manière analogue, il est urgent de s’engager et de prier pour une autre situation critique de notre époque, celle de la famille, cellule de la société, toujours plus attaquée par des forces destructrices, au niveau idéologique et pratique, qui font craindre pour l’avenir de cette institution fondamentale et irremplaçable, et, avec elle, pour le devenir de la société entière. Sur les pas des témoins 8. Il serait impossible de citer la nuée innombrable de saints qui ont trouvé dans le Rosaire une authentique voie de sanctification.

Il suffira de rappeler saint Louis Marie Grignion de Montfort, auteur d’une œuvre précieuse sur le Rosaire,12 et plus près de nous, Padre Pio de Pietrelcina, qui j’ai eu récemment la joie de canoniser. Le bienheureux Bartolo Longo eut un charisme spécial, celui de véritable apôtre du Rosaire. Léon XIII, le « Pape du Rosaire ». CHAPITRE ICONTEMPLER LE CHRIST AVEC MARIEUn visage resplendissant comme le soleil 9. L’épisode évangélique de la transfiguration du Christ, dans lequel les trois Apôtres Pierre, Jacques et Jean apparaissent comme ravis par la beauté du Rédempteur, peut être considéré comme icône de la contemplation chrétienne. La contemplation du Christ trouve en Marie son modèle indépassable.

Le visage du Fils lui appartient à un titre spécial. C’est dans son sein qu’il s’est formé, prenant aussi d’elle une ressemblance humaine qui évoque une intimité spirituelle assurément encore plus grande. Personne ne s’est adonné à la contemplation du visage du Christ avec autant d’assiduité que Marie. Ce sera parfois un regard interrogatif, comme dans l’épisode de sa perte au temple : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Les souvenirs de Jésus, imprimés dans son esprit, l’ont accompagnée en toute circonstance, l’amenant à parcourir à nouveau, en pensée, les différents moments de sa vie aux côtés de son Fils.

Et maintenant encore, parmi les chants de joie de la Jérusalem céleste, les motifs de son action de grâce et de sa louange demeurent inchangés. Fils, avec le désir qu’ils soient contemplés, afin qu’ils puissent libérer toute leur force salvifique. C’est précisément à partir de l’expérience de Marie que le Rosaire est une prière nettement contemplative. Il convient de nous arrêter sur la pensée profonde de Paul VI, pour faire apparaître certaines dimensions du Rosaire qui en définissent mieux le caractère propre de contemplation christologique. Se souvenir du Christ avec Marie 13. La contemplation de Marie est avant tout le fait de se souvenir. La Bible est le récit d’événements salvifiques, qui trouvent leur sommet dans le Christ lui-même.

C’est pourquoi, tandis qu’il faut rappeler avec le Concile Vatican II que la liturgie, qui constitue la réalisation de la charge sacerdotale du Christ et le culte public, est « le sommet vers lequel tend l’action de l’Église et en même temps la source d’où découle toute sa force »,15 il convient aussi de rappeler que la vie spirituelle « n’est pas enfermée dans les limites de la participation à la seule sainte Liturgie. Par Marie, apprendre le Christ 14. Le Christ est le Maître par excellence, le révélateur et la révélation. Et quel maître, en ce domaine, serait plus expert que Marie ? Et nous pouvons penser qu’elle a rempli cette fonction auprès des disciples après l’Ascension de Jésus, quand elle demeura avec eux dans l’attente de l’Esprit Saint et qu’elle leur apporta le réconfort dans leur première mission. L’école de Marie est une école tout particulièrement efficace si l’on considère que Marie l’accomplit en nous obtenant l’abondance des dons de l’Esprit Saint, en nous offrant aussi l’exemple du « pèlerinage dans la foi »17 dont elle est un maître incomparable.